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23 février 2008

LE NOURRAIN : le retour de la BAC !

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J'avais déjà parlé tantôt de l'équipe de malandrins du Labo DTF et de leur blog Le Nourrain.
 
Après un petit temps mort le blog reprends du service et les agents spéciaux de la BAC (Brigade d'Art Contemporain) prennent le sentier des expositions diverses et variées de la région pour en dresser le portrait. Dire qu'ils sont uniquement adeptes des vernissages et des petits fours est un grand mot puisque en plus ils rédigent de pertinents billets suite à chacune de leur visite.
 
Le blog est à consulter régulièrement pour ceux qui veulent s'informer de l'offre culturelle et artistique sur notre région mais aussi pour échanger via commentaires diverses réactions et avis.

Dès aujourd'hui Le Nourrain est en lien permanent sur NO.TRADE.
 
Liens :
 
 
 

Le 88 dans les 60's : MUSEUMHOTEL

Les Vosges nous cachent encore des trésors inestimables, c'est bien connu !

Je n'en dis pas plus : back to the 60s !



www.museumotel.com

L'architecte :  Pascal Haüsermann

17 février 2008

Du 18 au 20 mars : rencontre avec PETER WATKINS à Metz

Si ce site devait dédier son existence et ses fondements à quelqu'un ça serait sans hésitation au cinéaste Peter Watkins.

Peter WATKINS, cinéaste et critique des médias anglais, est l’auteur entre autres de La Bombe (The War Game, 1966), Punishment Park (1971), Edvard Munch (1973), Le Voyage (The Journey, 1986) et La Commune (Paris, 1871) en 1999. Depuis le début des années 1960, Peter Watkins n’a jamais cessé de porter un regard critique sur les mass média audiovisuels, particulièrement dans ses films où cette thématique majeure a toujours été omniprésente. En dépit des différents types de censure qui ont frappé la plupart de ses œuvres, cet artiste hors-norme a réussi à tourner un peu partout dans le monde. Aujourd’hui, plus que jamais, Peter Watkins continue de se battre pour l’émergence d’un véritable processus alternatif et démocratique dans le champ du medium audiovisuel (« The lost hero of british TV », titrait à son propos The Guardian en février 2000).

Peter Watkins fait parti de ces créateurs qui ne se disent pas artistes, de ces êtres humains qui ne se disent pas humanistes, de ces penseurs qui ne se disent pas philosophes. Mais ses oeuvres (films comme écrits) ont la force qui dépasse ces positionnement sociaux de certains auteurs. Watkins fait, filme, pense et surtout donne et partage. L'activisme dans sa version la plus pratique, la plus vivante, la plus généreuse.

Si certains de ses films mélant souvent documentaire et fiction peuvent donner de prime abord une impression de froideur provoquant une certaine distanciation, ils impriment tous durablement notre esprit. Par une alchimie de l'espace sensible et intellectuel ils donnent à la fois à voir, à ressentir, à analyser et à prendre avec recul ce discours qu'ils proposent. Le combat de Watkins contre les formes les plus insidieuses et perverses des productions issues des mass médias (empreintes de ce qu'il nomme la "monoforme") n'est pas pour rien dans cette manière si particulière de proposer des images et un discours.

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(Photogrammes issus du film Edvard Munch) 

Pourquoi parler ainsi de Watkins me direz-vous ? Non ce n'est pas un hommage posthume, l'homme est bel et bien vivant et sera même à Metz durant 3 jours les 18, 19 et 20 mars grace à une proposition de l'association CinéArt

Dans son cycle cinéma/peinture (qui dure tout le mois de mars, voir programme complet sur le site web de l'asso) CinéArt à eu l'excellente idée de programmer le film Edvard Munch de Peter Watkins et par la même occasion d'inviter ce dernier pour en faire la présentation. L'homme ne faisant pas les choses à moitié il accepte non seulement l'invitation (le film est présenté le 18 mars au Caméo Ariel à 20h15 au mini-prix de 6 euros) mais la développe. Ainsi il sera le lendemain de la projection, le mercredi 19 mars, à la libraire Géronimo à Metz à 19h pour une rencontre autour de son livre "Media Crisis" (édité chez Homnisphères. Pour un aperçu de la richesse du livre, lisez cette page avant d'aller plus loin).  Enfin, quand je parlais de l'activisme de cet homme, le plus bel exemple est la rencontre prévue le jeudi 20 mars (pas encore de lieu et horaire) : une seconde discussion est prévue avec Watkins avec les personnes désireuses de s'impliquer dans un projet local avec lui.

Je propose à ceux que cela intéresse de commencer à penser à une action locale dans la cadre d'une réflexion/sensibilisation au pouvoir des mass médias et plus généralement aux enjeux de l'image. Action à finaliser et débattre avec Watkins le 20 mars.

 

Liens web :

- Excellente critique du film "Edvard Munch" de Watkins sur www.critikat.com 

- un extrait du film "Edvard Munch" : www.youtube.com/watch?v=jwTQUeuUC9g

- Le site web de Peter Watkins, très fourni : http://www.mnsi.net/~pwatkins/ 

- Un portrait de Watkins sur www.critikat.com

- Dossier Watkins autour du film "La Commune" sur ZaleaTV 

- Un article de Hélène Sempéré sur la "captation du présent" proposée par Watkins : "l'écriture du présent ou l'aporie de la représentation"

- le site de l'éditeur Homnisphères 

- le site de l'association CinéArt (avec programme complet des projections) : http://cineart.metz.free.fr

16 février 2008

Happening géant

Merci à Meche pour ce lien : 

La semaine dernière, le collectif new-yorkais Improv Everywhere a réalisé un exploit en immobilisant plus de 200 personnes pendant plusieurs minutes dans le hall de la gare Grand Central. Cette vision d'un monde coupé du temps a provoqué la stupéfaction des passants. Déjà plus de 2 millions de visiteurs ont visionné leur performance sur YouTube.


Depuis quatre ans, les activistes d'Improv Everywhere ont réalisé plus de 70 missions un peu partout dans la ville. Leur but ? Créer des scènes de chaos et de joie dans les lieux publics... http://www.improveverywhere.com

12 février 2008

Maximize your love with SKIN MAXIMIZER

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Suite aux échanges et réactions à ma précédente note "Recycler, matérialiser, posture. Réflexion autour du cinémix de Radiomentale", je me place de nouveau au coeur de cette réflexion issue de la démarche artistique de recontextualistion/manipulation des oeuvres en passant cette fois de l'autre côté de la scène. Me voilà donc rejoindre une nouvelle fois mes collègues de SKIN MAXIMIZER Entertainment (www.skinmaximizer.org).

Le rendez-vous est donné jeudi 14 février à L'Autre Canal à Nancy.

La soirée commence dès 19h, pour ceux qui veulent échanger et débattre autour de cette démarche justement, par une rencontre/débat avec le collectif. J'espère que les échanges et les avis seront nombreux. L'entrée est libre.

Dès 21h, place ensuite à une ambiance voulue festive et décomplexée avec un mix sons/images autour de l'amour, de la femme, de la danse, du plaisir (ou comment fêter la Saint Valentin autrement!). L'entrée est de 5 euros.

02 février 2008

Recycler, matérialiser, posture. Réflexion autour du cinémix de Radiomentale

Pour me faire mon avis j'ai assisté hier soir vendredi 1er février au Cinémix de Radiomentale sur le film "Gerry" de Gus Van Sant... Ou comment massacrer un film.

Oui, car au delà des problèmes techniques résultant d'un "jemenfoutisme" sévère du duo ("oups j'ai oublié les sous-titres alors j'arrête tout"), ils ont tout simplement réussi à rendre le film chiant et, avec l'aide de l'installation sur 3 écrans, à passer du film comme lieu de rêverie au film comme pensum intellectuel.

En gros le coup des 3 écrans c'est : je passe le film dans sa longueur au milieu et sur les côtés je ramène des plans issus d'autres moments du film et en bonus des extraits d'autres oeuvres de Gus Van Sant ("Last Days" et "Elephant"). Et là c'est la totale ! Le duo de "Gerry" passe sa première nuit dans le désert : et hop un plan du Kurt Cobain de "Last Days" qui passe un nuit dans la forêt ! Quelle analyse filmique ! Gus Van Sant reprends la thématique du feu de bois dans ses films ! Mais purée, c'est quoi l'objectif ? On est où? Dans une salle obscure ou devant des prof de cinéma frustrés ?

Ensuite le son : un boucle de basses angoissantes avec des nappes contemplatives qu'on remet de temps en temps quand il y a des plans de paysages ou qu'il faut sentir la tension. Ou comment passer de la vision d'un film à l'écoute d'un CD sur des grosses enceintes.

Je pense qu'on est bien loin du film en tant que lieu de perdition individuelle et collective (n'est-ce pas même un des propos de "Gerry"?) mais qu'on le réduit à un objet, une matière, sans substance.

 

On va me dire que Gus Van Sant est lui-même amateur de ce jeu de "recyclage" et de jeu avec "l’objet film" : en 1998 il a tourné un remake plan par plan mais en couleurs de "Psycho" de Hitchcock pour le compte d'une grosse production américaine. Plutôt que de laisser un "yes men" faire le massacre en règle il dit "ok" aux gros banquiers et fait le film à sa manière. Du coup, Van Sant cite Hitchcock à chaque plan et transforme (si besoin était) le film original en objet de culte. Et le culte appelle au recueillement ou au blasphème, voir les deux à la fois.

Ainsi Van Sant choisit de vider son remake d'une part de sa substance (qui finalement n’appartient qu’au film original) pour n'en garder que la forme, le contour, l'esthétique, la couleur. Car le film est un composé de couleurs et de teintes vives avec lesquelles Van Sant prend sa liberté (Hitchcock avait lui fait pour choix esthétique d'utiliser le noir et blanc pour son film). Voir quelques échanges autour de la couleur dans le film sur le site "contrechamp".

On est donc dans un pur exercice de style avec "Psycho", exercice qui a beaucoup troublé à sa sortie en salles (voir la critique du film par les Inrocks). Mais c’est un exercice qui, fait rarissime dans l’industrie hollywoodienne, reste humble. Chose assez rare, le film est assez rapidement passé du statut de "divertissement cinématographique" à celui de pur objet d’art conceptuel (on est finalement pas très loin de Douglas Gordon et de son "24 Hour Psycho"). La preuve : le film a été diffusé aux côtés de l’original au MOMA de New York.

 

Enfin, tout ça pour dire que dans cette démarche de recyclage et dématerialisation/matérialisation du film, on était bien loin de ce genre de réflexions à la sortie du "Gerry" revu par Radiomentale. C’était plutôt une sorte de vaste sentiment dubitatif pour ne pas dire clairement négatif qui planait...

Alors je persiste et signe tout en m’appuyant sur le cas "Psycho" de Van Sant : recréer autour et/ou avec un film exige du respect pour l’oeuvre originale et des positions extrêmement claires dans le rapport individuel de l’artiste face à cette "matière". Pas de posture.

Ainsi, dans ma pratique, recréer une partition musicale en direct sur un film se fait uniquement dans le cas d’un muet (même si on pourrais m’évoquer que dans certains cas le film a été tourné avec une partition composée à l’occasion). Le film muet gagne parfois beaucoup (selon les cas) à une nouvelle bande-son si elle reste fidèle à l’esprit cinématographique de l’œuvre.

Alors, malgré tout, la performance de Radiomentale aura permis de me convaincre dans mon approche et ma pratique du "cinémix", peut-être pas du goût de tous mais en tout cas sincère dans mon rapport au film. Alors après mes re-interprétations musicales en direct de "Cauchemars et Hallucinations" de Richard Oswald et de "Un Chien Andalou" de Bunuel je vais me remettre très vite dans un nouvel exercice du genre... Si vous avez des idées de films ou des propositions de collaboration musicale je serais ravi de les étudier !

01 février 2008

LA NOUIT DE TOUS LES BIS : appel à films

En voilà une bonne nouvelle : le cinéma "bis" à l'honneur au royaume de Stanislas et ses dorures ! Le retour du fufu ?!

Je fais passer le message envoyé par l'organisateur à propos de la soirée et de l'appel à films :

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Le Conservatoire Régional de l'Image anime le Vendredi 29 Février une projection exceptionnelle de films dits "bis" (parodies de films de genre, publicités, bandes annonces, etc., réalisés avec de petits budgets voire pas de budget du tout "dans le garage" ou "dans le jardin"). Cette projection se fait dans le cadre de l'exposition de Dylan Pelot, Sous le signe du "Z" à l'Institut Européen de Cinéma et d'Audiovisuel du 25 février au 14 mars.


Parmi les films projetés, quelques perles du genre comme "Les trois chandelles" d'Alain Lithaud (1971),  "La Nuit de l'invasion des Nains de jardins venus de l'espace" de Dylan Pelot (1996) avec (entre autres) Daniel Prévost, l'inénarrable "Ivre mort pour la patrie" du Professeur Choron (2000), "A la rose des vents" de Vincent Hachet ou encore le très remarqué "chasse gardée" de Louis Soubeyran (2007). Le tout sera ponctué de vraies bandes annonces de films "B" ou "Z" (Rodriguez au Pays des Merguez, les guerriers du Bronx, l'Abîme des morts-vivants, pour ne citer que ceux là), et bien d'autres surprises encore...

La manifestation est entièrement GRATUITE, et un pot sera offert dans la soirée pour ceux qui resteront jusqu'au bout... Elle commencera à 21 heures et se finira quand on n'aura plus rien à projeter.

Pour ajouter à nos propres collections, nous faisons un appel (voir pièces jointes) à tous ceux qui auraient réalisé des films "bis" qui souhaitent les voir diffuser. Le programme définitif de la soirée sera disponible après sélection des films reçus le 20 Février sur le site www.imagesdelorraine.org et par voie d'affichage à l'Institut Européen de Cinéma et d'Audiovisuel ou au Conservatoire de l'Image.

> Dépôt des films : CRI - 9 rue Michel Ney - Nancy

> Contact : Gérard Viry-Babel (06-74-77-35-29)

+ d'infos : la-nouit-de-tous-les-bis.pdf

Cette manifestation est organisée par le Conservatoire Régional de l'Image avec le soutien de la MGEL, de l'IECA, le l'Association Aye Aye VO ainsi que de l'Association RVB.

Soirée interdite aux moins de 16 ans. 

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