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27 septembre 2007

"Peine partagée" : appel aux artistes lorrains

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Lot n°21 : dessin de BARROS - Dessin format A4, feutre noir et crayons de couleur. Estimation: 50 euros

Petit message du Comité de Soutien à Denis Robert http://lesoutien.blogspot.com qui organise une joyeuse vente aux enchères publique sous le marteau de Maître Eric HERTZ commissaire priseur

le dimanche 2 décembre 2007 à 14 H 30 à Nancy

au premier étage de la MJC Lillebonne
14 rue du Cheval Blanc 54000 Nancy

basée sur le partage et qui s’intitule

PEINE PARTAGEE

Le principe : Les artistes offrent une oeuvre et l’argent de la vente est partagé entre son auteur et le comité de soutien.

Le catalogue des oeuvres mises en vente (qui se remplit chaque jour en fonction des lots que nous recevons ) se trouve sur ce blog http://peinepartagee.blogspot.com
Nous venons ici vous solliciter pour vous associer à cette vente en nous envoyant une oeuvre ou un objet.

Envoyez nous par mail une photo de l’oeuvre que vous souhaitez mettre en vente, avec un descriptif et une estimation.
Nous la mettrons en ligne sur notre blog-catalogue.

+ d'infos : contact comité de soutien : 06 33 93 83 13

20 septembre 2007

TRAX is dead. Longue vie à TSUGI !

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Pour ceux qui, comme moi, passaient dans les kiosques à journaux en se demandant "mais il sort quand le dernier TRAX ?!" voici une triste réponse...

Le dernier des magazines "papier" (et CD puisque c'était le bonus non négligeable du mag) consacré aux musiques électroniques et affiliées est mort depuis le 13 juillet 2007 (pour rappel, CODA est mort en 2006). Nouvelle victime de la grande difficulté dans laquelle se trouve les revues spécialisées et plus généralement leurs éditeurs, le groupe Cyber Press Publishing (Trax, CinéLive, Rolling Stone, L'écran fantastique, Groove, etc...) a été liquidé en juin et cédé titre par titre au plus offrant.

Emmenée par le rédacteur en chef Patrice Bardot et l’ex-journaliste de Libération Alexis Bernier, la rédaction de Trax a proposé au tribunal de commerce de Nanterre un plan de reprise de quatre salariés et 25 pigistes, pour 15000€. Insuffisant pour assurer la pérennité du groupe, ont jugé les magistrats de la chambre consulaire. Idem pour l’offre proposée par le financier Paul Bougnoux et le magazine Technikart : reprise de 8 titres et 7 salariés pour 10000€. La procédure s’est poursuivie jusqu’aux enchères à offre cachée… que Technikart a remportées en offrant 51000€, contre 45000€ pour les "historiques" de Trax. Ces derniers sont amers: "On voulait lancer un titre indépendant, on était soutenus par des annonceurs et une banque, et on reprenait même la dette abonnés, pour ne pas trahir nos lecteurs", regrette Patrice Bardot.

C'est donc Technikart et sa branchouille parisienne qui reprend le flambeau ?! Le directeur du magazine branché espère opérer des "synergies" entre les deux titres et, "si ça nous permet d’augmenter le chiffre d’affaires, peut-être augmenter les salaires et nos tarifs de pige". Une nouvelle ère, celle du tout libéral et bien decomplexé a bel et bien commencée.

Alors que faire ? Vendre son âme engagée et curieuse au diable libéral ?! Et bien non, plutôt ne pas se laisser abattre a decidé l'ancienne rédaction de Trax qui aussi sec remonte un nouveau magazine prévu pour octobre : TSUGI (avec la même équipe rédactionnel et photo plus quelques nouveaux venus de Libération).

Petit mot de la rédaction : Pourquoi Tsugi ? Parce que cela veut dire "prochain", "suivant", "après", "next", en japonais. Cela correspond à notre parcours, nous avons su rebondir après l'aventure Trax. Parce que nous y évoquerons avec subjectivité les prochaines tendances musicales qu'elles viennent des musiques électroniques bien sûr, mais aussi d'ailleurs... Tsugi ne sera pas une copie de Trax même si vous y retrouverez son équipe enrichie de nouveaux membres...
À nouveau magazine contenu rénové, avec une passion plus aiguisée que jamais pour défendre tous les sons et les artistes que nous aimons...
Attendez vous à des surprises...
A découvrir mi-octobre...

19 septembre 2007

Faites l'amour, pas les magasins

C'était cet été, dans la Grande Rue, à Nancy, entre deux vitrines...

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11 septembre 2007

Recherche vidéastes & musiciens improvisateurs

Dans le cadre d'un projet d'événementiel proposé par l'Espace Culture Multimédia de la Maison de la Culture et des Loisirs de Gérardmer (88) nous sommes à la recherche de :

créateurs vidéo & musiciens pour une performance audiovisuelle qui aura lieu fin novembre 2007.

Proposition de la soirée : faire improviser deux musiciens d'univers musicaux différents sur une vidéo qu'ils n'auront jamais visionné au préalable.

La créativité et l'improvisation seront les fils conducteurs de la soirée.

Merci de faire rapidement proposition : contact.notrade@gmail.com

 

Les Yeux de l'Ouïe et de Pierrick Sorin (15 septembre 2007)

Qui a dit que l'art vidéo se prenait trop au serieux ?

PIERRICK SORIN est le V.N.I. (Vidéaste Non Identifié) qui prouve le contraire.

Pour le présenter je pourrais écrire :
"Né en 1960, à Nantes, Pierrick Sorin a du mal a se lever les matins mais aime jouer avec son frère jumeau Jean-Loup (aux jeux vidéo, au foot, à faire de la musique,...). "C'est mignon tout ça", surtout ces petits personnages holographiques prisonniers d'un monde absurde (celui des musées d'arts contemporain ?). Maintenant qu'il est artiste il présente des projets à Nantes en 2000. Enfin, tout ça était finalement du coulis de tomate..."

Voilà, ça ne veut rien dire cette bio (sauf pour ceux qui ont lu la filmo) alors je vous invite à visiter le site de Pierrick : www.pierricksorin.com et à lire les bêtises qu'il dit en interview à l'Oeil Electrique.

Encore mieux je laisse Pierrick s'auto-interviewer et vous livrer quelques uns de ses secrets dans cette vidéo faisant suite à une expo à la fondation Cartier :
 

Pourquoi parler aussi longtemps de cet étrange personnage ? Et bien parce que vous pourrez voir deux de ses films aux côtés de ceux d'un autre V.N.I., François Vogel (ici dans sa cuisine), SAMEDI 15 SEPTEMBRE à 20h45 à la Douëra de Malzeville (entrée libre - plein air + un concert de Trio Kubik feat. Maria Oussagantza à 19h).

L'association Les Yeux de l'Ouïe marque ainsi sa rentrée sous le signe de l'humour de la dérison et prolongera ensuite ses programmations documentaires Les Mardis du Doc à l'IECA à Nancy, ses soirées Art Vidéo dans divers lieux culturels de Nancy, etc. Tout ça est à suivre de très près sur : www.lesyeuxdelouie.com

09 septembre 2007

NO.TRADE recherche cuistos !

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Ben oui moi je veux y aller faire de la soupe mais pas tout seul ! Allez, j'attends CV et lettre de motiv' !

AYE AYE 2007 : le palmarès !

Et voilà, Aye Aye édition 2007 se termine. Excellente expérience pour moi : tant d'un point de vue humain (de belles rencontres) que cinématographique (les 36 films courts de la sélection officielle étaient tous de bonne qualité, et la sélection de longs assez pointue et réussie).

Je n'ai certes pas vu, en tant que juré, le festival avec le même regard que celui du public. Il serait intéressant d'avoir vos retours éventuels pour "comparer" nos expériences. Un petit mot aussi sur le rôle de membre du jury : c'est ma deuxième expérience (après celle de Kino Im Flussen juillet) et j'ai été beaucoup plus à l'aise cette fois-ci. Sûrement parce que j'ai accepté la règle du jeu qui veut que quelques personnes, aux regards aiguisés mais différents, s'arrêtent de manière subjective comme analytique sur un ensemble de films afin de confronter leurs points de vue. En ressort des films qu'on préfère, qu'on défend, qu'on rejette, qu'on tente d'approcher... Et les débats font apparaîtrent naturellement, comme si on était à parler entre amis de ce qui nous anime tant, des films qui semblent attiser nos passions pour l'image, notre émotion, notre réflexion. Et voilà : un palmarès c'est subjectif mais théorisé, c'est pas se prétendre supérieur aux autres pour les juger, c'est juste porter son regard et le confronter le tout dans un vrai désir de rencontre avec l'autre (cet "autre" juré, cet "autre" réalisateur,...). Et c'est aussi un jeu pour les réalisateur/auteurs qui présentent leurs films et acceptent que quelques spectateurs privilégiés les soutiennent ou non dans leur démarche (mais le plus grand des jury est bel et bien celui des salles !).

Voici donc les prix et mentions attribués. Je ne peux que vous conseiller de rester attentifs aux salles et festivals diffusant du court-métrage comme aux cases "films courts" de certains chaînes de TV pour réussir à voir ces films !

  • GRAND PRIX du festival :

Benidorm de Carolin Schmitz (Documentaire allemand / 2006 / 35mm / 19’)

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« Benidorm est une ville touristique espagnole située dans la province d'Alicante. Réputée pour ses plages et pour sa vie nocturne animée, la ville est une des destinations les plus prisées en Méditerranée ». Le lieu rêvé pour une retraite méritée ?
Le jury salue le travail très abouti de mise en images, de montage et de construction dramaturgique de ce documentaire cinéma. Derrière les portraits de personnes âgées, en plans fixes et tournés dans un splendide 35mm format scope, transparaît la face cachée de cet univers d’artifices. Le bonheur est-il là ? La réalisatrice maîtrise son sujet et son propos sans jamais être dogmatique dans son discours. Derrière ces visages comme ces ensembles d’hôtels, prisons dorées, transparaît toute la complexité et l’ambivalence de notre société moderne où l’humain cherche désespérément sa place.

  • Prix Spécial du Jury :
Graffiti de Vano Burduli (Fiction / Géorgie / 2006 / 35mm / 24’)
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Dans une dictature, quelque part… Face au silence imposé aux êtres, les murs deviennent lieu d’expression et de rencontre…
Le jury attribue son prix spécial à ce film de fiction maîtrisé dans sa forme et dans son discours qui par la subtilité de ses détails évoque le vécu et le ressenti des heures sombres de certains pays. Au cœur d’une atmosphère oppressante se développent les notions de résistances intérieures, d’espoir, de bravoure et d’amour.
  • Mention "fraîcheur" :
Aïe de Virginie Gourmel (Fiction /Belgique / 2006 / 35mm / 11’)
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Balade nocturne sur une fête foraine pour un vampire burlesque.
Le jury donne une mention à ce film qui combine fraîcheur et humour communicatifs avec une excellente technique mêlant habilement « pixilation » et prise de vues réelles.
  • Mention "amour" :
Tolya de Rodeon Brodsky (Docu-Fiction / Israël / Beta SP / 2006 / 9’30)
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Le jour de la femme en Israël. Tolya, travailleur biélorusse immigrant, a le mal du pays et en ce jour particulier sa femme Natasha lui manque terriblement.
Le jury donne une mention à ce portait sensible sous forme de « fiction documentaire » ou de « documentaire fictionnalisé » avec en toile de fond l’immigration et la misère, les rages de dents et l’amour. Car quoi qu’il arrive, il reste l’amour.
  • Mention "expérimental" :
Plac de Ana Husman (expérimental / Croatie / 2006 / 16 mm / 9’32)

 

Une place de marché quelque part en Croatie. Concombres, tomates, melons, poires s’animent sur les voix et commentaires des marchands de fruits et légumes…
Le jury donne une mention à ce film plein d’humour et d’images colorées, qui expérimente dans sa forme tout en proposant subtilement une réflexion sur des thèmes de plus en plus importants : comment agir localement dans ces temps de mondialisation, comment résoudre le fossé entre nouveauté et tradition,…

  • Mention "bravoure"

Kokos de Charlotte Blom (Fiction / Norvège / 2006 / 35 mm / 10’)
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Deux jeunes femmes vont dans un salon de thé spécialisé dans le biscuit à la noix de coco. La première raconte à son amie sa dernière rencontre amoureuse. En montage parallèle, le patron de la boutique, nous explique comment il exporte à l’international ses rochers à la noix de coco.
Le jury donne une mention à ce film qui mêle habilement fiction, docu-fiction et comédie musicale avec, pour notre plaisir et celui des spectateurs, des scènes des plus drôles.

  • Mention "atmosphère" :
Hilda und Karl de Toke Constantin Hebbeln (Fiction / Allemangne / 2006 / 16 mm / 12’55)
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« Hilda und Karl » raconte les prémisses d’une histoire d’amour entre une ouvrière et son contremaître. Dans un décor d’usine des plus tristes, Hilda, jeune femme très timide cherche un moyen pour rencontrer Karl. Mais entre sa timidité et l’indifférence apparente du jeune homme, la partie n’est pas gagnée.
Le jury accorde une mention spéciale à ce film pour le travail de direction des comédiens et pour la qualité du jeu tout en retenu de ceux-ci. Nous saluons aussi le travail de décors et d’ambiance du film qui participe à la création d’une atmosphère particulière. Le film réussi à traiter de la monotonie de vie tout en amusant le spectateur.

04 septembre 2007

Jean-Marc Rohart - artiste vidéographe

Suite à sa présence au festival Aye Aye dans la sélection "films en train de se faire" (présentation par le réalisateur de son film en cours de réalisation et interaction avec le public), voici un portrait de Jean Marc Rohart proposé par Emanuelle Costet. Les images sont issues de son nouveau projet : "Associons !".

Jean-Marc Rohart a vécu plusieurs vies…

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Il a longtemps flâné au vert paradis des poètes et s’est promené dans le paysage de la chanson. Si vous lui prêtez votre guitare ou votre accordéon, il pourrait bien encore en tirer quelques sons !

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Puis, petit encore, il est tombé dans un pot de peinture !
Et souvent, il se perdait dans les labyrinthes des musées…
A un moment donné, il s’est même pris pour un allumeur de réverbères !

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Mais dans sa toute dernière vie, sur la dernière planète où il s’est arrêté, on le retrouve vivant nu sous une peau de livres, ou caché dans un placard, méditant sur la "définition définitive de l’art"…

Alors, comme il voulait qu’on puisse voir des "peintures en train de se faire" - et de se défaire - il a pris son plus beau stylet, et il le promène sur une pralette magique - pardon ! une palette graphique… et il nous emmène depuis quelques temps dans le palais des glaces de l’Histoire de l’art.

Là, qu’est-ce qu’on s’amuse !

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On a le droit de gribouiller sur les toiles, de se cacher dans un coin du tableau, et même, de tenter des greffes assez audacieuses : fusionner l’univers de Matisse avec celui de Picasso, les peintures de Delacroix avec celles de Tiepolo …tout en se laissant enrober d’une pâte sonore que des psychiatres pourraient juger plutôt épileptique !!

"C’est peut-être le peintre qui se donne à voir comme peinture, nous regardant ! C’est des maniaques, les peintres ! C’est démoniaque !".

http://jeanmarc-rohart.magix.net/website

Texte : Emanuelle Costet / Images : Jean-Marc Rohart

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