03 avril 2008
Retour sur l'opération Doryphore par le Labo DTF
Dimanche dernier, 30 mars 2008, Place Carrière à Nancy...

> Autres photos : http://adriano.fiorucci.free .fr/LR/potatoes/index.htm
Le LaboDTF (vous les connaissez si vous suivez NO.TRADE, la preuve en une recherche de leur nom sur le moteur du site) ne déméritent pas de leur galons d'activistes de l'art contemporains avec cette opération Doryphore. Le pourquoi du comment et la démarche de cette rebellion artistico-jardinière est à lire sur leur Nourrain :
http://www.labodtf.free.fr/nourrain/index.php?2008/03/22/...
De leur champ de pommes de terre, pardon d'hypothèses interprétatives à cette démarche, j'ai personnellement retenue celle-ci (les autres sont sur le lien ci-dessus):
De leur champ de pommes de terre, pardon d'hypothèses interprétatives à cette démarche, j'ai personnellement retenue celle-ci (les autres sont sur le lien ci-dessus):
(5) Sortir de la réserve d’Indiens, de l’exception culturelle où s’enferment souvent volontairement les acteurs du monde artistique et culturel : « Je défends de manière absolument radicale le service public –les services publics- de la culture. Mais je pense et je le dis de manière un peu brutale et schématique que la sanctuarisation conduit à la réserve d’Indiens (…). Je crains qu’un discours sur la défense du service public ne se transforme en un discours pour ne pas supprimer les réserves d’Indiens. Elle (ndlr : la réserve) n’y comprend pas grand chose et refuse de bouger. Son discours se limite à vouloir défendre ses frontières (…). Il faut reposer le problème politique de la culture dans un périmètre tout à fait nouveau. Il n’est pas tolérable que ce que l’on appelle la culture, telle qu’elle est labellisée par des lignes budgétaires, ne concerne qu’une partie minime de la population. Sans rien céder sur l’exigence et l’ambition de création, il est absolument fondamental de se poser la question de savoir pourquoi et comment il est possible que nous devenions une réserve d’Indiens ».
A méditer en attendant la prochaine pousse de tubercules (à noter que le mot tient son origine du latin tuberculum, petite bosse. Ce qui lie indirectement le fécul à la maladie de même racine linguistique. Le petite bosse fait son trou. La création et sa diffusion peuvent être un champ à cultiver comme un organe ovulaire poussant sur le corps malade du bien pensant et portant. Cette parenthèse n'a ni queue ni tête, et j'aime ça.)
21:53 Ecrit par Doctor Pretorius dans Activisme, Créateurs et créatifs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : activisme, exposition, happening




Commentaires
Merci pour cette consultation Docteur. Je me sent déjà mieux. En plus vous avez lu tout le dossier médical, et su en extraire un des symptôme majeur de l'entropisme des artistes nancéens. Espérons que certain prendront position dans ce débat.
Ray, éleveur de pommes de terre au Labo DTF
Ecrit par : emmanuel blanchot | 05 avril 2008
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