07 juin 2009

La petite intrusion amicale de Angelo du mois de juin

Angelo continue sa proposition de sorties via sa mailing liste des 10 000... Après les avoir réunis le 6 juin ensemble, en réel, à la MJC des 3 Maisons à Nancy. Je n'ai malheureusement pu m'y rendre mais y etiez-vous ? Si c'est le cas faites partager votre retour sur cette rencontre musicale, culturelle et généreuse des 10000 (d'ailleurs étaient-ils tous là ?).

En attendant voici la fameuse proposition de sorties de l'ami Angelo pour le mois de juin :

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18:23 Ecrit par Doctor Pretorius dans Sortez !! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sortez, exposition, projection, concert

30 mai 2009

Les Yeux de l'Ouïe présente : LES YEUX LA NUIT, nuit de la vidéo le 12 juin 2009

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L'association de diffusion et de création vidéo Les Yeux de l'Ouïe remet le couvert d'une 6ème soirée dédiée à l'art vidéo et plus généralement aux images "autres", curieuses, exigentes, si peu diffusées.

Cette année le thème, fil conducteur des nombreuses vidéos programmées dans les différentes salles de la belle MJC Lillebonne, est le "plan" avec un titre évocateur :

UN PLAN C'EST TOUT !
La caméra s'allume, s'éteint. Un plan. Un instant, piégé dans sa temporalité. Le réel cadré, organisé et composé. Mais aussi l'aléatoire de la prise sur le vif : l'instant que l'on n'aurait su voir nous est montré : il prends sens, donne sens.
Sous sa fonction d'unité première du langage cinématographique, qui a gagné son nom à partir du moment où il s'est éloigné d'une représentation frontale, le plan montre ce que ce troisième oeil – la caméra – est semble-t-il seul capable de révéler.
Gros plan, échelle des plans, rythme et nombre de plans : un plan semble prendre sens dans la confrontation du montage, réorganisation de l'espace et du temps, tel un langage articulant ces unités de sens. Mais il est aussi à lui seul cet « effet de réel », plan qui se fait « séquence », permettant au spectateur de participer à l'espace de la représentation, sans rupture, sans ellipse, juste guidé dans son regard.
Ainsi du plan et de son cadre nait aussi les mots « champ » et « hors champ » : cette zone en dehors du cadre est laissée à l'imaginaire alors libre de recomposer ce corps derrière ce visage, cette forêt derrière cet arbre, l'espace autour du détail.
L'artiste, sur ce langage établi, se joue des codes et expérimente, s'amuse du plan : il le débarrasse de ses besoins narratifs, l'isole, le boucle, le projette en grand, en petit, conjugue la parole, la musique ou le silence, fait naître un regard nouveau sur la surface de ses préoccupations.
Le plan, unité de sens, donc porteur de sens. Mais aussi par définition surface plane, débarrassée d'aspérité, claire, nette.
Et si l'on devait tout résumer à un plan ?
Esthétique, démonstratif, court, long, seul ou accompagné : le plan seul est comme un mot, que le poète s'amuserai à utiliser pour résumer son oeuvre entière et son regard sur le monde.

Des œuvres et des artistes à découvrir au fil des différents espaces de la Maison Lillebonne, des vidéos très courtes, des films plus longs pour souffler un peu (Solar breath de Michaël Snow, Ten de Abbas Kiarostami …), des installations, des vidéos ambulatoires, des surprises … sans oublier l’espace convivial de restauration dans la cour intérieure, propice aux échanges entre spectateurs ou avec les artistes invités …

> Vendredi 12 juin 2009 à partir de 20H00 - MJC Lillebonne 14 rue du Cheval Blanc - Nancy
> Entrée 3 euros - Restauration sur place
> Pour plus d'infos : http://www.lesyeuxdelouie.com

16:00 Ecrit par Doctor Pretorius dans Audiovisuel, Sortez !! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art vidéo, projection, sortez

07 janvier 2009

La frontière

2009 commence fort au Proche Orient... Ca donne un super moral pour cette année de CRISE (le mot magique : plus vous le prononcez plus la crise devient grosse). Donc nos problèmes de riches (sans argent, la crise financière elle a bon dos) sont quand même a une galaxie de Gaza...

A ce propos, je vous invite à découvrir le superbe projet documentaire réalisé pour le web d'Arte : Gaza Sderot, la vie malgré tout. Chaque jour durant deux mois (de octobre à décembre 2008) une vidéo filmée à Gaza (Palestine) et une autre filmée à Sderot (Israël) ont été diffusé sur le site. On peut donc voir aujourd'hui 40 épisodes (donc 80 vidéos). Il ne s'agit pas d'une simple mise en parallèle d'un pays sur un autre mais d'un regard sur le quotidien des deux villes et par extension des deux pays à travers une galerie de personnages qui avant tout continuent à vivre. C'est humaniste, c'est pas prosélytique, ça mérie vraiment d'être vu : http://gaza-sderot.arte.tv/fr

Voici une des vidéos, celle du 22.12.2008 filmée à Gaza :

 

 

Toujours dans le documentaire et autour de cette notion de "frontière" je vous invite vivement au prochain Mardi du Doc proposé par Les Yeux de L'Ouïe et la Safire Lorraine mardi 20 janvier 2009 à 20h00 à l'IECA (rue Michel Ney à Nancy- entrée libre). Le film diffusé est "De L'autre Côté" de Chantal Akerman (2002), un superbe travail documentaire sobre et subtil, extrémement travaillé dans sa réalisation, sur la frontière entre lesMexique et les USA (et les problèmes et violences issus des flux migratoires). Le choix de ce film est issu d’une programmation élaborée par des hommes détenus à la prison de la Santé à Paris, dans le cadre de  l'atelier « En quête d'autres regards » des Yeux de l’Ouie. La projection sera suivie par la diffusion des films qu’ils ont imaginés en écho au film de Chantal Akerman (durée 20 minutes). www.lesyeuxdelouie.com

04 novembre 2008

La France qui se couche tard (suite des festivités)

Le mois de novembre ne doit sûrement son salut en terme de taux de suicides qu'à l'offre culturelle riche en rendez-vous (nocturnes pour ceux qui sortent de chez eux vers 17h). Faisons donc suite au cortège de festivals de l'automne avec un mois de novembre encore plus chargé que le précédent...

 

On commence par le festival qui monte, qui monte, qui monte et qui est désormais selon moi une valeur sûre : Musiques Volantes.

Du 31 octobre au 14 novembre les pistes d'atterrissage sont Metz, Nancy, Luxembourg, Montreuil, Montpellier, Poitiers. Nous nous concentrerons ici sur les événements lorrains du festival mais pour les voyageurs ou les lecteurs du bout du monde, visitez le site du festival : www.musiques-volantes.org


Question programmation, le vernissage du festival aura lieu à Metz, à l'Arsenal, le jeudi 6 novembre avec une performance de Kubilai Kahan Investigation sur une musique du groupe post-rock Kafka suivi d'un live électronique de Alva Noto.

Le temps fort se fera ensuite sur le week-end à rallonge du 7/8 novembre avec 2 jours de programmation à la fois pointue, éclectique, et festive aux Trinitaires à Metz. Pour les artistes phares je citerais Beans (ex AntiPop Consortium et signé sur le label Warp), Why? (et leur folk hip-hop addictif), Remote (où l'electro croise la cold-wave avec bonheur), Huoratron (dont j'adore la vidéo avant le son post-punk électronique penchant vers la mode "je sature mes aigus"),... A découvrir dans le détail avec les autres invités sur le site web du festival.

Le week-end se calme ensuite avec, le dimanche 9 une performance musique/vidéo de Charlie O sur un mix vidéo du collectif Play (sur des images de John B Root, ça promet - comprendrons les connaisseurs !) et un concert, lundi 10, de la voix-qui-brise-le-coeur du moment, Alela Diane.

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Et rien de tel que des vidéos pour se remettre de ses émotions avec deux diffusions du projet Caméra Stylo. Double rendez-vous, le lundi 10 à Metz à l'ESAMM et le mardi 11 à L'Autre Canal à Nancy. Je vous invite vivement à découvrir cette proposition audiovisuelle, passionnante, qui se base sur les écrits de Alexandre Astruc en 1948. Bien plus d'information ici.

< Plus d'infos en cliquant sur l'image.

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Toujours le 8 novembre, mais à Nancy, on soutient aussi le concert proposé par l'association Monolithe : Papier Tigre accompagné de Aghostino (au Hublot à 20h30). L'association continue sa route malgré la disparition lente mais certaine des lieux de concerts de musique amplifiée en centre ville de Nancy. Le concert du 8 est donc payant (9/7 euros) mais soutenez les, on n'a pas envie qu'ils disparaissent...

 

 

Bon, plus j'écris, plus j'en rajoute... On frôle le trop-plein là... Mais je ne peux pas passer sous silence cet autre rendez-vous de qualité et libre d'entrée : la 20e Nuit Culturelle à la MJC Lillebonne (Nancy) les 10 et 11 novembre. C'est toujours organisé par l'association Culture et Communication (que ceux qui ont fait culture&com à la fac de lettres lèvent le doigt!) et la programmation toujours aussi pointue, entre projections et expo photo.

 

 

villerupt.gifFestival toujours mais orienté cinéma, le festival du film italien de Villerupt (du 30 octobre au 16 novembre) qui prouve la vivacité du cinéma trans-alpin actuel en diffusant des oeuvres que nous n'auront peut-être pas l'occasion de voir en salles chez nous (merci aux distributeurs et à leur courage). Outre les films en compétition (produits en 2008) je vous invite à admirer la qualité des retrospectives qui vont de Sergio Leone à Fellini en passant par Dario Argento sans oublier Dino Risi, De Sica, etc (les très grands noms du cinéma italien des 60/70's c'est mieux sur un écran de ciné que de télé).

PS : A propos de cinéma italien ne manquez surtout pas en complément l'expo de dessins de Fellini au Musée des Beaux Arts de Nancy (du 30 octobre au 28 janvier).

 

 

project2008.jpgOn continue le marathon des sorties à ne pas manquer avec une nouvelle édition du festival de nouvelles images Proj(ect). 3e édition d'un festival initié par des passionnés de "l'image mouvement" et de ses applications artistiques. Autour d'un thème : des projections, expositions, performance, concerts,... Cette année c'est ce nouvel outil de propagande de la politique moderne qui sera au coeur des oeuvres sléectionnées : la peur.

Tout commence le mercredi 26 novembre, sur une route, la nuit, une brume épaisse entourrant votre véhicule qui se dirige lentement vers le Grand Sauvoy (17 route de Metz à Maxéville-Nancy) où se terre... Le chapiteau du festival et son vernissage. Vous y découvrirez l'expo collective "symptômes" et une performance de votre serviteur (un mise en sons live du "Chien Andalou" de Luis Bunuel à 21h). Inutile de dire que je vous invite grandement à venir jeter un oeil (c'est gratuit) mais attention "Un Chien Andalou" c'est 15mn, donc tant pis pour les retardataires !

Le festival continue les jeudi 27, vendredi 28, samedi 29 avec chaque jour une série différente de films courts au Caméo St-Sébastien à 18h (gratos aussi !). Et les soirs, retour au chapiteau du Grand Sauvoy pour des concerts, performances, contest de VJ'ing. Programme détaillé sur le site web : http://festivalproject.blogspot.com

 

 

Voilà, je crois que j'ai mis trois jours à faire ce résumé qui arrive certainement à passer encore sous silence des manifestations. Prenez cet article pour un résumé de ce qui me semble sortir du lot en novembre ou pour un coup de gueule sur la balle dans le pied que se tire les organisateurs au sein d'une même ville (regardez moi ce week-end du 8/9/10/11 !!!)... C'est vous qui voyez mais une chose est sûre : choisissez et ensuite, sortez !

 

08 juin 2008

Rester mobilisé, entre création et diffusion

NO.TRADE vit encore malgré le peu de notes publiées ces derniers temps (seul le référencement Google et le nombre de visiteurs en souffre mais bon, ça se soigne) ! Comme d'habitude depuis son existence le site a ses hauts et ses bas en terme de contenu et de réactivité. Mea-culpa pour les lecteurs mais, comme je l'ai exprimé il y a déjà un an dans des questionnements liés à l'existence de ce site, je m'investis aujourd'hui d'abord pour des actions de "terrain", qui brasse d'avantage de l'humain, du corps et de l'esprit plus que de la pensée ou du concept virtuel (en gros la démarche est : "du réel a son écho virtuel" et pas l'inverse).

Des actions donc...

Pour commencer un petit film que j'ai réalisé avec mon téléphone portable sera diffusé le samedi 14 juin à 14h au Centre Pompidou à Paris dans le cadre du festival Pocket Films (www.festivalpocketfilms.fr). "30" est un film-concept assumé : il s'agissait de me contraindre à filmer durant l'année de mes 30 ans (de octobre 2006 à octobre 2007) 30 séquences vidéos de 30 secondes avec mon téléphone. Pas plus, pas moins.  Ensuite le montage devait être un révélateur d'un regard qui se pose, se repose, change, se cherche, raconte. "La vie est faite de séquences dont nous sommes les monteurs".

 

Ensuite un projet d'Atelier de Pratique Artistique que j'ai mené durant l'année dans le lycée J.V.Poncelet de Saint-Avold vient de se terminer. Dans "Questions de styles" 10 lycéens apprentis-réalisateurs (seconde et première) proposent une réflexion sur une question cruciale de l'adolescence "l'habit fait-il le moine ?". La note d'intention est : L'adolescence, âge de découverte sociale de soi et des autres, âge de questions, âge du rapport de l'individu au groupe. Le code vestimentaire habite les cours de lycées. Sac à dos, marques, styles excentriques ou, au contraire, discrets... Qu'est-ce qui pousse certains jeunes à adhérer consciemment ou non à telle ou telle mode ? Ou a s'y opposer ? La marketing ? Les autres ? Est-ce une manière de commencer à vivre en société ? Combien se sentent eux-même ainsi habillés ? Accord de soi ou accord du groupe ? Rite d'interaction ? Construction de l'identité ?
Il s'agit de proposer des questionnements sous une forme audiovisuelle courte, à travers un regard à la fois drôle et tendre proposé par de jeunes lycéens sur leurs congénères vivant ensemble dans un microcosme générationnel (le lycée). Comment se confrontent-ils à leurs semblables mais aussi aux adultes qui les entourent ? L'habit est-il le prolongement d'eux-même, les mettant ainsi en jeu ou au contraire est-ce une carapace ?

Je serais ravis de proposer le film a un visionnement sur Nancy si quelqu'un s'y intéresse.

 

Visuel NUIT DE LA VIDEO 2008.jpgEnfin il y a La Nuit de La Vidéo (LESYEUXLANUIT) organisée par Les Yeux de L'Ouïe et qui en est a sa 5e édition. Je m'engage encore une fois dans cet événement avec bonheur car rares sont les moments de partage aussi collectifs et énérgiques autour des formes de création vidéo non-diffusées par notre chère boite à "temps de cerveau disponible". Et ce que j'apprécie aussi, disons le clairement, c'est la forme autant festive que artistique de cet événement qui s'éloigne du festival pour initiés ou de l'exposition auto-centrée. L'art vidéo, le documentaire, l'expérimentation sont des arts vivants ! Du moment où on ne cherche pas à les éloigner de la vie, de la ville, du grand public (ce n'est pas un gros mot)...

D'autant plus que cette année le thème est "LIBERTES, des petits bonheurs et des grandes causes". Un programme réjouissant qui réunit installations vidéos, art vidéo, documentaire, des films d'artistes confirmés (Chris Marker avec "Chats Perchés", Carole Roussopoulos avec "Scum Manifesto",...), des pamphlets déjà cultes ("Surplus, la consommation par la terreur" de Erik Gandini), des jeunes artistes,...

Rendez-vous le vendredi 13 juin 2008, de 20h à l'aube à la MJC Lillebonne à Nancy (en Vieille Ville).
En ces temps difficiles pour la culture, LESYEUXLANUIT sera payant cette année (3euros). C'est pas beaucoup payer pour participer à l'existence de telles rencontres qui ne doivent pas disparaître sous pretexte de manque financier de l'état.

 

En parlant de situation politique de la culture, j'invite tous les lorrains impliqués à suivre le travail engagé de l'association "Les Arts Associés" (dont j'ai déjà parlé ici) qui reste en alerte autour de cette question cruciale.

Le site http://www.sauvonslaculture.fr propose un manifeste que chacun d'entre nous doit pouvoir faire sien, signer, afin de donner naissance à une véritable mobilisation citoyenne pour l'art et la culture.

Face au désengagement sans précédent de l'Etat, des artistes et des acteur(e)s du monde de l'art et de la culture, tous domaines confondus, se sont réunis pour affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d'accéder à l'imaginaire et à la pensée, à l'éveil sensible et à l'esprit critique.Tous les champs et toutes les disciplines de l'art et de la culture appellent à une mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l'enjeu démocratique.

Le combat n'est pas perdu... Je vous invite à vite lire le manifeste et faire partie de ses signataires. 

15 mai 2008

Les festivals du week-end, Cannes en campagne

Qui pense encore que nos campagnes sont mortes ? Qui, à part peut-être le gouvernement, pense que les acteurs culturels locaux vont baisser les bras face au fossé creusé jour après jour sur le chemin de ceux et celles qui s'activent pour proposer autre chose et le diffuser ?

Ce week-end de mi-mai, preuve est faite si il en faut qu'il existe et existera encore (espérons le) une culture ailleurs que dans la bien-pensante capitale (ou à Cannes une semaine par an).

Parlant cinéma on commence par le Festival de Ville-sur-Yron (54) : 10e édition de cet excellent rendez-vous du film sur la ruralité.

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"Caméras des Champs" a pour objectif de montrer les mutations des mondes ruraux à travers la projection de films documentaires initiant débats avec le public, table ronde, conférences et atelier de lecture à l'image. Au total, ce sont une vingtaine de documentaires qui concourent pour les trois prix du jury, le prix des lycéens et le prix du public et des habitants. En soirée, la compétition laisse la place à des soirées thématiques. La sélection se veut la plus proche possible des préoccupations actuelles liées à l’évolution du monde rural. Durant le festival, le public peut débattre sur le fond et la forme des oeuvres projetées en présence de leurs auteurs. (extrait du dossier de presse)

Le festival n'échappe pas aux axes politiques tracés par le gouvernement dans le domaine de la culture (n'oublions pas que les restrictions budgétaires touchent de nombreuses associations, compagnies, etc.) A ce propos je cite Luc Delmas, directeur du festival "Caméra des Champs":

Nous sommes à la fois étonnés et un peu fiers d'avoir maintenu le cap d'une aventure qui n'était pas tracée d'avance. Un peu fiers et pourtant, ni vraiment sereins, ni franchement rassurés. L'expérience est toujours un peu fragile qui consiste à vouloir faire vivre chaque année un tel rassemblement, avec une si petite structure …
L'échange d'idées, la culture, chacun le sait, a ceci de fragile qu'elle est à la fois dépendante des contingences matérielles et de la capacité à proposer une rencontre entre tous les acteurs du festival, cinéastes, réalisateurs, public, habitants, agriculteurs, élus, etc. Le premier enjeu, la possibilité de rassembler finances et équipements, échappe en grande partie aux organisateurs, puisque la conjoncture globale, l'environnement politique général en fixe la régularité et le volume. Sans le soutien fidèle du Parc naturel régional de Lorraine, des collectivités territoriales, (commune, communauté de communes du Jarnisy, Département de Meurthe-et-Moselle, Région Lorraine) et de la DRAC, sans le soutien de quelques mécènes généreux et sans la participation massive des bénévoles du village, le festival n'aurait pas lieu…
Mais nous le savons, les temps sont durs pour la culture et cette donne n'est jamais gagnée d'avance… (LUC DELMAS)

Soutenons donc ces initiatives, ce qui ne sera pas un grand effort vu la programmation exigente et de haut vol. Toutes les infos sur le site du festival : www.villesuryron.com

 

Après le cinéma, le théâtre. On ne peut pas dire que les arts vivants aient plus de facilités financières pour exister et se développer, un festival rural dans ce domaine est donc à ne pas manquer...

SCENES EN SEILLE (sur le territoire de La Seille, dans plusieurs villes et villages, à quelques minutes de Nancy et Metz, plan à télécharger) en est déjà à sa 14e édition et pas sa dernière. Compagnies confirmées ou non, le programme est de qualité et varié : à découvrir sur place, au soleil. PROGRAMME ET INFOS 

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17 février 2008

Du 18 au 20 mars : rencontre avec PETER WATKINS à Metz

Si ce site devait dédier son existence et ses fondements à quelqu'un ça serait sans hésitation au cinéaste Peter Watkins.

Peter WATKINS, cinéaste et critique des médias anglais, est l’auteur entre autres de La Bombe (The War Game, 1966), Punishment Park (1971), Edvard Munch (1973), Le Voyage (The Journey, 1986) et La Commune (Paris, 1871) en 1999. Depuis le début des années 1960, Peter Watkins n’a jamais cessé de porter un regard critique sur les mass média audiovisuels, particulièrement dans ses films où cette thématique majeure a toujours été omniprésente. En dépit des différents types de censure qui ont frappé la plupart de ses œuvres, cet artiste hors-norme a réussi à tourner un peu partout dans le monde. Aujourd’hui, plus que jamais, Peter Watkins continue de se battre pour l’émergence d’un véritable processus alternatif et démocratique dans le champ du medium audiovisuel (« The lost hero of british TV », titrait à son propos The Guardian en février 2000).

Peter Watkins fait parti de ces créateurs qui ne se disent pas artistes, de ces êtres humains qui ne se disent pas humanistes, de ces penseurs qui ne se disent pas philosophes. Mais ses oeuvres (films comme écrits) ont la force qui dépasse ces positionnement sociaux de certains auteurs. Watkins fait, filme, pense et surtout donne et partage. L'activisme dans sa version la plus pratique, la plus vivante, la plus généreuse.

Si certains de ses films mélant souvent documentaire et fiction peuvent donner de prime abord une impression de froideur provoquant une certaine distanciation, ils impriment tous durablement notre esprit. Par une alchimie de l'espace sensible et intellectuel ils donnent à la fois à voir, à ressentir, à analyser et à prendre avec recul ce discours qu'ils proposent. Le combat de Watkins contre les formes les plus insidieuses et perverses des productions issues des mass médias (empreintes de ce qu'il nomme la "monoforme") n'est pas pour rien dans cette manière si particulière de proposer des images et un discours.

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(Photogrammes issus du film Edvard Munch) 

Pourquoi parler ainsi de Watkins me direz-vous ? Non ce n'est pas un hommage posthume, l'homme est bel et bien vivant et sera même à Metz durant 3 jours les 18, 19 et 20 mars grace à une proposition de l'association CinéArt

Dans son cycle cinéma/peinture (qui dure tout le mois de mars, voir programme complet sur le site web de l'asso) CinéArt à eu l'excellente idée de programmer le film Edvard Munch de Peter Watkins et par la même occasion d'inviter ce dernier pour en faire la présentation. L'homme ne faisant pas les choses à moitié il accepte non seulement l'invitation (le film est présenté le 18 mars au Caméo Ariel à 20h15 au mini-prix de 6 euros) mais la développe. Ainsi il sera le lendemain de la projection, le mercredi 19 mars, à la libraire Géronimo à Metz à 19h pour une rencontre autour de son livre "Media Crisis" (édité chez Homnisphères. Pour un aperçu de la richesse du livre, lisez cette page avant d'aller plus loin).  Enfin, quand je parlais de l'activisme de cet homme, le plus bel exemple est la rencontre prévue le jeudi 20 mars (pas encore de lieu et horaire) : une seconde discussion est prévue avec Watkins avec les personnes désireuses de s'impliquer dans un projet local avec lui.

Je propose à ceux que cela intéresse de commencer à penser à une action locale dans la cadre d'une réflexion/sensibilisation au pouvoir des mass médias et plus généralement aux enjeux de l'image. Action à finaliser et débattre avec Watkins le 20 mars.

 

Liens web :

- Excellente critique du film "Edvard Munch" de Watkins sur www.critikat.com 

- un extrait du film "Edvard Munch" : www.youtube.com/watch?v=jwTQUeuUC9g

- Le site web de Peter Watkins, très fourni : http://www.mnsi.net/~pwatkins/ 

- Un portrait de Watkins sur www.critikat.com

- Dossier Watkins autour du film "La Commune" sur ZaleaTV 

- Un article de Hélène Sempéré sur la "captation du présent" proposée par Watkins : "l'écriture du présent ou l'aporie de la représentation"

- le site de l'éditeur Homnisphères 

- le site de l'association CinéArt (avec programme complet des projections) : http://cineart.metz.free.fr

02 février 2008

Recycler, matérialiser, posture. Réflexion autour du cinémix de Radiomentale

Pour me faire mon avis j'ai assisté hier soir vendredi 1er février au Cinémix de Radiomentale sur le film "Gerry" de Gus Van Sant... Ou comment massacrer un film.

Oui, car au delà des problèmes techniques résultant d'un "jemenfoutisme" sévère du duo ("oups j'ai oublié les sous-titres alors j'arrête tout"), ils ont tout simplement réussi à rendre le film chiant et, avec l'aide de l'installation sur 3 écrans, à passer du film comme lieu de rêverie au film comme pensum intellectuel.

En gros le coup des 3 écrans c'est : je passe le film dans sa longueur au milieu et sur les côtés je ramène des plans issus d'autres moments du film et en bonus des extraits d'autres oeuvres de Gus Van Sant ("Last Days" et "Elephant"). Et là c'est la totale ! Le duo de "Gerry" passe sa première nuit dans le désert : et hop un plan du Kurt Cobain de "Last Days" qui passe un nuit dans la forêt ! Quelle analyse filmique ! Gus Van Sant reprends la thématique du feu de bois dans ses films ! Mais purée, c'est quoi l'objectif ? On est où? Dans une salle obscure ou devant des prof de cinéma frustrés ?

Ensuite le son : un boucle de basses angoissantes avec des nappes contemplatives qu'on remet de temps en temps quand il y a des plans de paysages ou qu'il faut sentir la tension. Ou comment passer de la vision d'un film à l'écoute d'un CD sur des grosses enceintes.

Je pense qu'on est bien loin du film en tant que lieu de perdition individuelle et collective (n'est-ce pas même un des propos de "Gerry"?) mais qu'on le réduit à un objet, une matière, sans substance.

 

On va me dire que Gus Van Sant est lui-même amateur de ce jeu de "recyclage" et de jeu avec "l’objet film" : en 1998 il a tourné un remake plan par plan mais en couleurs de "Psycho" de Hitchcock pour le compte d'une grosse production américaine. Plutôt que de laisser un "yes men" faire le massacre en règle il dit "ok" aux gros banquiers et fait le film à sa manière. Du coup, Van Sant cite Hitchcock à chaque plan et transforme (si besoin était) le film original en objet de culte. Et le culte appelle au recueillement ou au blasphème, voir les deux à la fois.

Ainsi Van Sant choisit de vider son remake d'une part de sa substance (qui finalement n’appartient qu’au film original) pour n'en garder que la forme, le contour, l'esthétique, la couleur. Car le film est un composé de couleurs et de teintes vives avec lesquelles Van Sant prend sa liberté (Hitchcock avait lui fait pour choix esthétique d'utiliser le noir et blanc pour son film). Voir quelques échanges autour de la couleur dans le film sur le site "contrechamp".

On est donc dans un pur exercice de style avec "Psycho", exercice qui a beaucoup troublé à sa sortie en salles (voir la critique du film par les Inrocks). Mais c’est un exercice qui, fait rarissime dans l’industrie hollywoodienne, reste humble. Chose assez rare, le film est assez rapidement passé du statut de "divertissement cinématographique" à celui de pur objet d’art conceptuel (on est finalement pas très loin de Douglas Gordon et de son "24 Hour Psycho"). La preuve : le film a été diffusé aux côtés de l’original au MOMA de New York.

 

Enfin, tout ça pour dire que dans cette démarche de recyclage et dématerialisation/matérialisation du film, on était bien loin de ce genre de réflexions à la sortie du "Gerry" revu par Radiomentale. C’était plutôt une sorte de vaste sentiment dubitatif pour ne pas dire clairement négatif qui planait...

Alors je persiste et signe tout en m’appuyant sur le cas "Psycho" de Van Sant : recréer autour et/ou avec un film exige du respect pour l’oeuvre originale et des positions extrêmement claires dans le rapport individuel de l’artiste face à cette "matière". Pas de posture.

Ainsi, dans ma pratique, recréer une partition musicale en direct sur un film se fait uniquement dans le cas d’un muet (même si on pourrais m’évoquer que dans certains cas le film a été tourné avec une partition composée à l’occasion). Le film muet gagne parfois beaucoup (selon les cas) à une nouvelle bande-son si elle reste fidèle à l’esprit cinématographique de l’œuvre.

Alors, malgré tout, la performance de Radiomentale aura permis de me convaincre dans mon approche et ma pratique du "cinémix", peut-être pas du goût de tous mais en tout cas sincère dans mon rapport au film. Alors après mes re-interprétations musicales en direct de "Cauchemars et Hallucinations" de Richard Oswald et de "Un Chien Andalou" de Bunuel je vais me remettre très vite dans un nouvel exercice du genre... Si vous avez des idées de films ou des propositions de collaboration musicale je serais ravi de les étudier !

01 février 2008

LA NOUIT DE TOUS LES BIS : appel à films

En voilà une bonne nouvelle : le cinéma "bis" à l'honneur au royaume de Stanislas et ses dorures ! Le retour du fufu ?!

Je fais passer le message envoyé par l'organisateur à propos de la soirée et de l'appel à films :

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Le Conservatoire Régional de l'Image anime le Vendredi 29 Février une projection exceptionnelle de films dits "bis" (parodies de films de genre, publicités, bandes annonces, etc., réalisés avec de petits budgets voire pas de budget du tout "dans le garage" ou "dans le jardin"). Cette projection se fait dans le cadre de l'exposition de Dylan Pelot, Sous le signe du "Z" à l'Institut Européen de Cinéma et d'Audiovisuel du 25 février au 14 mars.


Parmi les films projetés, quelques perles du genre comme "Les trois chandelles" d'Alain Lithaud (1971),  "La Nuit de l'invasion des Nains de jardins venus de l'espace" de Dylan Pelot (1996) avec (entre autres) Daniel Prévost, l'inénarrable "Ivre mort pour la patrie" du Professeur Choron (2000), "A la rose des vents" de Vincent Hachet ou encore le très remarqué "chasse gardée" de Louis Soubeyran (2007). Le tout sera ponctué de vraies bandes annonces de films "B" ou "Z" (Rodriguez au Pays des Merguez, les guerriers du Bronx, l'Abîme des morts-vivants, pour ne citer que ceux là), et bien d'autres surprises encore...

La manifestation est entièrement GRATUITE, et un pot sera offert dans la soirée pour ceux qui resteront jusqu'au bout... Elle commencera à 21 heures et se finira quand on n'aura plus rien à projeter.

Pour ajouter à nos propres collections, nous faisons un appel (voir pièces jointes) à tous ceux qui auraient réalisé des films "bis" qui souhaitent les voir diffuser. Le programme définitif de la soirée sera disponible après sélection des films reçus le 20 Février sur le site www.imagesdelorraine.org et par voie d'affichage à l'Institut Européen de Cinéma et d'Audiovisuel ou au Conservatoire de l'Image.

> Dépôt des films : CRI - 9 rue Michel Ney - Nancy

> Contact : Gérard Viry-Babel (06-74-77-35-29)

+ d'infos : la-nouit-de-tous-les-bis.pdf

Cette manifestation est organisée par le Conservatoire Régional de l'Image avec le soutien de la MGEL, de l'IECA, le l'Association Aye Aye VO ainsi que de l'Association RVB.

Soirée interdite aux moins de 16 ans. 

26 janvier 2008

Film, musique, musique de film, film en musique

J'avais déjà évoqué dans une précédente note le CINEMIX et ses possibilitées créatives pour moi qui ne saurait dissocier mon amour du rythme des images de celui des sons.

Je reviens sur le sujet à l'occasion de plusieurs événements.

Tout d'abord, dans cette fameuse note précédente sur le Cinémix je parlais de mon scepticisme à remixer un film tant au niveau de l'image que du son. Radiomentale (JY Leloup et Eric Pajot), pionnier du Cinémix, se permet cette reconstruction totale avec le superbe "Gerry" de Gus Van Sant. Je n'ai pas vu le résultat sur sa longueur, je reste sceptique, mais je vous invite à vous faire un avis en live lors de cette performance proposée le 1er février à L'Autre Canal à Nancy. En mise en bouche, en voici un extrait :

http://fr.youtube.com/user/EricPajot 

 

Toujours à propos de Cinémix et autre ambiance musicale empreinte de cinéphilie je vous invite à découvrir le travail de mon ami DJ Saint-Yves (www.sonorissima.net). Grand amateur de musiques électroniques cinématiques il se lance dans l'exercice du Cinémix avec classe. Et voici sa relecture d'un dessin-animé futuriste de 1958 "Magic Highway USA" :

 

 

Toujours dans la famille de mes amis musico-cinéphiliques je partage le faire-part de naissance du Bob Crane Orchestra (http://myspace.com/bobcraneorchestra). Le BCO est composé de Fred (géniallissime BBEX), de Steph (dit Marquis de Saint-Nestaphe), de Vinz (imaginez le batteur du Muppet Show vivant!), de Ginjet Régis, de Monster Martin et de Sexy Sax Nico.

Je n'ai pas encore eu l'occasion d'écouter leur Cinematic Jazz Erotic Moods mais connaissant les bonhommes et partageant leur goût des films exotiques, sexy, décomplexés, drôle, frappants, dingues, je suis certain que l'ambiance du concert nous plonge directement dans l'univers mamellaire et musical des plus grands films de Russ Meyer...  A vérifier sur scène le 26 janvier au soir au bar "le Voltaire" à Epinal :

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 Enfin, je termine cette longue note sur les rapports cinéphiliques du son et des images par l'annonce de la soirée proposée par SKIN MAXIMIZER Entertainment le jeudi 14 février à l'Autre Canal. Ambiance love et sexy, Saint Valentin oblige. Je ne refais pas l'historique du collectif, cela a déjà été fait (voir aussi sur le site web : www.skinmaximizer.org) mais je rappelle rapidement qu'après un peu plus d'un an à travailler tant l'image que le son auprès de Skin Maximizer (avec l'aboutissement collectif que représente la création "le cycle de Tchartkov") j'oeuvre aujourd'hui avec eux de manière plus aérée, surtout aux manettes musicales, mais dans tous les cas avec toujours autant de plaisir et de passions. Les rencontres les plus fortes ne meurent jamais. Pour en revenir au 14 février et à ses promesses : soirée visuelle et auditive sous le signe de l'amour, de la danse, du désir (j'aime ce mot), du sexe (celui-là aussi)... 

Et pour aborder les notions du VJ'ing selon Skin Maximizer une rencontre professionnelle est organisée avec le collectif à 19h00 à L'Autre Canal (entrée libre).

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