21 novembre 2007

Leçon de Cinéma : le piratage audiovisuel

Voilà l'occasion d'animer un beau débat : le CRI, dans ses LECONS DE CINEMA invite Frédéric Delacroix, directeur de l’Association de Lutte contre le Piratage Audiovisuel (ALPA), pour une rencontre le mercredi 21 novembre à 14h au CRI à Nancy (rue Michel Ney).

Le thème de la rencontre : LE PIRATAGE AUDIOVISUEL.

La présentation (je cite) :
"La contrefaçon audiovisuelle, loin d’être un problème récent, est bien au contraire présent depuis l’existence des moyens de reproduction. Véritable danger pour l’industrie culturelle, l’avènement de l’ère du numérique en a fait un fléau de nature à mettre en péril l’existence même du cinéma et de la vidéo. Nous sommes passés de l’ère de la « copie » qui se dégradait au fil du nombre de reproductions à l’ère du clone, identique à l’original et reproductible  à l’infini pour de très faibles coûts. Le développement d’Internet a rendu possible la diffusion de ce clone à travers les réseaux, de manière instantanée et massive. Les industries culturelles et particulièrement celle du cinéma tentent avec les pouvoirs publics de trouver des solutions pour faire face à ce phénomène qui ravage non seulement l’économie mais aussi la création elle-même."

On peut dire qu'il y a du parti pris dans une telle présentation ! Non pas que je suis pour une liberté totale au niveau de la copie numérique mais il y a un juste milieu et il est peut-être temps de se dire que l'industrie (culturelle dans notre cas) trouve ici ses limites pratiques en terme de contrôle de la production/diffusion. Je pense que les choses sont en changement, un changement inévitable (même si difficile pour un auteur dans le système actuel) compte tenu de l'évolution technique des moyens de reproduction et de diffusion. Pour réellement alimenter le débat en dehors d'une défense d'interêts divers, il est grand temps de se replonger dans la réflexion de Walter Benjamin et son essai fondamental "L'Œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique" publié en 1935.

Je vous invite à lire les articles à propos de la notion de copie (et particulièrement celui reprennant la reflexion de Benjamin sur la notion de reproductibilité) publiés sur la revue électronique du Centre d'Etude des Arts Contemporains de l'Université Lille 3.
http://demeter.revue.univ-lille3.fr/copie/resumes.html

Voir aussi ce parallèle entre les théories de Benjamin et celle de Théodore Adorno sur le sujet : http://www.appep.net/artreprod.pdf

Ensuite voici différents points de vue sur la question :
http://artlibre.org
http://www.ratiatum.com/news2144_L_ALPA_condamnee_par_la_...
http://culturelibre.net/spip.php?article360 
http://www.journaldunet.com/magazine/chat/retrans/031222d...
http://cinetribulations.blogs.com/tribulations/piratage_a...
http://guy.pastre.eu/84/quelques-liens-pour-en-savoir-plu...

04 février 2007

THOT - Interview multimédia

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Voilà déjà plusieurs mois que j'ai reçu un mail de Thot, groupe belge qui m'annoncait que son prochain album sortirait directement sur le web sous licence Creative Commons.
Alors que je commençais à retarder le traitement d'un sujet sur le vaste thème de la diffusion libre et plus généralement du "gratuit", l'occasion était trop belle pour ne pas parler de Thot et de leur choix d'auto-distribution.
Mais plus que d'être un argument sur ce thème, la musique de Thot m'a convaincue de creuser un peu autour de ce groupe et ainsi de me donner l'occasion d'initier avec eux l'interview multimédia. Le principe, que vous retrouverez sur No.Trade, est simple :  des questions posées via le web et pour réponse une totale liberté mais qui se doit cependant d'être illustrée à chaque fois par un lien web.
Avant de laisser la parole à Grégoire, leader du groupe, petite présentation de Thot :
 

Après deux démos remarquées et la participation à la compilation du Nord_Elektronik, 11Elektronik Guys, Thot, mené par Grégoire Fray et son alchimie végétale de rock alternatif et de musique industrielle, amorce 2005 avec son premier album autoproduit, The Huffed Hue. (A propos d'autoprod', jetez un oeil sur le site http://artistes.autoproduction.net/)

Ces 9 titres annoncent alors une première série de concert, dont l’intitulé, The Noise That Remains, revisite les morceaux de l’album dans des versions dépouillées, retravaillées, remixées.
Un principe qui motivera la groupe à proposer pour deuxième album un ensemble de remixes et manipulations sonores de The Huffed Hue compilées dans The Huffed Fragments.

L'album est disponible depuis début 2007 en téléchargement légal sur le site du groupe http://www.thotweb.net

La licence Creative Commons utilisée par Thot pour distribuer son nouvel opus permet aux titulaires de droits d'autoriser le public à effectuer certaines utilisations, tout en ayant la possibilité de réserver les exploitations commerciales, les oeuvres dérivées ou le degré de liberté (au sens du logiciel libre). Je reviendrais très bientôt par le biais d'un sujet plus développé sur cette nouvelle distribution de la création par ses auteurs, sans intérmédiaires...

Enfin, avant de passer à l'interview multimédia, voici un aperçu de The Huffed Fragments avec le single
I Need(ed) More (featuring LadyAsstro) :
 



Et maintenant la parole est à Grégoire : pour lire l'ITW, cliquez ci-dessous

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