24 novembre 2008

Cinémix sur "Un Chien Andalou" - festival Proj(ect) - 26/11/2008

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Le mercredi 26 novembre 2008 s'ouvre le Festival Proj(ect) - 2e édition - à Nancy. Ce rendez-vous des nouvelles images (entendons sans doute par là les images issues des nouveaux moyens de création et surtout leurs nouveaux moyens de diffusion : web, dvd, performance et concert,...) Le festival aura cette année pour thème la peur > Consulter le programme complet

L'inauguration (mercredi soir donc) sera pour moi l'occasion de proposer une nouvelle version de Cinémix sur le court-métrage surréaliste par excellence : Un Chien Andalou de Luis Bunuel & Salvador Dali (1929) > voir un site web très complet sur le film

Ce film, écrit en 6 jours, n'a rien perdu de son pouvoir subversif, se jouant des codes cinématographiques et de la morale. Bunuel raconte dans un entretien l'élaboration de ce rêve (cauchemar?) sur pellicule :

“Dalí me dit : Moi, cette nuit, j’ai rêvé que des fourmis pullulaient dans ma main. Et moi : Eh bien ! Moi, j’ai rêvé qu’on tranchait l’œil de quelqu’un”. (...) “Par exemple, la femme s’empare d’une raquette de tennis pour se défendre de l’homme qui veut l’attaquer ; celui-ci regarde alors autour de lui cherchant quelque chose et (je parle avec Dalí) : Qu’est-ce qu’il voit ? - Un crapaud qui vole. – Mauvais ! - Une bouteille de cognac. – Mauvais ! – Bon, je vois deux cordes. – Bien, mais qu’est-ce qu’il y a derrière ces cordes ? - Le type les tire et tombe parce qu’il traîne quelque chose de très lourd. – Ah, c’est bien qu’il tombe. - Sur les cordes, il y a deux gros potirons séchés. – Quoi d’autre ? – Deux frères maristes. –Et ensuite ? - Un canon. – Mauvais; il faudrait un fauteuil de luxe. – Non, un piano à queue. – Très bon, et sur le piano, un âne… non, deux ânes putréfiés. – Magnifique ! C’est-à-dire que nous faisions surgir des images irrationnelles, sans aucune explication. > in "Conversations avec Luis Buñuel", Tomas Pérez Turrent et José de la Colina – Ed. Cahiers du cinéma, 1993, p. 30-31

Une telle déconstruction narrative ouvre un vaste champ à la réinterprétation musicale (n'oublions pas que bien que le film soit muet il est sorti accompagné d'une partition originale) car laisse libre cours à de multiples variations sans dénigrer le film original, avant tout basé sur une approche plastique. Puisant dans une musique contemporaine je vais tenter de donner ma propre vision du film, plutôt séquentielle et dans un certain sens narrative, qui voit s'entrechoquer désir, violence, question du masculin et du féminin, amour et abstraction narrative propre au rêve.

Pour se faire une idée, voici la version originale du film (attention, mauvaise qualité !)

La projection a lieu à 21h sur le site du Grand Sauvoy (17 route de Metz à Nancy). L'entrée est libre et le film ne dure que 16 mn (en ratant le début vous risquez donc de ne voir que la fin!).

11 juillet 2008

Le code du travail ? Bernard Blier en parle...

Spéciale dédicace cinéphilique à ceux qui pensent tout bas ce que Bernard Blier dit tout haut dans "Un Idiot à Paris"

16:01 Ecrit par Doctor Pretorius dans Audiovisuel | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vidéo, cinéma

15 mai 2008

Les festivals du week-end, Cannes en campagne

Qui pense encore que nos campagnes sont mortes ? Qui, à part peut-être le gouvernement, pense que les acteurs culturels locaux vont baisser les bras face au fossé creusé jour après jour sur le chemin de ceux et celles qui s'activent pour proposer autre chose et le diffuser ?

Ce week-end de mi-mai, preuve est faite si il en faut qu'il existe et existera encore (espérons le) une culture ailleurs que dans la bien-pensante capitale (ou à Cannes une semaine par an).

Parlant cinéma on commence par le Festival de Ville-sur-Yron (54) : 10e édition de cet excellent rendez-vous du film sur la ruralité.

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"Caméras des Champs" a pour objectif de montrer les mutations des mondes ruraux à travers la projection de films documentaires initiant débats avec le public, table ronde, conférences et atelier de lecture à l'image. Au total, ce sont une vingtaine de documentaires qui concourent pour les trois prix du jury, le prix des lycéens et le prix du public et des habitants. En soirée, la compétition laisse la place à des soirées thématiques. La sélection se veut la plus proche possible des préoccupations actuelles liées à l’évolution du monde rural. Durant le festival, le public peut débattre sur le fond et la forme des oeuvres projetées en présence de leurs auteurs. (extrait du dossier de presse)

Le festival n'échappe pas aux axes politiques tracés par le gouvernement dans le domaine de la culture (n'oublions pas que les restrictions budgétaires touchent de nombreuses associations, compagnies, etc.) A ce propos je cite Luc Delmas, directeur du festival "Caméra des Champs":

Nous sommes à la fois étonnés et un peu fiers d'avoir maintenu le cap d'une aventure qui n'était pas tracée d'avance. Un peu fiers et pourtant, ni vraiment sereins, ni franchement rassurés. L'expérience est toujours un peu fragile qui consiste à vouloir faire vivre chaque année un tel rassemblement, avec une si petite structure …
L'échange d'idées, la culture, chacun le sait, a ceci de fragile qu'elle est à la fois dépendante des contingences matérielles et de la capacité à proposer une rencontre entre tous les acteurs du festival, cinéastes, réalisateurs, public, habitants, agriculteurs, élus, etc. Le premier enjeu, la possibilité de rassembler finances et équipements, échappe en grande partie aux organisateurs, puisque la conjoncture globale, l'environnement politique général en fixe la régularité et le volume. Sans le soutien fidèle du Parc naturel régional de Lorraine, des collectivités territoriales, (commune, communauté de communes du Jarnisy, Département de Meurthe-et-Moselle, Région Lorraine) et de la DRAC, sans le soutien de quelques mécènes généreux et sans la participation massive des bénévoles du village, le festival n'aurait pas lieu…
Mais nous le savons, les temps sont durs pour la culture et cette donne n'est jamais gagnée d'avance… (LUC DELMAS)

Soutenons donc ces initiatives, ce qui ne sera pas un grand effort vu la programmation exigente et de haut vol. Toutes les infos sur le site du festival : www.villesuryron.com

 

Après le cinéma, le théâtre. On ne peut pas dire que les arts vivants aient plus de facilités financières pour exister et se développer, un festival rural dans ce domaine est donc à ne pas manquer...

SCENES EN SEILLE (sur le territoire de La Seille, dans plusieurs villes et villages, à quelques minutes de Nancy et Metz, plan à télécharger) en est déjà à sa 14e édition et pas sa dernière. Compagnies confirmées ou non, le programme est de qualité et varié : à découvrir sur place, au soleil. PROGRAMME ET INFOS 

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23 avril 2008

1895 - 1968 - et aujourd'hui ?

"Plein de films comme ça pourraient, à mons avis, dans une époque où tout est fait pour nous distraire, nous donner le courage de dire : non. Non." Ce sont les mots de Jacques Willemont à propos de son film : "Reprise du travail aux usines Wonder" (1968) diffusé hier soir sur Arte.

A la vue du film j'ai eu le désir d'apposer en regard la "vue" des frères Lumière "Sortie des usines Lumière à Lyon" (1895). A vous d'en apprécier la portée...

 

M'est alors revenu aussitôt le travail que j'ai effectué il y a quelques années déjà pour mon Mémoire de Maitrise d'Etudes cinématographiques et audiovisuelles à l'IECA : "le cinéma, c'est l'histoire de deux patrons qui filment leurs ouvriers". D'un projet de commande audiovisuelle (un film de montage sur la représentation du patronat dans le cinéma français) j'ai alors développé une réflexion nouvelle pour moi à l'époque : une réflexion artistique, sociale, politique, historique. Le cinéma est un art du temps et il s'est révélé encore plus fortement, à mes yeux et en tant qu'objet d'étude, comme source de pensée du monde (des mondes - aussi bien intérieurs qu'extérieurs) mais aussi comme pur plaisir du conte, plaisir individuel et collectif, visuel, émotionnel.

Je compte bien mettre prochainement en ligne les parties les plus pertinentes (même si perfectibles bien-sûr) de ce travail mais pour commencer, en voici l'introduction : 

Lire la suite

17 février 2008

Du 18 au 20 mars : rencontre avec PETER WATKINS à Metz

Si ce site devait dédier son existence et ses fondements à quelqu'un ça serait sans hésitation au cinéaste Peter Watkins.

Peter WATKINS, cinéaste et critique des médias anglais, est l’auteur entre autres de La Bombe (The War Game, 1966), Punishment Park (1971), Edvard Munch (1973), Le Voyage (The Journey, 1986) et La Commune (Paris, 1871) en 1999. Depuis le début des années 1960, Peter Watkins n’a jamais cessé de porter un regard critique sur les mass média audiovisuels, particulièrement dans ses films où cette thématique majeure a toujours été omniprésente. En dépit des différents types de censure qui ont frappé la plupart de ses œuvres, cet artiste hors-norme a réussi à tourner un peu partout dans le monde. Aujourd’hui, plus que jamais, Peter Watkins continue de se battre pour l’émergence d’un véritable processus alternatif et démocratique dans le champ du medium audiovisuel (« The lost hero of british TV », titrait à son propos The Guardian en février 2000).

Peter Watkins fait parti de ces créateurs qui ne se disent pas artistes, de ces êtres humains qui ne se disent pas humanistes, de ces penseurs qui ne se disent pas philosophes. Mais ses oeuvres (films comme écrits) ont la force qui dépasse ces positionnement sociaux de certains auteurs. Watkins fait, filme, pense et surtout donne et partage. L'activisme dans sa version la plus pratique, la plus vivante, la plus généreuse.

Si certains de ses films mélant souvent documentaire et fiction peuvent donner de prime abord une impression de froideur provoquant une certaine distanciation, ils impriment tous durablement notre esprit. Par une alchimie de l'espace sensible et intellectuel ils donnent à la fois à voir, à ressentir, à analyser et à prendre avec recul ce discours qu'ils proposent. Le combat de Watkins contre les formes les plus insidieuses et perverses des productions issues des mass médias (empreintes de ce qu'il nomme la "monoforme") n'est pas pour rien dans cette manière si particulière de proposer des images et un discours.

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(Photogrammes issus du film Edvard Munch) 

Pourquoi parler ainsi de Watkins me direz-vous ? Non ce n'est pas un hommage posthume, l'homme est bel et bien vivant et sera même à Metz durant 3 jours les 18, 19 et 20 mars grace à une proposition de l'association CinéArt

Dans son cycle cinéma/peinture (qui dure tout le mois de mars, voir programme complet sur le site web de l'asso) CinéArt à eu l'excellente idée de programmer le film Edvard Munch de Peter Watkins et par la même occasion d'inviter ce dernier pour en faire la présentation. L'homme ne faisant pas les choses à moitié il accepte non seulement l'invitation (le film est présenté le 18 mars au Caméo Ariel à 20h15 au mini-prix de 6 euros) mais la développe. Ainsi il sera le lendemain de la projection, le mercredi 19 mars, à la libraire Géronimo à Metz à 19h pour une rencontre autour de son livre "Media Crisis" (édité chez Homnisphères. Pour un aperçu de la richesse du livre, lisez cette page avant d'aller plus loin).  Enfin, quand je parlais de l'activisme de cet homme, le plus bel exemple est la rencontre prévue le jeudi 20 mars (pas encore de lieu et horaire) : une seconde discussion est prévue avec Watkins avec les personnes désireuses de s'impliquer dans un projet local avec lui.

Je propose à ceux que cela intéresse de commencer à penser à une action locale dans la cadre d'une réflexion/sensibilisation au pouvoir des mass médias et plus généralement aux enjeux de l'image. Action à finaliser et débattre avec Watkins le 20 mars.

 

Liens web :

- Excellente critique du film "Edvard Munch" de Watkins sur www.critikat.com 

- un extrait du film "Edvard Munch" : www.youtube.com/watch?v=jwTQUeuUC9g

- Le site web de Peter Watkins, très fourni : http://www.mnsi.net/~pwatkins/ 

- Un portrait de Watkins sur www.critikat.com

- Dossier Watkins autour du film "La Commune" sur ZaleaTV 

- Un article de Hélène Sempéré sur la "captation du présent" proposée par Watkins : "l'écriture du présent ou l'aporie de la représentation"

- le site de l'éditeur Homnisphères 

- le site de l'association CinéArt (avec programme complet des projections) : http://cineart.metz.free.fr

02 février 2008

Recycler, matérialiser, posture. Réflexion autour du cinémix de Radiomentale

Pour me faire mon avis j'ai assisté hier soir vendredi 1er février au Cinémix de Radiomentale sur le film "Gerry" de Gus Van Sant... Ou comment massacrer un film.

Oui, car au delà des problèmes techniques résultant d'un "jemenfoutisme" sévère du duo ("oups j'ai oublié les sous-titres alors j'arrête tout"), ils ont tout simplement réussi à rendre le film chiant et, avec l'aide de l'installation sur 3 écrans, à passer du film comme lieu de rêverie au film comme pensum intellectuel.

En gros le coup des 3 écrans c'est : je passe le film dans sa longueur au milieu et sur les côtés je ramène des plans issus d'autres moments du film et en bonus des extraits d'autres oeuvres de Gus Van Sant ("Last Days" et "Elephant"). Et là c'est la totale ! Le duo de "Gerry" passe sa première nuit dans le désert : et hop un plan du Kurt Cobain de "Last Days" qui passe un nuit dans la forêt ! Quelle analyse filmique ! Gus Van Sant reprends la thématique du feu de bois dans ses films ! Mais purée, c'est quoi l'objectif ? On est où? Dans une salle obscure ou devant des prof de cinéma frustrés ?

Ensuite le son : un boucle de basses angoissantes avec des nappes contemplatives qu'on remet de temps en temps quand il y a des plans de paysages ou qu'il faut sentir la tension. Ou comment passer de la vision d'un film à l'écoute d'un CD sur des grosses enceintes.

Je pense qu'on est bien loin du film en tant que lieu de perdition individuelle et collective (n'est-ce pas même un des propos de "Gerry"?) mais qu'on le réduit à un objet, une matière, sans substance.

 

On va me dire que Gus Van Sant est lui-même amateur de ce jeu de "recyclage" et de jeu avec "l’objet film" : en 1998 il a tourné un remake plan par plan mais en couleurs de "Psycho" de Hitchcock pour le compte d'une grosse production américaine. Plutôt que de laisser un "yes men" faire le massacre en règle il dit "ok" aux gros banquiers et fait le film à sa manière. Du coup, Van Sant cite Hitchcock à chaque plan et transforme (si besoin était) le film original en objet de culte. Et le culte appelle au recueillement ou au blasphème, voir les deux à la fois.

Ainsi Van Sant choisit de vider son remake d'une part de sa substance (qui finalement n’appartient qu’au film original) pour n'en garder que la forme, le contour, l'esthétique, la couleur. Car le film est un composé de couleurs et de teintes vives avec lesquelles Van Sant prend sa liberté (Hitchcock avait lui fait pour choix esthétique d'utiliser le noir et blanc pour son film). Voir quelques échanges autour de la couleur dans le film sur le site "contrechamp".

On est donc dans un pur exercice de style avec "Psycho", exercice qui a beaucoup troublé à sa sortie en salles (voir la critique du film par les Inrocks). Mais c’est un exercice qui, fait rarissime dans l’industrie hollywoodienne, reste humble. Chose assez rare, le film est assez rapidement passé du statut de "divertissement cinématographique" à celui de pur objet d’art conceptuel (on est finalement pas très loin de Douglas Gordon et de son "24 Hour Psycho"). La preuve : le film a été diffusé aux côtés de l’original au MOMA de New York.

 

Enfin, tout ça pour dire que dans cette démarche de recyclage et dématerialisation/matérialisation du film, on était bien loin de ce genre de réflexions à la sortie du "Gerry" revu par Radiomentale. C’était plutôt une sorte de vaste sentiment dubitatif pour ne pas dire clairement négatif qui planait...

Alors je persiste et signe tout en m’appuyant sur le cas "Psycho" de Van Sant : recréer autour et/ou avec un film exige du respect pour l’oeuvre originale et des positions extrêmement claires dans le rapport individuel de l’artiste face à cette "matière". Pas de posture.

Ainsi, dans ma pratique, recréer une partition musicale en direct sur un film se fait uniquement dans le cas d’un muet (même si on pourrais m’évoquer que dans certains cas le film a été tourné avec une partition composée à l’occasion). Le film muet gagne parfois beaucoup (selon les cas) à une nouvelle bande-son si elle reste fidèle à l’esprit cinématographique de l’œuvre.

Alors, malgré tout, la performance de Radiomentale aura permis de me convaincre dans mon approche et ma pratique du "cinémix", peut-être pas du goût de tous mais en tout cas sincère dans mon rapport au film. Alors après mes re-interprétations musicales en direct de "Cauchemars et Hallucinations" de Richard Oswald et de "Un Chien Andalou" de Bunuel je vais me remettre très vite dans un nouvel exercice du genre... Si vous avez des idées de films ou des propositions de collaboration musicale je serais ravi de les étudier !

01 février 2008

LA NOUIT DE TOUS LES BIS : appel à films

En voilà une bonne nouvelle : le cinéma "bis" à l'honneur au royaume de Stanislas et ses dorures ! Le retour du fufu ?!

Je fais passer le message envoyé par l'organisateur à propos de la soirée et de l'appel à films :

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Le Conservatoire Régional de l'Image anime le Vendredi 29 Février une projection exceptionnelle de films dits "bis" (parodies de films de genre, publicités, bandes annonces, etc., réalisés avec de petits budgets voire pas de budget du tout "dans le garage" ou "dans le jardin"). Cette projection se fait dans le cadre de l'exposition de Dylan Pelot, Sous le signe du "Z" à l'Institut Européen de Cinéma et d'Audiovisuel du 25 février au 14 mars.


Parmi les films projetés, quelques perles du genre comme "Les trois chandelles" d'Alain Lithaud (1971),  "La Nuit de l'invasion des Nains de jardins venus de l'espace" de Dylan Pelot (1996) avec (entre autres) Daniel Prévost, l'inénarrable "Ivre mort pour la patrie" du Professeur Choron (2000), "A la rose des vents" de Vincent Hachet ou encore le très remarqué "chasse gardée" de Louis Soubeyran (2007). Le tout sera ponctué de vraies bandes annonces de films "B" ou "Z" (Rodriguez au Pays des Merguez, les guerriers du Bronx, l'Abîme des morts-vivants, pour ne citer que ceux là), et bien d'autres surprises encore...

La manifestation est entièrement GRATUITE, et un pot sera offert dans la soirée pour ceux qui resteront jusqu'au bout... Elle commencera à 21 heures et se finira quand on n'aura plus rien à projeter.

Pour ajouter à nos propres collections, nous faisons un appel (voir pièces jointes) à tous ceux qui auraient réalisé des films "bis" qui souhaitent les voir diffuser. Le programme définitif de la soirée sera disponible après sélection des films reçus le 20 Février sur le site www.imagesdelorraine.org et par voie d'affichage à l'Institut Européen de Cinéma et d'Audiovisuel ou au Conservatoire de l'Image.

> Dépôt des films : CRI - 9 rue Michel Ney - Nancy

> Contact : Gérard Viry-Babel (06-74-77-35-29)

+ d'infos : la-nouit-de-tous-les-bis.pdf

Cette manifestation est organisée par le Conservatoire Régional de l'Image avec le soutien de la MGEL, de l'IECA, le l'Association Aye Aye VO ainsi que de l'Association RVB.

Soirée interdite aux moins de 16 ans. 

26 janvier 2008

Film, musique, musique de film, film en musique

J'avais déjà évoqué dans une précédente note le CINEMIX et ses possibilitées créatives pour moi qui ne saurait dissocier mon amour du rythme des images de celui des sons.

Je reviens sur le sujet à l'occasion de plusieurs événements.

Tout d'abord, dans cette fameuse note précédente sur le Cinémix je parlais de mon scepticisme à remixer un film tant au niveau de l'image que du son. Radiomentale (JY Leloup et Eric Pajot), pionnier du Cinémix, se permet cette reconstruction totale avec le superbe "Gerry" de Gus Van Sant. Je n'ai pas vu le résultat sur sa longueur, je reste sceptique, mais je vous invite à vous faire un avis en live lors de cette performance proposée le 1er février à L'Autre Canal à Nancy. En mise en bouche, en voici un extrait :

http://fr.youtube.com/user/EricPajot 

 

Toujours à propos de Cinémix et autre ambiance musicale empreinte de cinéphilie je vous invite à découvrir le travail de mon ami DJ Saint-Yves (www.sonorissima.net). Grand amateur de musiques électroniques cinématiques il se lance dans l'exercice du Cinémix avec classe. Et voici sa relecture d'un dessin-animé futuriste de 1958 "Magic Highway USA" :

 

 

Toujours dans la famille de mes amis musico-cinéphiliques je partage le faire-part de naissance du Bob Crane Orchestra (http://myspace.com/bobcraneorchestra). Le BCO est composé de Fred (géniallissime BBEX), de Steph (dit Marquis de Saint-Nestaphe), de Vinz (imaginez le batteur du Muppet Show vivant!), de Ginjet Régis, de Monster Martin et de Sexy Sax Nico.

Je n'ai pas encore eu l'occasion d'écouter leur Cinematic Jazz Erotic Moods mais connaissant les bonhommes et partageant leur goût des films exotiques, sexy, décomplexés, drôle, frappants, dingues, je suis certain que l'ambiance du concert nous plonge directement dans l'univers mamellaire et musical des plus grands films de Russ Meyer...  A vérifier sur scène le 26 janvier au soir au bar "le Voltaire" à Epinal :

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 Enfin, je termine cette longue note sur les rapports cinéphiliques du son et des images par l'annonce de la soirée proposée par SKIN MAXIMIZER Entertainment le jeudi 14 février à l'Autre Canal. Ambiance love et sexy, Saint Valentin oblige. Je ne refais pas l'historique du collectif, cela a déjà été fait (voir aussi sur le site web : www.skinmaximizer.org) mais je rappelle rapidement qu'après un peu plus d'un an à travailler tant l'image que le son auprès de Skin Maximizer (avec l'aboutissement collectif que représente la création "le cycle de Tchartkov") j'oeuvre aujourd'hui avec eux de manière plus aérée, surtout aux manettes musicales, mais dans tous les cas avec toujours autant de plaisir et de passions. Les rencontres les plus fortes ne meurent jamais. Pour en revenir au 14 février et à ses promesses : soirée visuelle et auditive sous le signe de l'amour, de la danse, du désir (j'aime ce mot), du sexe (celui-là aussi)... 

Et pour aborder les notions du VJ'ing selon Skin Maximizer une rencontre professionnelle est organisée avec le collectif à 19h00 à L'Autre Canal (entrée libre).

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09 septembre 2007

AYE AYE 2007 : le palmarès !

Et voilà, Aye Aye édition 2007 se termine. Excellente expérience pour moi : tant d'un point de vue humain (de belles rencontres) que cinématographique (les 36 films courts de la sélection officielle étaient tous de bonne qualité, et la sélection de longs assez pointue et réussie).

Je n'ai certes pas vu, en tant que juré, le festival avec le même regard que celui du public. Il serait intéressant d'avoir vos retours éventuels pour "comparer" nos expériences. Un petit mot aussi sur le rôle de membre du jury : c'est ma deuxième expérience (après celle de Kino Im Flussen juillet) et j'ai été beaucoup plus à l'aise cette fois-ci. Sûrement parce que j'ai accepté la règle du jeu qui veut que quelques personnes, aux regards aiguisés mais différents, s'arrêtent de manière subjective comme analytique sur un ensemble de films afin de confronter leurs points de vue. En ressort des films qu'on préfère, qu'on défend, qu'on rejette, qu'on tente d'approcher... Et les débats font apparaîtrent naturellement, comme si on était à parler entre amis de ce qui nous anime tant, des films qui semblent attiser nos passions pour l'image, notre émotion, notre réflexion. Et voilà : un palmarès c'est subjectif mais théorisé, c'est pas se prétendre supérieur aux autres pour les juger, c'est juste porter son regard et le confronter le tout dans un vrai désir de rencontre avec l'autre (cet "autre" juré, cet "autre" réalisateur,...). Et c'est aussi un jeu pour les réalisateur/auteurs qui présentent leurs films et acceptent que quelques spectateurs privilégiés les soutiennent ou non dans leur démarche (mais le plus grand des jury est bel et bien celui des salles !).

Voici donc les prix et mentions attribués. Je ne peux que vous conseiller de rester attentifs aux salles et festivals diffusant du court-métrage comme aux cases "films courts" de certains chaînes de TV pour réussir à voir ces films !

  • GRAND PRIX du festival :

Benidorm de Carolin Schmitz (Documentaire allemand / 2006 / 35mm / 19’)

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« Benidorm est une ville touristique espagnole située dans la province d'Alicante. Réputée pour ses plages et pour sa vie nocturne animée, la ville est une des destinations les plus prisées en Méditerranée ». Le lieu rêvé pour une retraite méritée ?
Le jury salue le travail très abouti de mise en images, de montage et de construction dramaturgique de ce documentaire cinéma. Derrière les portraits de personnes âgées, en plans fixes et tournés dans un splendide 35mm format scope, transparaît la face cachée de cet univers d’artifices. Le bonheur est-il là ? La réalisatrice maîtrise son sujet et son propos sans jamais être dogmatique dans son discours. Derrière ces visages comme ces ensembles d’hôtels, prisons dorées, transparaît toute la complexité et l’ambivalence de notre société moderne où l’humain cherche désespérément sa place.

  • Prix Spécial du Jury :
Graffiti de Vano Burduli (Fiction / Géorgie / 2006 / 35mm / 24’)
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Dans une dictature, quelque part… Face au silence imposé aux êtres, les murs deviennent lieu d’expression et de rencontre…
Le jury attribue son prix spécial à ce film de fiction maîtrisé dans sa forme et dans son discours qui par la subtilité de ses détails évoque le vécu et le ressenti des heures sombres de certains pays. Au cœur d’une atmosphère oppressante se développent les notions de résistances intérieures, d’espoir, de bravoure et d’amour.
  • Mention "fraîcheur" :
Aïe de Virginie Gourmel (Fiction /Belgique / 2006 / 35mm / 11’)
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Balade nocturne sur une fête foraine pour un vampire burlesque.
Le jury donne une mention à ce film qui combine fraîcheur et humour communicatifs avec une excellente technique mêlant habilement « pixilation » et prise de vues réelles.
  • Mention "amour" :
Tolya de Rodeon Brodsky (Docu-Fiction / Israël / Beta SP / 2006 / 9’30)
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Le jour de la femme en Israël. Tolya, travailleur biélorusse immigrant, a le mal du pays et en ce jour particulier sa femme Natasha lui manque terriblement.
Le jury donne une mention à ce portait sensible sous forme de « fiction documentaire » ou de « documentaire fictionnalisé » avec en toile de fond l’immigration et la misère, les rages de dents et l’amour. Car quoi qu’il arrive, il reste l’amour.
  • Mention "expérimental" :
Plac de Ana Husman (expérimental / Croatie / 2006 / 16 mm / 9’32)

 

Une place de marché quelque part en Croatie. Concombres, tomates, melons, poires s’animent sur les voix et commentaires des marchands de fruits et légumes…
Le jury donne une mention à ce film plein d’humour et d’images colorées, qui expérimente dans sa forme tout en proposant subtilement une réflexion sur des thèmes de plus en plus importants : comment agir localement dans ces temps de mondialisation, comment résoudre le fossé entre nouveauté et tradition,…

  • Mention "bravoure"

Kokos de Charlotte Blom (Fiction / Norvège / 2006 / 35 mm / 10’)
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Deux jeunes femmes vont dans un salon de thé spécialisé dans le biscuit à la noix de coco. La première raconte à son amie sa dernière rencontre amoureuse. En montage parallèle, le patron de la boutique, nous explique comment il exporte à l’international ses rochers à la noix de coco.
Le jury donne une mention à ce film qui mêle habilement fiction, docu-fiction et comédie musicale avec, pour notre plaisir et celui des spectateurs, des scènes des plus drôles.

  • Mention "atmosphère" :
Hilda und Karl de Toke Constantin Hebbeln (Fiction / Allemangne / 2006 / 16 mm / 12’55)
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« Hilda und Karl » raconte les prémisses d’une histoire d’amour entre une ouvrière et son contremaître. Dans un décor d’usine des plus tristes, Hilda, jeune femme très timide cherche un moyen pour rencontrer Karl. Mais entre sa timidité et l’indifférence apparente du jeune homme, la partie n’est pas gagnée.
Le jury accorde une mention spéciale à ce film pour le travail de direction des comédiens et pour la qualité du jeu tout en retenu de ceux-ci. Nous saluons aussi le travail de décors et d’ambiance du film qui participe à la création d’une atmosphère particulière. Le film réussi à traiter de la monotonie de vie tout en amusant le spectateur.

16:15 Ecrit par Doctor Pretorius dans Audiovisuel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : festival, court-métrage, cinéma

30 août 2007

Badass Cinema

Rentrée cinéma et plus généralement audiovisuelle pour NO.TRADE. Le site ayant désormais pour ambition de réfleter d'avantages d'actions réelles et d'engagements culturels, mes démarches professionnelles comme associatives dans le domaine de l'image serviront une réflexion et une passion que je tenterai de rendre compte et de partager ici même. Bien évidemment le site reste grand ouvert aux autres, à vous, et les fondements de NO.TRADE restent les mêmes (voir "c'est quoi NO.TRADE?"). A noter d'ailleurs que l'AGENDA PARTICIPATIF (http://notrade.free.fr/) est toujours opérationnel et n'attends que vos infos mais aussi que je peux créer des COMPTES D'AUTEURS pour ceux qui souhaitent publier eux mêmes des sujets sur le site.

Bon, rentrée "image" donc. Alors que je me prépare à voir toute la comptétion officielle du festival Aye Aye, les choses deviennent serieuses autour du court-métrage "L'Escarmouche" de Stéphane Guidat (http://lescarmouche.guidat.net/).

Du côté de l'association Les Yeux de l'Ouïe (http://www.lesyeuxdelouie.com/), de nombreux projets de mon côté dans le cadre d'une sensibilisation des publics aux écritures audiovisuelles originales et peu diffusées (art vidéo, expérimental, documentaire de création,...). "Sensibilisation" implique la démarche active d'aller vers un public à priori peu enclin à une démarche personnelle autour de ces formes audiovisuelles. Ces actions passent par des programmations et un accompagnement des films (débats, etc) comme des ateliers (de programmation, de création,... Voir dossier en pdf.). Une prochaine réunion de rentrée de l'association permettra de fixer des objectifs dans ce domaine. A suivre donc...

Venons en maintenant à cette belle télévision ci dessous (merci YouTube, je vous invite à visiter mon compte que je vais enrichir de vidéos diverses cette année : http://fr.youtube.com/docpretorius).

L'envie m'a pris de partager avec vous du grand cinéma avec ce vibrant hommage à Antonioni et Bergman !
Trêve de plaisanterie (en plus j'adore Blow Up et Le Septième Sceau) voici une sélection à faire rugir de plaisir Tarantino et les amoureux d'un cinéma de genre aussi barré que génial.

Cette sélection est aussi là pour vous inviter à mettre la main à la poche pour en sortir quelques écus qui serviront à acheter quelques sorties DVD à ne pas manquer (parce que EMule ça doit servir seulement pour les films non distribués et introuvables en galette, oui je fais mon vieux con).

A ne pas manquer donc, en premier lieu, l'événement DVD de septembre, la sortie chez un tout nouveau petit éditeur de Requiem pour un Massacre (Come And See) de Elem Klimov (URSS - 1984). On dit un grand merci à l'éditeur français Potemkine et on le soutien en achetant le dvd (sortie le 18 septembre) et en allant au magazin (30 rue beaurepaire 75010 Paris).
La bande-annonce est à regarder ci-dessous.

Toujours en sortie en septembre, du David Lynch en veux tu en voilà ! Son dernier opus pour commencer, Inland Empire (voir note précédente sur le film) et ensuite une arlésienne : la saison 1 de Twin Peaks !! Vous en reviez, TF1 l'a fait (je pensais pas écrire ça un jour).
A la place d'une bande annonce vous verrez ci-dessous un récent court-métrage réalisé par Lynch à l'occasion du dernier festival de Cannes : Absurda.

Encore en septembre (on va pas profiter du beau temps!) la sortie de The Host de Joon-ho Bong. Deuxième film (après Memories Of Murder) de ce génial réalisateur corréen qui trouve dans le cinéma de genre un ton et une force qui renvoient Tarantino au vidéo-club. Les bandes annonces sont ci-dessous.

Ensuite je rends un vibrant hommage à deux éditeurs DVD, un français et un américain, pour leur travail de passionnés autour du cinéma d'exploitation : Neo Publishing (on leur doit les dvd de Lucio Fulci, de certains très bon giallios et du chef d'oeuvre Carnival Of Souls dont la BA est ci-dessous) et Something Weird Video (on leur doit... tout le plus rare et dingue du ciné d'exploitation!).

Je termine par un lien vers une rubrique à mes yeux essentielle sur le site DvdRama : "le coin du cinéphile" de Romain Le Vern. J'y ai découvert des films hallucinants et la passion anime chaque chronique.

Parce que c'est un article sans fin, je re-termine par une passerelle entre ces belles choses et les projections nancéiennes organisées par l'association Contrasts (planning chargé pour la rentrée pour Contrasts, jetez un coup d'oeil à son MySpace www.myspace.com/contrastsvideo). L'asso propose les soirée Open Screen à la MJC Pichon (Nancy) où seront présentés les cinéastes en devenir de notre belle région de la mirabelle. J'évoque tout ça dans cette note parce que c'est l'association K2RAGE de Nancy qui ouvre le bal avec les films horrifiques auto-produits et plutôt réussis de Alexandre Demange (www.myspace.com/alexandredemange). Tout ça est à voir le LUNDI 10 SEPTEMBRE à Pichon à  20h15.

Voilà, pour en revenir à cette grosse télé ci-dessous, vous trouverez aussi des bandes annonces diverses, des extraits, etc.
Oh putain c'qu'on est bien! Quelle forme! Ca doit être l'iode!

15:15 Ecrit par Doctor Pretorius dans Audiovisuel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, vidéo, dvd, projection, association

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