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23 avril 2008

1895 - 1968 - et aujourd'hui ?

"Plein de films comme ça pourraient, à mons avis, dans une époque où tout est fait pour nous distraire, nous donner le courage de dire : non. Non." Ce sont les mots de Jacques Willemont à propos de son film : "Reprise du travail aux usines Wonder" (1968) diffusé hier soir sur Arte.

A la vue du film j'ai eu le désir d'apposer en regard la "vue" des frères Lumière "Sortie des usines Lumière à Lyon" (1895). A vous d'en apprécier la portée...

 

M'est alors revenu aussitôt le travail que j'ai effectué il y a quelques années déjà pour mon Mémoire de Maitrise d'Etudes cinématographiques et audiovisuelles à l'IECA : "le cinéma, c'est l'histoire de deux patrons qui filment leurs ouvriers". D'un projet de commande audiovisuelle (un film de montage sur la représentation du patronat dans le cinéma français) j'ai alors développé une réflexion nouvelle pour moi à l'époque : une réflexion artistique, sociale, politique, historique. Le cinéma est un art du temps et il s'est révélé encore plus fortement, à mes yeux et en tant qu'objet d'étude, comme source de pensée du monde (des mondes - aussi bien intérieurs qu'extérieurs) mais aussi comme pur plaisir du conte, plaisir individuel et collectif, visuel, émotionnel.

Je compte bien mettre prochainement en ligne les parties les plus pertinentes (même si perfectibles bien-sûr) de ce travail mais pour commencer, en voici l'introduction : 

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22 avril 2008

Deleuze, mai 68, le devenir,...

Nous vivons des périodes d'émotions pures et de réflexions tronquées. Mai 68 est fêté, et dans quel contexte... Cela peut-il nous amener à penser ? Re-penser ? Et surtout croire de nouveau dans le devenir, dans le réel ?

Dans l'extrait audio ci-dessous, Gilles Deleuze et Félix Guattari reprennent la parole ensemble pour analyser 1984 à la lumière de 1968.

Mai 68, le devenir, être de gauche, la Chine, la majorité/la minorité et donc le dessin politique... On s'y croirait encore, toujours, pour 1000 ans encore ? 

Lire aussi l'article dans la revue CHIMERES : http://www.revue-chimeres.fr/drupal_chimeres/?q=node/87

Et l'article de Guillaume Ollendorff : Gilles Deleuze et Félix Guattari : la machine à gazouiller !

07 avril 2008

25e festival MUSIQUE ACTION - du 30 avril au 11 mai 2008

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MUSIQUE ACTION est sans nul doute, aux côtés des NJP, un festival musical qui aura traversé le temps et les modes (de diffusion, de création,...). 35 ans au compteur du NJP en 2008 et 25 pour Musique Action.

Alors NJP / Musique Action : même combat ? Disons que chacun dans sa catégorie on a affaire à du lourd, style acier trempé de la motivation contre vents et marées. Mais alors que l'un a ouvert sa programmation aux (très) lointains "affiliés" du jazz (au risque de dériver parfois totalement hors contexte), le 2ème continue sa route dans le "pur et dur" alternatif, improvisé, expérimental, parlant à un public d'initiés (au risque de paraître parfois abscons).

En tous cas Musique Action a le mérite de proposer une sacrée alternative musicale et ça fait du bien, qu'on y aille ou pas. Mais comprenez bien que je vous invite vivement à la découverte sonore avec un petite présentation "hors d'oeuvre" des organisateurs :

 

FESTIVAL MUSIQUE ACTION – mer 30 avril au dim 11 mai 08 

Mankind (photo ci-desus), Marc Ribot, Fred Frith (photo ci-dessous), Zeena Parkins, Noël Akchoté, Otomo Yoshihide, Albert Marcoeur, The Ex & Getatchew Mekuria (photo du bas), eRikm, FM Einheit, Phil Minton, Daunik Lazro, Louis Sclavis, Jamaaladeen Tacuma, Olivia Grandville, Joseph Nadj, Jérôme Noetinger , Zu, les Pascals... sont au menu de cette 25ème édition de Musique Action.

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Des musiciens, et quelques danseurs qui travaillent avec des musiciens improvisateurs, venus de partout et qui ont fait la « une » des magazines spécialisés... parce qu’ils ont tenu un rôle important dans l’histoire des sons... 

Mais Antoine Arlot, Mathieu Chamagne, Franck Collot, Bruno F., Julien Bogenschutz, Pierre Boespflug, Yannick Herpin, Soixante Étages, Françoise Klein, Christine Koetzel, Heidi Brouzeng, Michel Deltruc, Ivan Gruselle, Olivier Paquotte, Jean-Philippe Gross, Le Singe Blanc, Cellule d'Intervention Metamkine sont également des références à Nancy et en Lorraine. 

Le festival Musique Action est un laboratoire d’un type particulier. C’est une manifestation qui a de la mémoire et présente un certain type de fidélité, qui n’impose pas son point de vue aux artistes mais peut le suggérer fortement, qui accorde beaucoup de place à l’intuition et provoque les passages et les rencontres. S’y côtoient musiciens et artistes aux statuts et reconnaissances professionnels très variés qui, sur l’affiche, bénéficient tous du même espace. La musique écrite n’est pas mieux logée que l’improvisation, et l’électricité mange comme l’acoustique. 

Programme détaillé sur : www.musiqueaction.com et www.centremalraux.com/ma 

(billetterie disponible dès à présent au CCAM-scène nationale de Vandœuvre – rue de Parme 54500 Vandoeuvre lès Nancy / 03 83 56 15 00)

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05 avril 2008

And the winner is...

Hier soir le jury du concours du meilleur clip lorrain proposé lors de la manifestation DES CLIPS ET DES CLAPS 2 s'est réunis à la MJC Pichon. Un jury eclectique, passionné et conciliant (savoir s'enflamer comme savoir tempérer) composé de : Michel Fasse (ADAM54), Jean-Christophe Gérard (Nouveaux Médias à l'Autre Canal), Océane Ragoucy (auteur d'une recherche sur le VJ'ing), Sylvain Mariette (président du Aye Aye Festival), Gérard Viry-Babel (CRI et organisteur de la récente Nuit de Tous les Bis), Alexandre Birker (MJC Pichon), Vincent Vicario (NO.TRADE).

Au départ, 22 clips de groupes régionaux (voir la liste ici : http://clips.claps.free.fr/index.html#concours), au final un peloton de tête de 5 finalistes se détachant par le vote de chaque juré (nous avions reçu le dvd des films en compétition à partir duquel 4 films devait être sélectionnés) mais aussi du public (qui a voté lors de diffusion publique dans des bars).

LES CLIPS NOMINES POUR LE PRIX 2008 étaient donc :


cE1 - Qui va Piano ?
réal. : Gaël le Billan (2XCA pwodoucshöne - 2004)
Les Johnny's - le Mobeur fou
réal. : Steven Stéphane (le Cousin Nanard Films – 2007)
Mypepe - Under the Pont de l'Alma
réal. : Perola aka Mypepe (disques Popo – 2007)
Youss and the Wiz - Man no Man
réal. : Julien Leroux (2007)
Machine Gun Kelly - I'm about to lose control
réal. : Eddy Robs, Max Kelly et Céline (2007)

 

PRIX DU PUBLIC :

Machine Gun Kelly - I'm about to lose control
réal. : Eddy Robs, Max Kelly et Céline (2007)

voir la vidéo : http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individ...

 

MENTION SPECIALE DU JURY :

Mypepe - Under the Pont de l'Alma
réal. : Perola aka Mypepe (disques Popo – 2007)

voir la vidéo : http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individ...

 

GRAND PRIX :

Les Johnny's - le Mobeur fou
réal. : Steven Stéphane (le Cousin Nanard Films – 2007) 

 
Je vous invite vivement à découvrir les autres vidéos produites par Le Cousin Nanard via sa page Dailymotion : http://www.dailymotion.com/le_cousin_nanard
En dehors du clip des Johnny's, on trouvera une belle passion pour les films fétichistes soft avec quelques réalisations de qualité. Je trouverais génial que le prix de ce concours (un trophée et une aide technique et matérielle de l'Autre Canal sur une prochaine réalisation) serve à la mise en chantier d'un court métrage style comédie musicale fétichiste ! Les jolies brunes qui n'ont pas froid aux yeux, les corsets et les pinces à linge à l'assaut de l'Autre Canal durant une semaine : génial !
 
 

03 avril 2008

Retour sur l'opération Doryphore par le Labo DTF

Dimanche dernier, 30 mars 2008, Place Carrière à Nancy...

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Le LaboDTF (vous les connaissez si vous suivez NO.TRADE, la preuve en une recherche de leur nom sur le moteur du site) ne déméritent pas de leur galons d'activistes de l'art contemporains avec cette opération Doryphore. Le pourquoi du comment et la démarche de cette rebellion artistico-jardinière est à lire sur leur Nourrain :
http://www.labodtf.free.fr/nourrain/index.php?2008/03/22/...
 
De leur champ de pommes de terre, pardon d'hypothèses interprétatives à cette démarche, j'ai personnellement retenue celle-ci (les autres sont sur le lien ci-dessus):

(5) Sortir de la réserve d’Indiens, de l’exception culturelle où s’enferment souvent volontairement les acteurs du monde artistique et culturel : « Je défends de manière absolument radicale le service public –les services publics- de la culture. Mais je pense et je le dis de manière un peu brutale et schématique que la sanctuarisation conduit à la réserve d’Indiens (…). Je crains qu’un discours sur la défense du service public ne se transforme en un discours pour ne pas supprimer les réserves d’Indiens. Elle (ndlr : la réserve) n’y comprend pas grand chose et refuse de bouger. Son discours se limite à vouloir défendre ses frontières (…). Il faut reposer le problème politique de la culture dans un périmètre tout à fait nouveau. Il n’est pas tolérable que ce que l’on appelle la culture, telle qu’elle est labellisée par des lignes budgétaires, ne concerne qu’une partie minime de la population. Sans rien céder sur l’exigence et l’ambition de création, il est absolument fondamental de se poser la question de savoir pourquoi et comment il est possible que nous devenions une réserve d’Indiens ».
 
A méditer en attendant la prochaine pousse de tubercules (à noter que le mot tient son origine du latin tuberculum, petite bosse. Ce qui lie indirectement le fécul à la maladie de même racine linguistique. Le petite bosse fait son trou. La création et sa diffusion peuvent être un champ à cultiver comme un organe ovulaire poussant sur le corps malade du bien pensant et portant. Cette parenthèse n'a ni queue ni tête, et j'aime ça.)
 

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