03 avril 2008

Retour sur l'opération Doryphore par le Labo DTF

Dimanche dernier, 30 mars 2008, Place Carrière à Nancy...

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Le LaboDTF (vous les connaissez si vous suivez NO.TRADE, la preuve en une recherche de leur nom sur le moteur du site) ne déméritent pas de leur galons d'activistes de l'art contemporains avec cette opération Doryphore. Le pourquoi du comment et la démarche de cette rebellion artistico-jardinière est à lire sur leur Nourrain :
http://www.labodtf.free.fr/nourrain/index.php?2008/03/22/...
 
De leur champ de pommes de terre, pardon d'hypothèses interprétatives à cette démarche, j'ai personnellement retenue celle-ci (les autres sont sur le lien ci-dessus):

(5) Sortir de la réserve d’Indiens, de l’exception culturelle où s’enferment souvent volontairement les acteurs du monde artistique et culturel : « Je défends de manière absolument radicale le service public –les services publics- de la culture. Mais je pense et je le dis de manière un peu brutale et schématique que la sanctuarisation conduit à la réserve d’Indiens (…). Je crains qu’un discours sur la défense du service public ne se transforme en un discours pour ne pas supprimer les réserves d’Indiens. Elle (ndlr : la réserve) n’y comprend pas grand chose et refuse de bouger. Son discours se limite à vouloir défendre ses frontières (…). Il faut reposer le problème politique de la culture dans un périmètre tout à fait nouveau. Il n’est pas tolérable que ce que l’on appelle la culture, telle qu’elle est labellisée par des lignes budgétaires, ne concerne qu’une partie minime de la population. Sans rien céder sur l’exigence et l’ambition de création, il est absolument fondamental de se poser la question de savoir pourquoi et comment il est possible que nous devenions une réserve d’Indiens ».
 
A méditer en attendant la prochaine pousse de tubercules (à noter que le mot tient son origine du latin tuberculum, petite bosse. Ce qui lie indirectement le fécul à la maladie de même racine linguistique. Le petite bosse fait son trou. La création et sa diffusion peuvent être un champ à cultiver comme un organe ovulaire poussant sur le corps malade du bien pensant et portant. Cette parenthèse n'a ni queue ni tête, et j'aime ça.)
 

17 février 2008

Du 18 au 20 mars : rencontre avec PETER WATKINS à Metz

Si ce site devait dédier son existence et ses fondements à quelqu'un ça serait sans hésitation au cinéaste Peter Watkins.

Peter WATKINS, cinéaste et critique des médias anglais, est l’auteur entre autres de La Bombe (The War Game, 1966), Punishment Park (1971), Edvard Munch (1973), Le Voyage (The Journey, 1986) et La Commune (Paris, 1871) en 1999. Depuis le début des années 1960, Peter Watkins n’a jamais cessé de porter un regard critique sur les mass média audiovisuels, particulièrement dans ses films où cette thématique majeure a toujours été omniprésente. En dépit des différents types de censure qui ont frappé la plupart de ses œuvres, cet artiste hors-norme a réussi à tourner un peu partout dans le monde. Aujourd’hui, plus que jamais, Peter Watkins continue de se battre pour l’émergence d’un véritable processus alternatif et démocratique dans le champ du medium audiovisuel (« The lost hero of british TV », titrait à son propos The Guardian en février 2000).

Peter Watkins fait parti de ces créateurs qui ne se disent pas artistes, de ces êtres humains qui ne se disent pas humanistes, de ces penseurs qui ne se disent pas philosophes. Mais ses oeuvres (films comme écrits) ont la force qui dépasse ces positionnement sociaux de certains auteurs. Watkins fait, filme, pense et surtout donne et partage. L'activisme dans sa version la plus pratique, la plus vivante, la plus généreuse.

Si certains de ses films mélant souvent documentaire et fiction peuvent donner de prime abord une impression de froideur provoquant une certaine distanciation, ils impriment tous durablement notre esprit. Par une alchimie de l'espace sensible et intellectuel ils donnent à la fois à voir, à ressentir, à analyser et à prendre avec recul ce discours qu'ils proposent. Le combat de Watkins contre les formes les plus insidieuses et perverses des productions issues des mass médias (empreintes de ce qu'il nomme la "monoforme") n'est pas pour rien dans cette manière si particulière de proposer des images et un discours.

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(Photogrammes issus du film Edvard Munch) 

Pourquoi parler ainsi de Watkins me direz-vous ? Non ce n'est pas un hommage posthume, l'homme est bel et bien vivant et sera même à Metz durant 3 jours les 18, 19 et 20 mars grace à une proposition de l'association CinéArt

Dans son cycle cinéma/peinture (qui dure tout le mois de mars, voir programme complet sur le site web de l'asso) CinéArt à eu l'excellente idée de programmer le film Edvard Munch de Peter Watkins et par la même occasion d'inviter ce dernier pour en faire la présentation. L'homme ne faisant pas les choses à moitié il accepte non seulement l'invitation (le film est présenté le 18 mars au Caméo Ariel à 20h15 au mini-prix de 6 euros) mais la développe. Ainsi il sera le lendemain de la projection, le mercredi 19 mars, à la libraire Géronimo à Metz à 19h pour une rencontre autour de son livre "Media Crisis" (édité chez Homnisphères. Pour un aperçu de la richesse du livre, lisez cette page avant d'aller plus loin).  Enfin, quand je parlais de l'activisme de cet homme, le plus bel exemple est la rencontre prévue le jeudi 20 mars (pas encore de lieu et horaire) : une seconde discussion est prévue avec Watkins avec les personnes désireuses de s'impliquer dans un projet local avec lui.

Je propose à ceux que cela intéresse de commencer à penser à une action locale dans la cadre d'une réflexion/sensibilisation au pouvoir des mass médias et plus généralement aux enjeux de l'image. Action à finaliser et débattre avec Watkins le 20 mars.

 

Liens web :

- Excellente critique du film "Edvard Munch" de Watkins sur www.critikat.com 

- un extrait du film "Edvard Munch" : www.youtube.com/watch?v=jwTQUeuUC9g

- Le site web de Peter Watkins, très fourni : http://www.mnsi.net/~pwatkins/ 

- Un portrait de Watkins sur www.critikat.com

- Dossier Watkins autour du film "La Commune" sur ZaleaTV 

- Un article de Hélène Sempéré sur la "captation du présent" proposée par Watkins : "l'écriture du présent ou l'aporie de la représentation"

- le site de l'éditeur Homnisphères 

- le site de l'association CinéArt (avec programme complet des projections) : http://cineart.metz.free.fr

16 février 2008

Happening géant

Merci à Meche pour ce lien : 

La semaine dernière, le collectif new-yorkais Improv Everywhere a réalisé un exploit en immobilisant plus de 200 personnes pendant plusieurs minutes dans le hall de la gare Grand Central. Cette vision d'un monde coupé du temps a provoqué la stupéfaction des passants. Déjà plus de 2 millions de visiteurs ont visionné leur performance sur YouTube.


Depuis quatre ans, les activistes d'Improv Everywhere ont réalisé plus de 70 missions un peu partout dans la ville. Leur but ? Créer des scènes de chaos et de joie dans les lieux publics... http://www.improveverywhere.com

10 janvier 2008

Action ? REACTION !!!

Bonne année à tous et toutes même si ce début 2008 ne s'annonce pas sous le signe de la joie de vivre dans notre belle société libérale. 

En ces temps de révolte individualiste (souvenez-vous qu'en mai ça fera 40 ans que le grondement n'aura pas été fédérateur et collectif) il est bon de se bouger le cul.

Niveau rendez vous, faisons court mais concret :

  • ce  soir, jeudi 10 janvier 2008, le Réseau Education Sans Frontières 54 (www.educationsansfrontieres.org) organise la projection du documentaire de Marion STALENS "Invitation à quitter la France" au CAMEO Commanderie à 20h30 (avec participation de la réalisatrice).

Rachelle est camerounaise. Ivan est colombien. Arrivés en France depuis plusieurs années, ils sont devenus des « sans papiers », le jour de leurs dix-huit ans. Tous deux élèves du lycée Jules Ferry à Paris, ils s’apprêtent à passer leur Baccalauréat, quand ils reçoivent des autorités préfectorales une « Invitation à quitter la France ». Amis, professeurs et parents d’élèves se mobilisent face à cette menace d’expulsion. Au plus près des lycéens et de leur entourage, Marion Stalens a suivi pendant plusieurs mois le parcours du combattant dont les deux jeunes gens ont fini par sortir victorieux. Entre dialogues informels et rencontres provoquées, le film soulève de multiples interrogations sur les questions complexes de l'immigration et de l'identité. Au delà d'une chronique dont les évènements se déroulent au plus fort des expulsions de lété 2006, le film offre l’occasion d’observer de près l’émergence de nouvelles formes de solidarité dans la société française.

 

A ce Mardi du Doc sera rapidement exposé la situation des associations de diffusion audiovisuelle en région face aux nouvelles directives et plus particulièrement la situation des Yeux de l'Ouïe qui ne recevrait plus en 2008 aucune subvention de la DRAC (apport financier vital aux activités, permettant notamment leur qualité et la gratuité d'accès : oui il s'agit bien de désengagement de l'état et cette situation n'est pas un cas isolé). 

Ensuite, parce que coute que coute il faut entretenir notre curiosité et continuer à voir et entendre autre chose et le partager, place au film et au débat avec sa réalisatrice : 

"La vie de château" de Frédérique Devillez / 55 mn / 2007 / France
Au Petit Château règne l’attente. Dans ce centre d’accueil au nom insolite, des demandeurs d’asile du monde entier attendent de savoir si leur demande sera acceptée. Le temps s’étire…

 

  • Toujours à propos du démentèlement de la diversité culturelle du cinéma et de l'audiovisuel, le mouvement national se met en place et un rassemblement national des acteurs de la diffusion culturelle et de l'éducation artistique est organisé vendredi 11 janvier 2008 à Paris au cinéma Saint André des Arts II, rue Git-le-Coeur, 75006 Paris (Métro St Michel). >> www.enfants-de-cinema.com

Espérons que ce mouvement aura de l'impact car personne ne semble relever l'ampleur de cette décision pour le monde culturel (mais que font les journalistes ?? Ah oui... Carla...)

18 décembre 2007

Cinéma et Audiovisuel, vers le démantèlement de la diversité culturelle en France ?

Je me fait beaucoup d'inquiétude depuis une certaine élection du 6 mai 2007. Voilà une conséquence directe qui ne mettra personne à l'abri. Préparez-vous, ce n'est qu'un début si on n'y prends garde. Personnellement ça me révolte, peut-être un peu plus que d'habitude parce que touche ce pourquoi je m'active. Et vous ?

Alors on fait quoi ?! Un rendez-vous est donné à Paris en janvier (voir à la fin) et pourquoi pas en région ?

Pour le moment je m'associe personnellement ainsi que le site NO.TRADE à cet appel signé par les principaux acteurs du milieu culturel cinématographique :
 

> Pour télécharger la version pdf et la faire circuler et imprimer la pétition à signer : www.enfants-de-cinema.com

 

Cinéma et Audiovisuel, vers le démantèlement de la diversité culturelle en France ?

Une très forte baisse du soutien de l’État menace aujourd’hui la diffusion culturelle du cinéma et de l’audiovisuel sur tout le territoire.
Sans en préciser l’ampleur, les services du Ministère de la Culture et de la Communication et du Centre National de la Cinématographie confirment, dès 2008, une forte baisse des crédits déconcentrés disponibles en DRAC (Directions Régionales des Affaires Culturelles), pour les festivals, les associations régionales de salles, les circuits itinérants et, plus généralement, l’ensemble des acteurs de l’action culturelle cinématographique du territoire français.

Le désengagement de l’État dans ce domaine serait catastrophique pour l’ensemble de la filière.

En effet, ce soutien financier de l’État (déjà très modeste avec moins de 5 millions d’euros en 2007) est vital pour la survie d’un grand nombre d’actions jouant un rôle essentiel dans la « démocratisation culturelle » qu’appelait de ses vœux le Président de la République dans sa lettre de mission à Madame la Ministre de la Culture. Sont menacés :

* la circulation des œuvres et leur rencontre avec un public large et diversifié,
* la diffusion du patrimoine cinématographique,
* l’accès à la diversité de la production (court métrage, documentaire, animation, fiction, expérimental...),
* la sensibilisation et la formation des publics, notamment le jeune public en temps scolaire et hors temps scolaire,
* l’aménagement culturel du territoire notamment en zone rurale et péri-urbaine.

En outre, cette action culturelle nullement symbolique ou à la marge, génère activités, résultats et emplois au bénéfice de l’ensemble du cinéma dont elle contribue depuis des années au renouvellement. Affaiblir les acteurs de la diffusion culturelle c’est immédiatement limiter les ressources des salles de cinéma, des distributeurs, des producteurs, des auteurs et des réalisateurs et, par là même, menacer le champ de la création.

Menace imminente de rupture d’une politique d’aménagement culturel établie jusqu’ici selon le principe fondamental de l’égalité entre les citoyens français
Le Chef de l’État et les Ministres de l’Éducation Nationale et de la Culture ont légitimement désigné l’éducation artistique et culturelle comme une priorité. Or, l’éducation à l’image ne peut se développer si on affaiblit l’extraordinaire maillage des relais de cette action.
S’agissant d’éducation artistique et culturelle autour du cinéma, les réseaux de salles de cinéma, festivals et autres associations partenaires des différents dispositifs jouent en effet un rôle déterminant. Ils ont permis aux projets "École et cinéma", "Collège au cinéma", "Lycéens et Apprentis au cinéma", "Passeurs d’Images", d’exister et de s’amplifier. Sans ce réseau, pas de dispositifs ambitieux de découverte du cinéma par les enfants, qu’ils soient encadrés par l’école ou par les animateurs socio-culturels.
Ces opérateurs, dans les domaines de la diffusion ou de la création, ont pu s’appuyer depuis de nombreuses années sur des cadres de coopération politique innovants et structurants voulus et soutenus par le Ministère de la Culture : le développement des conventions Etat-Régions, la nomination de nombreux conseillers cinémas dans les DRAC ont accompagné et consolidé l’ensemble de leurs actions en faveur de la diversité culturelle. Cette remise en question aurait pour conséquence à très court terme de rompre ce pacte de solidarité au détriment des territoires les plus fragiles.

Il y a aujourd’hui urgence à infléchir les arbitrages budgétaires en cours.
Ils mettent en danger les acteurs de la diffusion culturelle du cinéma, et ce, d’autant plus, qu’ils sont menés sans aucune concertation.
Sans une préservation des moyens financiers, les conséquences sur l’emploi culturel local et sur l’économie des nombreux territoires concernés seront désastreuses.

C’est au Ministère de la Culture qu’il appartient de redonner un sens à la part « non rentable » de l’activité humaine, celle de l’art et de la culture
Parce que le cinéma est aussi un Art, le Ministère de la Culture avait jusqu’à présent toujours contribué directement à poser et entretenir l’équilibre entre Art et industrie, soutenant financièrement en région des organismes dont l’objectif est de rendre accessibles partout en France des œuvres cinématographiques nombreuses et variées à des publics eux-mêmes variés.
Si la politique n’est pas seulement une affaire de gestion et d’argent, il en est de même pour le cinéma, dont la diversité a besoin d’une politique culturelle d’Etat ambitieuse pour perdurer.
Après le soutien réaffirmé en mars 2007 à Montréal par 38 coalitions pour la diversité culturelle au sein de l'UNESCO, ce désengagement, s'il se confirmait, constituerait un très mauvais signal à l'attention de nos voisins et partenaires européens vis-à-vis desquels la France a toujours joué un rôle moteur dans la reconnaissance du cinéma comme un art à part entière.

Nous qui créons, fabriquons, produisons, diffusons, accompagnons des films partout en France, qui amenons le cinéma dans les villages, les quartiers, les écoles, dans des salles et aussi dans la rue, dans les hôpitaux ou dans les prisons, qui organisons des festivals, des ateliers, des rencontres entre les professionnels et le grand public,

nous qui soutenons un cinéma de qualité, de courage, d’indépendance et de création, dans le cadre d’une politique nationale concertée et durable fondée sur l’intérêt général, dans le cadre de la reconnaissance par l'OMC du principe de l'exception culturelle et pour la diversité culturelle soutenue par l'UNESCO,

appelons solennellement l’État à réaffirmer la place du cinéma et de l’audiovisuel dans le champ de l’art et de la culture,

invitons largement les personnes, les structures, organisations syndicales, professionnelles et associatives qui se sentent concernées ou solidaires à se mobiliser dans la vigilance à chaque échelon du territoire,

et, pour combattre ensemble les effets négatifs des arbitrages budgétaires pour 2008,

nous leur donnons rendez-vous

le vendredi 11 janvier à 11H30
à Paris
pour une rencontre de tous les acteurs de l’action culturelle en France
(le lieu vous sera communiqué ultérieurement)
 
Premiers signataires  :
ACID – Association du cinéma indépendant pour sa diffusion
ACRIF – Association des cinémas de recherche d’Ile de France
ACOR – Association des cinémas de l’ouest pour la recherche
AFCA – Association française du cinéma d’animation 
Agence du court métrage
Carrefour des festivals
Centre Images – région Centre
Centre Image – MJC du Pays de Montbéliard – Pôle d'Éducation artistique au cinéma de Franche Comté
Documentaire sur Grand Ecran
Les enfants de cinéma
FFMJC - Fédération française des maisons des jeunes et de la culture
FPEA –Forum permanent pour l’Education Artistique 
GNCR – Groupement national des cinémas de recherche
KYRNEA International – Passeurs d’images
Ligue de l'enseignement ROC – Regroupement des organisations du Court Métrage
SRF – Société des réalisateurs de films
UFFEJ – Union Française du Film pour l'Enfance et la Jeunesse
Chantal RICHARD – cinéaste
Licia EMINENTI – cinéaste
Nicolas PHILIBERT – cinéaste
...
 
Voir les autres signataires : appel_cine_audiov.pdf

13 novembre 2007

Tête de livre, tête de pioche, tête à claques, fils de pub

Cause déménagement (il parait que dans les blogs faut raconter sa vie) et organisation de soirée d'hiver (le 1er décembre à L'Autre Canal à Nancy, vous avez pas fini de l'entendre) NO.TRADE est bien calme en ce moment.

C'est pas une raison pour pas s'énérver contre cette mise en scène de la vie sociale sous bannières publicitaires (nous sommes tous dans la Star Ac). Après MySpace, voici FaceBook.

Les adeptes de l'affichage de nombre de copains sont aujourd'hui face à un dilemne : que faire de la pub que les jeunes VRP du site "super In" du moment propose aux annonceurs sur la base des infos privées livrées par les propres membres ? Si c'est pas clair voici un article du journal Le Monde d'aujourd'hui. C'est triste et pourtant le dernier paragraphe est à mourir de rire tellement il reflète la réalité...

Et après vous être désabonné je vous invite à signer la pétition lancée sur le web par Charly Hebdo et SOS Racisme : http://www.touchepasamonadn.com

 
Les membres de Facebook appellent à la résistance
LEMONDE.FR | 12.11.07 | 21h08
 
"Contre la publicité ciblée sur Facebook". "Non au marketing intrusif sur Facebook!". L'entrée de la publicité sur le réseau, annoncée mardi 6 novembre par Mark Zuckerberg, fondateur du site, fait grincer les dents. Depuis, les protestations émergent de toutes parts.

Facebook, le réseau social actuellement le plus en vogue sur Internet, donne désormais aux annonceurs accès aux "profils" de ses 50 millions de membres et à la multitude de données privées qu'ils contiennent : sexe, âge, préférences politiques, religieuses, etc. Ce qui offre aux marques la possibilité d'adresser des publicités personnalisées aux utilisateurs de Facebook.

Les défenseurs de la vie privée se sont élevés contre cette initiative : "Quand des données sont rassemblées, vous devez demander à quoi elles servent, qui les utilisera et comment", a réagi Melissa Ngo, l'une des responsables de l'Electronic Privacy Information Center (EPIC). "Les membres doivent pouvoir refuser que leurs informations soient collectées", a-t-elle réclamé. Depuis quelques jours, les membres de Facebook souhaitent aussi se faire entendre.

QUITTER FACEBOOK ?

Les sujet alimente nombre de discussions dans la blogosphère : "Pour ceux qui écrivent leur vie sur Facebook, dites-vous que chaque goutte d'information sera maintenant disponible aux dirigeants marketing qui se feront un plaisir de vous bombarder de pub ciblée!". D'autres sont plus catégoriques : "Aujourd'hui Microsoft vend nos données personnelles à des compagnies privées, de même, probablement, qu'à la CIA et autres acteurs du flicage orwellien global. Et c'est nous qui leur apportons tout sur un plateau! Boycottez Big Brother!". Des groupes d'opposition se sont créés aux Etats-Unis comme en France, réunissant des membres de Facebook mécontents de l'utilisation de leurs données personnelles à des fins publicitaires. Certains encouragent même les membres à quitter le réseau.

Cependant, comme le souligne un internaute à ce sujet, quitter Facebook, oui, mais pour aller où ? "Sur un réseau social peu connu ? Mieux fait ? Pour leur montrer qu'on est des free riders. Des nomades." Myspace, Opensocial et autres réseaux sociaux doivent désormais se frotter les mains en voyant les dégâts occasionnés par l'annonce.

Mais laisser le réseau lorsqu'on est membre n'est pas chose aisée : "Que vont devenir tous mes amis facebookiens ? Ne vont-ils pas se sentir trahis, abandonnés par moi? Ne devrions-nous pas élaborer une sorte de mallette "Why and How you can leave Facebook". Les réticents à l'exil pourront toujours rejoindre - sur Facebook, bien sûr - le groupe "Anti-facebook- Mouvement pour un cercle d'amis réels" ou bien "Les abandonistes de Facebook".

12 octobre 2007

Activisme audiovisuel : le refuge du web

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Inutile de répéter à quel point la télévision et ses instances nivellent par le bas ses programmes ou tout du moins en lisse les aspéritées...

ZALEA TV, la célébre chaîne de tv associative, qui se battait depuis plus de 7 ans pour créer une alternative audiovisuelle au coeur du réseau hertzien, a decidé de se dissoudre le 23 septembre 2007. Voir www.zalea.org

Je cite ci-dessous la justification de la décision de ZALEA TV :

Les coups de barre à droite successifs depuis l’alternance de 2002 ont anéanti tout espoir de création d’une grande chaîne nationale de télévision alternative, non-marchande et citoyenne, dans un avenir proche. Depuis la légalisation des chaînes associatives au printemps 2000, Zalea TV a tout tenté pour se faire autoriser par le CSA en diffusion hertzienne permanente et pour être reprise sur le câble et le satellite. Mais pour des raisons qui mèlent des intérêts politiques, financiers et idéologiques, aucune véritable télévision associative diffusant les programmes du Tiers Secteur Audiovisuel n’a finalement pu voir le jour en France. Le CSA a mis le point d’orgue à ce verrouillage en rejetant pour la troisième fois la candidature de Zalea TV à la TNT juste après les élections présidentielles de 2007. Au point où en est arrivé le PAF, c’est maintenant à une véritable refondation du système télévisuel français dans son ensemble qu’il faut oeuvrer. Ce système quasi-totalitaire, à la fois anesthésiant socio-culturel et démobilisateur civique, nuit gravement à la vie démocratique du pays et au véritable débat d’idées.

D’autre part, la prolifération récente des sites internet de vidéos partagées apporte une solution temporaire à la libre circulation des images. Cette solution est loin d’être satisfaisante au regard du droit à l’information du grand public, mais elle a le mérite de rendre possible une assez large diffusion des productions non-alignées, non-formatées, non-commerciales et censurées. Ce qui était l’une des missions principales de l’ONG Zalea TV.

Les membres de Zalea TV ne jettent pas l’éponge pour autant. Ils sont en train de se recomposer par la création de plusieurs structures s’inscrivant dans l’univers des médias libres et du combat plus général pour le pluralisme et l’indépendance des médias et de l’information.

 

Alors, avec tout le bémol apporté par les Zalea dans le 2eme paragraphe de leur texte, heureusement que le net est là. Force est de constater tout de même que dans l'offre du net en infos (si vaste qu'elle en devient parfois vomitive) les exclus du réseau hertzien (et numérique) se retrouvent et attaquent encore plus fort. Deuxième vie médiatique ou action et réaction ? Petits exemples choisis à cliquer pour se faire une idée :

Alors il y a le cas Karl Zero, évincé de Canal+, qui propose rapidement sa web tv (même formule, je vous laisse donc juge...) : http://leweb2zero.tv  

Ensuite c'est la seule emission télé d'analyse des médias qui se voit disparaitre du service public : Arrêt sur Images. Même si sa tête pensante et omnipotente, Daniel Schneidermann, est loin de plaire à tous (et certainement parfois à raison) l'émission de decryptage est passionnante par son rapport ambigu aux médias (vous avez dit Debord ?). Pas content d'avoir été mis au placard, Daniel se jette sur le web, et tant mieux. http://arretsurimages.net A voir et bien-sûr à prendre avec recul (comme toutes images mais d'autant plus que des "images de decryptages d'images" ne sont pas paroles d'évangile).

Toujours dans la catégorie "placard du service public special gêneurs" il y a celui de Daniel Mermet, qui anime avec sa verve et son emission Là Bas Si J'y Suis à l'horaire dit de "la sieste post-Derrick" : 15h - 16h sur France Inter. Mais la vie continue sur le web et la communauté formée autour de l'émission se retrouve entre autre sur www.la-bas.org (très nombreuses archives d'émission, dont certaines passionnantes).

Mais le web n'est pas que le lieu d'expression des refusés des médias de masse.

Oula! Parenthèse! Internet n'est-il pâs LE mass media de notre 21ème siècle ? A lire dans le dernier Telerama (sondage sur les français et la TV) : "S'il fallait, pendant six mois, choisir entre la radio, la télévision, le téléphone mobile et la connexion à Internet, 33% des personnes interrogées garderaient leur précieux portable, 28% leur connexion Internet, 22% la radio et seulement 17% la télévision."
Mais comme j'ai tendance à ne jamais prendre une information comme totalement acquise, lire l'article publié à propos de ce sondage dans le très serieux site de l'ACRIMED (observatoire des médias) : www.acrimed.org

Retour a nos moutons numériques. Internet est aussi un lieu d'expression libre, pas encore maitrisé et peut-être jamais totalement maitrisable (esperons le, même si c'est pour le meilleur et pour le pire). Une chambre d'échos, qu'il faut savoir moduler à son image pour en faire bel et bien un outil d'information et de communication, pas un besoin.

Par ce que la télévision ce fut aussi un lieu de création (souvenons-nous des émissions diffusées sur les ondes et concotées pas Nam June Paik et consorts aux USA, par Jean-Christophe Averty ou Lefdup en France), penchez-vous sur l'excellente web tv consacrée à la vidéo de création : www.zzazzootivi.com et sur la mine audio & visuelle de création qu'est www.ubu.com

Le combat continue, construisons l'image de notre monde.

16 juillet 2007

Pierre Bourdieu - Sur la Télévision

17 juin 2007

LAKONIK, cultivons des petits carré d'expression libre

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LAKONIK, depuis son manoir Meurthe et Mosellan, cultive des petits carrés d'expression libre.
 
Des amis viennent lui arroser ses pousses.
 
C'est drôle.
 
 
 
Trouvé sur le site de Lakonik : 
Les Ogres de Barback, troubadours engagés, font face à de vils seigneurs terriens. Cette joute est à lire ici et à faire circuler : courrier ogres_oyonnax.pdf

28 avril 2007

Human Lobotomy Save The Internet

SEMAINE SANS TELE - du 23 au 29 avril 2007 - Pour une autre télévision... 

Vidéo envoyée par Xavier (mcmparis)
http://www.dailymotion.com/societyfortheblind
http://www.guidedurenard.org


Net Neutrality : http://en.wikipedia.org/wiki/Network_neutrality