08 mars 2009

Appel à Compagnies et Spectacles pour le OFF 2009 d'Avignon

Je fais tourner une info qui peut intéresser quelques Compagnies de théâtre du coin :

Le théâtre l'Entrepôt en Avignon est à la recherche de compagnie et spectacles afin de boucler sa programmation pour le Festival OFF 2009.

Quelques créneaux sont encore disponibles, n'hésitez pas à contacter la Compagnie Mises en Scène qui gère le théâtre.

Contact :
Compagnie Mises en Scène
Infos, renseignements, réservations
Administration - 1, rue de Bône - BP 286 - 84011 AVIGNON cedex 1
L'Entrepôt - 1 ter, bd Champfleury - 84000 AVIGNON
Tél. 04 90 88 47 71 - Fax 04 90 89 61 61
e-mail: mises.en.scene@wanadoo.fr
SITE WEB: http://www.misesenscene.com/entrepot.htm

22 février 2009

PECHA KUCHA NANCY

Et si au lieu de s'exposer sur la toile via blogs et réseaux sociaux on le faisait en vrai ? Et si cet espace virtuel que l'on pense celui de la liberté n'était qu'une extension immatérielle de ce monde "en dur" dans lequel on vit ? Et si bavarder, "chatter", sur le même mode d'échange que celui des réseaux sociaux, se matérialisait enfin ? Et si votre copain virtuel de "fesse-bouc" devenait quelqu'un avec qui vous avez vraiment envie de parler ?

A Tokyo, l'idée et l'envie a commencé à prendre corps via des architectes de Klein Dytham architecture en 2003. Un concept : des soirées conçues comme un format de présentation qui permet chaque mois à 12 créatifs de présenter leur travail en public. Une règle formelle originale : chaque créatif présente 20 images, chacune projetée pendant 20 secondes, soit 6 minutes 40 secondes de présentation. Chaque présentation permet d'explorer un ou plusieurs projets à travers son processus de création. Un nom : "Pecha Kucha", ou bruit de la conversation, bavardage. Un site web : www.pecha-kucha.org

Quelques rendez-vous plus tard, la planète s'empare du phénomène et surtout l'Europe qui voit un grand nombre de soirées Pecha Kucha déférler dans de nombreuses grandes villes.

 

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Depuis 2008, Nancy aussi a ses Pecha Kucha Night (www.pechakuchanancy.fr) : la première soirée du 4 décembre 2008 à l'Autre Canal a été un succès et plutôt un bon moment avec plein de vrais gens, de présentations tantôt drôles, passionnantes ou ennuyeuses. La vraie vie quoi ! L'exercice est déroutant, le principe aussi à priori mais le résultat est là : une émulation et un partage, certes balisé de codes et de règles mais indéniablement existant et déplancant les foules via ces fameux réseaux sociaux dont le principe s'inspire. Si cela peut nous forcer à briser l'écran entre nous et les autres, j'en redemande. De plus, l'ouverture de la soirée à des créatifs de tous poils et tous genres, oeuvrant dans de nombreux champs artistiques, permet une vraie rencontre (ce qui est le plus intéressant selon moi : que l'autodidacte suive le professionnelle aguéri et que ni l'un ni l'autre ne prenne cela vraiment au sérieux, évitant le côté "mégalo" de l'exercice). A noter quand même que si Pecha Kucha Nancy semble assez ouvert niveau champ d'action artistique, les autres rencontres semblent à priori assez axées autour des "designers". Si c'est pour faire des réunions de travail ailleurs qu'au bureau l'intérêt est d'un coup assez limité.

Mais réjouissons nous donc de suivre les soirées Pecha Kucha Nancy avec pour la numéro 2, une spéciale "Défis Bois" à Epinal le 9 mars 2009 au Centre des Congrés. Le thème : toute construction et expérimentation en bois au autre matériaux innovants.
En plus des projets sur l'invitation, l'appel au projet est ouvert à tous. Sélection fin Février. Pour ceux qui sont intéressés : www.pechakuchanancy.fr

Mise à jour de dernière minute : la Pecha Kucha Nancy numéro 3 est d'ores et déjà annoncée le jeudi 26 mars à l'Ostra à Nancy (Bld d'Austrasie). Plus d'infos sur le site.

Je ferais en temps voulu un rappel des prochaines soirées Pecha Kucha Nancy, afin de motiver participants et visiteurs curieux ou déjà conquis.

 

04 novembre 2008

La France qui se couche tard (suite des festivités)

Le mois de novembre ne doit sûrement son salut en terme de taux de suicides qu'à l'offre culturelle riche en rendez-vous (nocturnes pour ceux qui sortent de chez eux vers 17h). Faisons donc suite au cortège de festivals de l'automne avec un mois de novembre encore plus chargé que le précédent...

 

On commence par le festival qui monte, qui monte, qui monte et qui est désormais selon moi une valeur sûre : Musiques Volantes.

Du 31 octobre au 14 novembre les pistes d'atterrissage sont Metz, Nancy, Luxembourg, Montreuil, Montpellier, Poitiers. Nous nous concentrerons ici sur les événements lorrains du festival mais pour les voyageurs ou les lecteurs du bout du monde, visitez le site du festival : www.musiques-volantes.org


Question programmation, le vernissage du festival aura lieu à Metz, à l'Arsenal, le jeudi 6 novembre avec une performance de Kubilai Kahan Investigation sur une musique du groupe post-rock Kafka suivi d'un live électronique de Alva Noto.

Le temps fort se fera ensuite sur le week-end à rallonge du 7/8 novembre avec 2 jours de programmation à la fois pointue, éclectique, et festive aux Trinitaires à Metz. Pour les artistes phares je citerais Beans (ex AntiPop Consortium et signé sur le label Warp), Why? (et leur folk hip-hop addictif), Remote (où l'electro croise la cold-wave avec bonheur), Huoratron (dont j'adore la vidéo avant le son post-punk électronique penchant vers la mode "je sature mes aigus"),... A découvrir dans le détail avec les autres invités sur le site web du festival.

Le week-end se calme ensuite avec, le dimanche 9 une performance musique/vidéo de Charlie O sur un mix vidéo du collectif Play (sur des images de John B Root, ça promet - comprendrons les connaisseurs !) et un concert, lundi 10, de la voix-qui-brise-le-coeur du moment, Alela Diane.

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Et rien de tel que des vidéos pour se remettre de ses émotions avec deux diffusions du projet Caméra Stylo. Double rendez-vous, le lundi 10 à Metz à l'ESAMM et le mardi 11 à L'Autre Canal à Nancy. Je vous invite vivement à découvrir cette proposition audiovisuelle, passionnante, qui se base sur les écrits de Alexandre Astruc en 1948. Bien plus d'information ici.

< Plus d'infos en cliquant sur l'image.

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Toujours le 8 novembre, mais à Nancy, on soutient aussi le concert proposé par l'association Monolithe : Papier Tigre accompagné de Aghostino (au Hublot à 20h30). L'association continue sa route malgré la disparition lente mais certaine des lieux de concerts de musique amplifiée en centre ville de Nancy. Le concert du 8 est donc payant (9/7 euros) mais soutenez les, on n'a pas envie qu'ils disparaissent...

 

 

Bon, plus j'écris, plus j'en rajoute... On frôle le trop-plein là... Mais je ne peux pas passer sous silence cet autre rendez-vous de qualité et libre d'entrée : la 20e Nuit Culturelle à la MJC Lillebonne (Nancy) les 10 et 11 novembre. C'est toujours organisé par l'association Culture et Communication (que ceux qui ont fait culture&com à la fac de lettres lèvent le doigt!) et la programmation toujours aussi pointue, entre projections et expo photo.

 

 

villerupt.gifFestival toujours mais orienté cinéma, le festival du film italien de Villerupt (du 30 octobre au 16 novembre) qui prouve la vivacité du cinéma trans-alpin actuel en diffusant des oeuvres que nous n'auront peut-être pas l'occasion de voir en salles chez nous (merci aux distributeurs et à leur courage). Outre les films en compétition (produits en 2008) je vous invite à admirer la qualité des retrospectives qui vont de Sergio Leone à Fellini en passant par Dario Argento sans oublier Dino Risi, De Sica, etc (les très grands noms du cinéma italien des 60/70's c'est mieux sur un écran de ciné que de télé).

PS : A propos de cinéma italien ne manquez surtout pas en complément l'expo de dessins de Fellini au Musée des Beaux Arts de Nancy (du 30 octobre au 28 janvier).

 

 

project2008.jpgOn continue le marathon des sorties à ne pas manquer avec une nouvelle édition du festival de nouvelles images Proj(ect). 3e édition d'un festival initié par des passionnés de "l'image mouvement" et de ses applications artistiques. Autour d'un thème : des projections, expositions, performance, concerts,... Cette année c'est ce nouvel outil de propagande de la politique moderne qui sera au coeur des oeuvres sléectionnées : la peur.

Tout commence le mercredi 26 novembre, sur une route, la nuit, une brume épaisse entourrant votre véhicule qui se dirige lentement vers le Grand Sauvoy (17 route de Metz à Maxéville-Nancy) où se terre... Le chapiteau du festival et son vernissage. Vous y découvrirez l'expo collective "symptômes" et une performance de votre serviteur (un mise en sons live du "Chien Andalou" de Luis Bunuel à 21h). Inutile de dire que je vous invite grandement à venir jeter un oeil (c'est gratuit) mais attention "Un Chien Andalou" c'est 15mn, donc tant pis pour les retardataires !

Le festival continue les jeudi 27, vendredi 28, samedi 29 avec chaque jour une série différente de films courts au Caméo St-Sébastien à 18h (gratos aussi !). Et les soirs, retour au chapiteau du Grand Sauvoy pour des concerts, performances, contest de VJ'ing. Programme détaillé sur le site web : http://festivalproject.blogspot.com

 

 

Voilà, je crois que j'ai mis trois jours à faire ce résumé qui arrive certainement à passer encore sous silence des manifestations. Prenez cet article pour un résumé de ce qui me semble sortir du lot en novembre ou pour un coup de gueule sur la balle dans le pied que se tire les organisateurs au sein d'une même ville (regardez moi ce week-end du 8/9/10/11 !!!)... C'est vous qui voyez mais une chose est sûre : choisissez et ensuite, sortez !

 

24 octobre 2008

La France qui se couche tard (festivals en automne, dors tout l'hiver)

Les NJP pas eu besoin d'en parler, la promo du festival a fait largement son boulot à en croire les salles combles cette année.

C'est donc un petit retour sur deux concerts que je propose, concerts qui mettent en avant une scène française qui me réconcilie avec cette terre musicale qui abrite Vincent Delerm et Carlita Sarkozy (à ce propos écoutez gratos son superbe album, c'est cadeau surprise).

 

Jeudi 9 octobre 2008 : retour sur scène des pionniers du VJ'ing et du mélange sans complexe des chapelles "electro" et "hip-hop" : Coldcut. 20 ans de carrière pour les Monsieurs à qui beaucoup doivent beaucoup. Expérimentant à tout va le rapport sons/images (se souvenir du fameux Timber), ils iront jusqu'à développer leur propre logiciel de mix d'images (VJamm) et donner ses lettres de noblesse à l'electro made in England via le label qu'ils enfantent : Ninja Tune.

Jouant après les américains de Balkan Beat Box (arrivé trop tard : pas vu) et avant les frenchies de Birdy Nam Nam, les lords ont certes remué la foule mais sur un certain élan de nostalgie selon moi. La technique de mix d'images comme de mix musical, autrefois totalement novatrice, a pris un petit coup de vieux avouons-le. Et si Matt Black était là, quid de Jonathan More (l'autre hémisphère du duo) ? Le son était loin d'être entraînant, laissant bien devant les phrasés d'un chanteur qui du coup "écrasait" littéralement le puissance du son qu'on aurait cru sorti d'un lecteur MP3 ! Et le turntablist (DJ de scratch) qui formait le duo du jour avec Matt Black était bel et bien doué mais ses prouesses techniques un peu trop présentes à mon goût. Et l'image ? Une technique aujourd'hui connu qui consiste à mixer des sons rattachés à des images le tout permettant une totale synchronisation pensée à la préparation du live. Et cet ensemble "mashup" (composition nouvelle à partir de l'assemblage d'autres morceaux) est aujourd'hui largement utilisée avec talent (l'insurpassable mix des 2 Many DJ's, les shows de Addictive TV, les bootlegs de Dj Zebra, etc). Place aux précurseurs certes, mais la relève est là : elle a compris la leçon et est prête à en donner.

La preuve le même soir avec la performance de Birdy Nam Nam. Ces 4 turntablists venu du hip-hop, après un premier album et série de concert en forme de phase d'expérimentation de leur technique de composition en direct à partir de "scratchs" et platines, ont trouvé un rythme de croisière à décoiffer le capitaine Stubing ! Live hallucinant de musicalité pour un tel challenge technique qui ne se veut jamais comme tel : la musique et la danse avant tout. Une electro puissante, dansante, pas totalement nouvelle mais totalement addictive une fois qu'on est pris dedans et qu'on danse la bouche ouverte devant le show. Show musical et lumière : exit les vidéo-projecteurs et retour en force d'un minimalisme visuel d'un mur de diodes qui finalement accompagne à merveille les 4 Djs (un dispositif scénique - et un crescendo musical - pouvant rappeler dans le principe le retour au live des Daft Punk). Pour se faire une idée, rien de tel qu'une vidéo qu'une fan a réussi à filmer au concert des Birdy Nam Nam et une autre venant du site officiel du groupe :




Mardi 14 octobre : fréquentation à 60% féminine et gentiment trentenaire (voir plus) pour le concert de Camille. Alors que ses albums musicalement réussis m'ennuie un peu, le concert donne tout son sens au talent de l'artiste et à sa personnalité. Bête de scène utlra-créative, dépassant les frontières musicales pour leur rendre hommage (voix tantôt soul, gospel, lyrique, pop - arrangements rythmiques et énergie lorgnant vers l'électronique et le rock) Camille remet la chanson française là ou elle devrait être : à un niveau d'exigence digne des plus grands (je ne vous fait pas une liste, cherchez bien il n'y en a pas tant que ça). C'est beau la musique quand c'est bien fait.


Du festival, ce n'est pas ce qui manque en ce moment, et on ne va pas se plaindre (sauf, je reviens dessus, sur leur agenda qui se chevauche en période automnale) :

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On commence par le beau travail de l'association Vu d'un Oeuf qui a le grand mérite de faire bouger la Meuse.
L'association propose depuis 2000 des concerts, des actions pédagogiques (son, danse, vidéo, photo,...), des créations mêlant vidéo, danse, poésie sonore ou arts plastiques et un label de disque "Khökhöt".
Et en plus elle propose deux festivals incontournables en Meuse : Fresnes en Watt, festival de rock indépendant et Densités, temps fort de création et de rencontres pluridisciplinaires (Musique, Poésie, Danse, Vidéo). Si le premier était en septembre, le deuxième arrive du 24 au 26 octobre et dire que l'exigence de programmation vaut un Musique Action serait une bonne comparaison.
Je ne vais pas recopier le riche programme mais vous laisse le découvrir via le site de l'association : www.vudunoeuf.asso.fr

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En route pour Nancy avec, pendant la même période que Densité (quel dommage : quand je dis que chez nous c'est tout ou rien !) : la 3e édition du festival Michtô organisé par Le Cirque Gones.

Ca se passe au Grand Sauvoy du 24 au 28 octobre (route de Metz à Maxeville) et c'est le rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de nouveau cirque, de théâtre de rue, de musique et de bonne ambiance.

Théâtre, jonglerie, marionettes, mime, funambulisme, chanson française, "mytho rap tropical" (j'adore!) : le chapiteau des Gônes abritera les immanquables régionaux et des guests non-lorrains et non moins talentueux.
Et oui, rien que ça ! Et sans compter les autres spectacles et concerts que je vous invite à consulter dans le programme complet (cliquez).
Pour plus d'infos, le site web : www.cirquegones.com


Je m'arrête ici pour le mois d'octobre, je veux pas frôler l'overdose de bonnes choses mais bientôt la suite pour les festivals du mois de novembre (Musiques Volantes et Proj(ect)).

To be continued...

22 juin 2008

Urgence au CCAM

Vous l'avez peut-être déjà vu dans la presse ou via un mail, le Centre Culturel André Malraux, scène nationale de Vandoeuvre, est menacé. Un soutien est nécessaire à cette salle indispensable à Nancy et ses environs pour la qualité et l'engagement de sa programmation depuis son ouverture en 1978. La culture est menacée, ne baissont pas les bras et réagissons. En bas de cet article, après un retour sur la situtation du CCAM, une pétition est à signer d'URGENCE (avant lundi 23/06 soir, Conseil Municipal à Vandoeuvre).

 

Pour commencer donc, petit retour explicatif sur la situtation du CCAM via un communiqué datant du 19 juin 2008 :

Situation du CCAM (Centre Culturel André Malraux en activité depuis 1978) / Scène Nationale de Vandoeuvre les Nancy (label depuis 2000) – Direction : Dominique Répécaud

Contexte :
- fin de convention Scène Nationale quadripartite le 31 décembre 2008 / Ville (625 050 – loyer de 91 469)-Etat (385 443)-Région (210 000)-association CCAM. La Scène Nationale est soutenue parallèlement par le Communauté Urbaine du Grand Nancy (76000) et le département de Meurthe et Moselle (40000).
- engagements acquis : l'Etat a d'ores et déjà confirmé par convention bilatérale son intention de poursuivre son partenariat jusqu'en 2011 avec augmentation de sa participation. Le soutien de la Région Lorraine est acquis (par convention bilatérale) jusqu'en 2010.
- changement de majorité municipale en 2008 (majorité actuelle PS)
- réintégration de la Scène Nationale dans ses murs après deux saisons complètes hors les murs pour travaux de rénovation (une année de plus par rapport aux prévisions).
- particularité de la scène nationale de Vandoeuvre : implication forte sur les dimensions locales et régionales de la vie artistique (soutien a une trentaine de créations par an). Dimension nationale et internationale avec une dominante musicale forte (festival Musique Action depuis 1984, studio de production discographique), et un intérêt marqué pour les arts visuels (galerie d'exposition, laboratoires) et la danse contemporaine. Articulation du projet sur la trans-disciplinarité.

L'accident :
- la Scène Nationale doit faire face a des difficultés économiques liées à un déficit (exploitation 2007 et festival 2008). Origine : saison hors les murs non prévue, sur-investissement artistique et absence des crédits complémentaires sollicités. Procédure d'alerte déclenchée par le Commissaire au compte le 3 juin. Le CCAM a déjà défini son plan de redressement (2008-2011)
- l'analyse fait valoir la nécessité d'un emprunt de 230 000 euros (avant fin août 2008) pour rétablir l'équilibre de la trésorerie. Risque de cessation de paiement en septembre.
- accord du maire de Vandoeuvre le vendredi 6 juin sur le principe d'une garantie de cet emprunt par la ville.
- accord entre CCAM, banque et service des finances de la ville le mardi 10 juin sur les conditions de l'emprunt.
- lors du conseil d'administration du mercredi 11 juin les représentants (élus) du Maire reviennent sur les engagements précédant, exigeant des informations complémentaires. Nous apprenons alors qu'un débat de la majorité municipale, réunie la veille, a voté contre l'attribution d'une garantie. L'Etat et la Région confirment leur soutien à la structure (et son projet artistique) dans la perspective de la future convention et valident le plan de redressement.
- mardi 17 juin, faute d'éléments nouveaux (plusieurs rencontres infructueuses), le bureau de la Scène Nationale, sur la proposition du directeur, décide d'engager auprès du TGI de Nancy une procédure de Sauvegarde, étant dans l'impossibilité d'apporter au Commissaire aux Comptes dans le délai de 15 jours prévu par la loi des éléments permettant de lever la mesure d'alerte. Audience possible le 23 juin. Cette mesure devance celle que pourrait un peu plus tard engager le CAC ; permet de faire valoir une réelle bonne foi.

Situation au 18 juin 2008 :
- possibilité pour la Scène Nationale de payer salaires et charges du personnel permanent pour juin, juillet et août. Règlement de tous les frais liés aux actions artistiques précédentes, incapacité de s'engager sur les saisons suivantes.

Perspectives :
- négociations de la prochaine convention actuellement en attente. 40 projets artistiques fortement menacés.
- 16 permanents impliqués totalement dans le projet très inquiets, leurs emplois étant menacés. 

 

Afin de faire entendre votre voix de soutien, remplissez cette pétition en ligne d'URGENCE :  http://ccam.mollo.fr/

08 juin 2008

Rester mobilisé, entre création et diffusion

NO.TRADE vit encore malgré le peu de notes publiées ces derniers temps (seul le référencement Google et le nombre de visiteurs en souffre mais bon, ça se soigne) ! Comme d'habitude depuis son existence le site a ses hauts et ses bas en terme de contenu et de réactivité. Mea-culpa pour les lecteurs mais, comme je l'ai exprimé il y a déjà un an dans des questionnements liés à l'existence de ce site, je m'investis aujourd'hui d'abord pour des actions de "terrain", qui brasse d'avantage de l'humain, du corps et de l'esprit plus que de la pensée ou du concept virtuel (en gros la démarche est : "du réel a son écho virtuel" et pas l'inverse).

Des actions donc...

Pour commencer un petit film que j'ai réalisé avec mon téléphone portable sera diffusé le samedi 14 juin à 14h au Centre Pompidou à Paris dans le cadre du festival Pocket Films (www.festivalpocketfilms.fr). "30" est un film-concept assumé : il s'agissait de me contraindre à filmer durant l'année de mes 30 ans (de octobre 2006 à octobre 2007) 30 séquences vidéos de 30 secondes avec mon téléphone. Pas plus, pas moins.  Ensuite le montage devait être un révélateur d'un regard qui se pose, se repose, change, se cherche, raconte. "La vie est faite de séquences dont nous sommes les monteurs".

 

Ensuite un projet d'Atelier de Pratique Artistique que j'ai mené durant l'année dans le lycée J.V.Poncelet de Saint-Avold vient de se terminer. Dans "Questions de styles" 10 lycéens apprentis-réalisateurs (seconde et première) proposent une réflexion sur une question cruciale de l'adolescence "l'habit fait-il le moine ?". La note d'intention est : L'adolescence, âge de découverte sociale de soi et des autres, âge de questions, âge du rapport de l'individu au groupe. Le code vestimentaire habite les cours de lycées. Sac à dos, marques, styles excentriques ou, au contraire, discrets... Qu'est-ce qui pousse certains jeunes à adhérer consciemment ou non à telle ou telle mode ? Ou a s'y opposer ? La marketing ? Les autres ? Est-ce une manière de commencer à vivre en société ? Combien se sentent eux-même ainsi habillés ? Accord de soi ou accord du groupe ? Rite d'interaction ? Construction de l'identité ?
Il s'agit de proposer des questionnements sous une forme audiovisuelle courte, à travers un regard à la fois drôle et tendre proposé par de jeunes lycéens sur leurs congénères vivant ensemble dans un microcosme générationnel (le lycée). Comment se confrontent-ils à leurs semblables mais aussi aux adultes qui les entourent ? L'habit est-il le prolongement d'eux-même, les mettant ainsi en jeu ou au contraire est-ce une carapace ?

Je serais ravis de proposer le film a un visionnement sur Nancy si quelqu'un s'y intéresse.

 

Visuel NUIT DE LA VIDEO 2008.jpgEnfin il y a La Nuit de La Vidéo (LESYEUXLANUIT) organisée par Les Yeux de L'Ouïe et qui en est a sa 5e édition. Je m'engage encore une fois dans cet événement avec bonheur car rares sont les moments de partage aussi collectifs et énérgiques autour des formes de création vidéo non-diffusées par notre chère boite à "temps de cerveau disponible". Et ce que j'apprécie aussi, disons le clairement, c'est la forme autant festive que artistique de cet événement qui s'éloigne du festival pour initiés ou de l'exposition auto-centrée. L'art vidéo, le documentaire, l'expérimentation sont des arts vivants ! Du moment où on ne cherche pas à les éloigner de la vie, de la ville, du grand public (ce n'est pas un gros mot)...

D'autant plus que cette année le thème est "LIBERTES, des petits bonheurs et des grandes causes". Un programme réjouissant qui réunit installations vidéos, art vidéo, documentaire, des films d'artistes confirmés (Chris Marker avec "Chats Perchés", Carole Roussopoulos avec "Scum Manifesto",...), des pamphlets déjà cultes ("Surplus, la consommation par la terreur" de Erik Gandini), des jeunes artistes,...

Rendez-vous le vendredi 13 juin 2008, de 20h à l'aube à la MJC Lillebonne à Nancy (en Vieille Ville).
En ces temps difficiles pour la culture, LESYEUXLANUIT sera payant cette année (3euros). C'est pas beaucoup payer pour participer à l'existence de telles rencontres qui ne doivent pas disparaître sous pretexte de manque financier de l'état.

 

En parlant de situation politique de la culture, j'invite tous les lorrains impliqués à suivre le travail engagé de l'association "Les Arts Associés" (dont j'ai déjà parlé ici) qui reste en alerte autour de cette question cruciale.

Le site http://www.sauvonslaculture.fr propose un manifeste que chacun d'entre nous doit pouvoir faire sien, signer, afin de donner naissance à une véritable mobilisation citoyenne pour l'art et la culture.

Face au désengagement sans précédent de l'Etat, des artistes et des acteur(e)s du monde de l'art et de la culture, tous domaines confondus, se sont réunis pour affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d'accéder à l'imaginaire et à la pensée, à l'éveil sensible et à l'esprit critique.Tous les champs et toutes les disciplines de l'art et de la culture appellent à une mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l'enjeu démocratique.

Le combat n'est pas perdu... Je vous invite à vite lire le manifeste et faire partie de ses signataires. 

15 mai 2008

Les festivals du week-end, Cannes en campagne

Qui pense encore que nos campagnes sont mortes ? Qui, à part peut-être le gouvernement, pense que les acteurs culturels locaux vont baisser les bras face au fossé creusé jour après jour sur le chemin de ceux et celles qui s'activent pour proposer autre chose et le diffuser ?

Ce week-end de mi-mai, preuve est faite si il en faut qu'il existe et existera encore (espérons le) une culture ailleurs que dans la bien-pensante capitale (ou à Cannes une semaine par an).

Parlant cinéma on commence par le Festival de Ville-sur-Yron (54) : 10e édition de cet excellent rendez-vous du film sur la ruralité.

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"Caméras des Champs" a pour objectif de montrer les mutations des mondes ruraux à travers la projection de films documentaires initiant débats avec le public, table ronde, conférences et atelier de lecture à l'image. Au total, ce sont une vingtaine de documentaires qui concourent pour les trois prix du jury, le prix des lycéens et le prix du public et des habitants. En soirée, la compétition laisse la place à des soirées thématiques. La sélection se veut la plus proche possible des préoccupations actuelles liées à l’évolution du monde rural. Durant le festival, le public peut débattre sur le fond et la forme des oeuvres projetées en présence de leurs auteurs. (extrait du dossier de presse)

Le festival n'échappe pas aux axes politiques tracés par le gouvernement dans le domaine de la culture (n'oublions pas que les restrictions budgétaires touchent de nombreuses associations, compagnies, etc.) A ce propos je cite Luc Delmas, directeur du festival "Caméra des Champs":

Nous sommes à la fois étonnés et un peu fiers d'avoir maintenu le cap d'une aventure qui n'était pas tracée d'avance. Un peu fiers et pourtant, ni vraiment sereins, ni franchement rassurés. L'expérience est toujours un peu fragile qui consiste à vouloir faire vivre chaque année un tel rassemblement, avec une si petite structure …
L'échange d'idées, la culture, chacun le sait, a ceci de fragile qu'elle est à la fois dépendante des contingences matérielles et de la capacité à proposer une rencontre entre tous les acteurs du festival, cinéastes, réalisateurs, public, habitants, agriculteurs, élus, etc. Le premier enjeu, la possibilité de rassembler finances et équipements, échappe en grande partie aux organisateurs, puisque la conjoncture globale, l'environnement politique général en fixe la régularité et le volume. Sans le soutien fidèle du Parc naturel régional de Lorraine, des collectivités territoriales, (commune, communauté de communes du Jarnisy, Département de Meurthe-et-Moselle, Région Lorraine) et de la DRAC, sans le soutien de quelques mécènes généreux et sans la participation massive des bénévoles du village, le festival n'aurait pas lieu…
Mais nous le savons, les temps sont durs pour la culture et cette donne n'est jamais gagnée d'avance… (LUC DELMAS)

Soutenons donc ces initiatives, ce qui ne sera pas un grand effort vu la programmation exigente et de haut vol. Toutes les infos sur le site du festival : www.villesuryron.com

 

Après le cinéma, le théâtre. On ne peut pas dire que les arts vivants aient plus de facilités financières pour exister et se développer, un festival rural dans ce domaine est donc à ne pas manquer...

SCENES EN SEILLE (sur le territoire de La Seille, dans plusieurs villes et villages, à quelques minutes de Nancy et Metz, plan à télécharger) en est déjà à sa 14e édition et pas sa dernière. Compagnies confirmées ou non, le programme est de qualité et varié : à découvrir sur place, au soleil. PROGRAMME ET INFOS 

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23 février 2008

LE NOURRAIN : le retour de la BAC !

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J'avais déjà parlé tantôt de l'équipe de malandrins du Labo DTF et de leur blog Le Nourrain.
 
Après un petit temps mort le blog reprends du service et les agents spéciaux de la BAC (Brigade d'Art Contemporain) prennent le sentier des expositions diverses et variées de la région pour en dresser le portrait. Dire qu'ils sont uniquement adeptes des vernissages et des petits fours est un grand mot puisque en plus ils rédigent de pertinents billets suite à chacune de leur visite.
 
Le blog est à consulter régulièrement pour ceux qui veulent s'informer de l'offre culturelle et artistique sur notre région mais aussi pour échanger via commentaires diverses réactions et avis.

Dès aujourd'hui Le Nourrain est en lien permanent sur NO.TRADE.
 
Liens :
 
 
 

17 février 2008

Du 18 au 20 mars : rencontre avec PETER WATKINS à Metz

Si ce site devait dédier son existence et ses fondements à quelqu'un ça serait sans hésitation au cinéaste Peter Watkins.

Peter WATKINS, cinéaste et critique des médias anglais, est l’auteur entre autres de La Bombe (The War Game, 1966), Punishment Park (1971), Edvard Munch (1973), Le Voyage (The Journey, 1986) et La Commune (Paris, 1871) en 1999. Depuis le début des années 1960, Peter Watkins n’a jamais cessé de porter un regard critique sur les mass média audiovisuels, particulièrement dans ses films où cette thématique majeure a toujours été omniprésente. En dépit des différents types de censure qui ont frappé la plupart de ses œuvres, cet artiste hors-norme a réussi à tourner un peu partout dans le monde. Aujourd’hui, plus que jamais, Peter Watkins continue de se battre pour l’émergence d’un véritable processus alternatif et démocratique dans le champ du medium audiovisuel (« The lost hero of british TV », titrait à son propos The Guardian en février 2000).

Peter Watkins fait parti de ces créateurs qui ne se disent pas artistes, de ces êtres humains qui ne se disent pas humanistes, de ces penseurs qui ne se disent pas philosophes. Mais ses oeuvres (films comme écrits) ont la force qui dépasse ces positionnement sociaux de certains auteurs. Watkins fait, filme, pense et surtout donne et partage. L'activisme dans sa version la plus pratique, la plus vivante, la plus généreuse.

Si certains de ses films mélant souvent documentaire et fiction peuvent donner de prime abord une impression de froideur provoquant une certaine distanciation, ils impriment tous durablement notre esprit. Par une alchimie de l'espace sensible et intellectuel ils donnent à la fois à voir, à ressentir, à analyser et à prendre avec recul ce discours qu'ils proposent. Le combat de Watkins contre les formes les plus insidieuses et perverses des productions issues des mass médias (empreintes de ce qu'il nomme la "monoforme") n'est pas pour rien dans cette manière si particulière de proposer des images et un discours.

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(Photogrammes issus du film Edvard Munch) 

Pourquoi parler ainsi de Watkins me direz-vous ? Non ce n'est pas un hommage posthume, l'homme est bel et bien vivant et sera même à Metz durant 3 jours les 18, 19 et 20 mars grace à une proposition de l'association CinéArt

Dans son cycle cinéma/peinture (qui dure tout le mois de mars, voir programme complet sur le site web de l'asso) CinéArt à eu l'excellente idée de programmer le film Edvard Munch de Peter Watkins et par la même occasion d'inviter ce dernier pour en faire la présentation. L'homme ne faisant pas les choses à moitié il accepte non seulement l'invitation (le film est présenté le 18 mars au Caméo Ariel à 20h15 au mini-prix de 6 euros) mais la développe. Ainsi il sera le lendemain de la projection, le mercredi 19 mars, à la libraire Géronimo à Metz à 19h pour une rencontre autour de son livre "Media Crisis" (édité chez Homnisphères. Pour un aperçu de la richesse du livre, lisez cette page avant d'aller plus loin).  Enfin, quand je parlais de l'activisme de cet homme, le plus bel exemple est la rencontre prévue le jeudi 20 mars (pas encore de lieu et horaire) : une seconde discussion est prévue avec Watkins avec les personnes désireuses de s'impliquer dans un projet local avec lui.

Je propose à ceux que cela intéresse de commencer à penser à une action locale dans la cadre d'une réflexion/sensibilisation au pouvoir des mass médias et plus généralement aux enjeux de l'image. Action à finaliser et débattre avec Watkins le 20 mars.

 

Liens web :

- Excellente critique du film "Edvard Munch" de Watkins sur www.critikat.com 

- un extrait du film "Edvard Munch" : www.youtube.com/watch?v=jwTQUeuUC9g

- Le site web de Peter Watkins, très fourni : http://www.mnsi.net/~pwatkins/ 

- Un portrait de Watkins sur www.critikat.com

- Dossier Watkins autour du film "La Commune" sur ZaleaTV 

- Un article de Hélène Sempéré sur la "captation du présent" proposée par Watkins : "l'écriture du présent ou l'aporie de la représentation"

- le site de l'éditeur Homnisphères 

- le site de l'association CinéArt (avec programme complet des projections) : http://cineart.metz.free.fr

01 février 2008

LA NOUIT DE TOUS LES BIS : appel à films

En voilà une bonne nouvelle : le cinéma "bis" à l'honneur au royaume de Stanislas et ses dorures ! Le retour du fufu ?!

Je fais passer le message envoyé par l'organisateur à propos de la soirée et de l'appel à films :

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Le Conservatoire Régional de l'Image anime le Vendredi 29 Février une projection exceptionnelle de films dits "bis" (parodies de films de genre, publicités, bandes annonces, etc., réalisés avec de petits budgets voire pas de budget du tout "dans le garage" ou "dans le jardin"). Cette projection se fait dans le cadre de l'exposition de Dylan Pelot, Sous le signe du "Z" à l'Institut Européen de Cinéma et d'Audiovisuel du 25 février au 14 mars.


Parmi les films projetés, quelques perles du genre comme "Les trois chandelles" d'Alain Lithaud (1971),  "La Nuit de l'invasion des Nains de jardins venus de l'espace" de Dylan Pelot (1996) avec (entre autres) Daniel Prévost, l'inénarrable "Ivre mort pour la patrie" du Professeur Choron (2000), "A la rose des vents" de Vincent Hachet ou encore le très remarqué "chasse gardée" de Louis Soubeyran (2007). Le tout sera ponctué de vraies bandes annonces de films "B" ou "Z" (Rodriguez au Pays des Merguez, les guerriers du Bronx, l'Abîme des morts-vivants, pour ne citer que ceux là), et bien d'autres surprises encore...

La manifestation est entièrement GRATUITE, et un pot sera offert dans la soirée pour ceux qui resteront jusqu'au bout... Elle commencera à 21 heures et se finira quand on n'aura plus rien à projeter.

Pour ajouter à nos propres collections, nous faisons un appel (voir pièces jointes) à tous ceux qui auraient réalisé des films "bis" qui souhaitent les voir diffuser. Le programme définitif de la soirée sera disponible après sélection des films reçus le 20 Février sur le site www.imagesdelorraine.org et par voie d'affichage à l'Institut Européen de Cinéma et d'Audiovisuel ou au Conservatoire de l'Image.

> Dépôt des films : CRI - 9 rue Michel Ney - Nancy

> Contact : Gérard Viry-Babel (06-74-77-35-29)

+ d'infos : la-nouit-de-tous-les-bis.pdf

Cette manifestation est organisée par le Conservatoire Régional de l'Image avec le soutien de la MGEL, de l'IECA, le l'Association Aye Aye VO ainsi que de l'Association RVB.

Soirée interdite aux moins de 16 ans. 

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