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30 mars 2007
Souriez, vous êtes fichés
Dans la série : "manque de temps = note courte". Une vidéo en lieu et place de longs discours... De l'Agitprop nouvelle génération.
00:15 Publié dans Activisme, Audiovisuel | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vidéo, activisme
24 mars 2007
Fuck MYSPACE
- MYSPACE vous connaissez ?
- Rohhhh, ben ouuuuiiiii ! Il est con celui là !
Moi devant la déferlante j'ai envie de laisser la parole à Dynamite Records :
En guise de présentation, à qui appartient MySpace ?
A l’homme d’affaires australo-américain Rupert Murdoch. Pour résumer, il s'agit d'un milliardaire, ami personnel de la famille Bush, propagandiste politique par le biais de son empire médiatique (dont la très fameuse chaîne de TV Fox News, première chaîne d’information américaine) et soutien actif des interventions militaires des USA à travers le monde. Durant la préparation de l'invasion irakienne, les 175 journaux et publications que possède Murdoch à travers le monde ont toutes largement défendues l'entrée en guerre américaine (1).
Pourquoi boycotter MySpace ?
La logique est simple. La chose la plus complexe aujourd'hui pour les sites internet qui tirent leurs revenus de la publicité est de créer du contenu. Le contenu du réseau MySpace est créé à 100% par ses utilisateurs. MySpace a été racheté 580 millions de dollars et en vaudrait aujourd'hui 10 fois plus. Tout ça grâce à chacun de ses utilisateurs... Et cet argent ne sert qu'à renforcer le pouvoir et le contrôle social sur les populations.
Mais au-delà de ça, ça fait encore plus mal de voir des groupes punk ou skins, qui se revendiquent anti-capitalistes et prétendent défendre des alternatives, se vendre sans sourciller chez MySpace, en dessous d'un beau bandeau de pub pour Air France, Meetic ou SFR. Et pire encore, de moins en moins de gens semblent se poser la question, l’effet de mode a marché en un temps-record, parfois même dès les premiers répétitions ; "il nous faut un MySpace !". Un gadget stupide gavé de pubs, devenu vital, avec d'acharnés défenseurs qui voient rouge dès qu'on leur parle de ce que ça représente.
Petites réponses aux arguments trop souvent entendus...
- "Myspace est un outil formidable"
Et comment faisions-nous avant MySpace ? Et bien on créait des sites internet nous mêmes (avec nos doigts et notre cerveau), on s'envoyait des e-mails et tout fonctionnait tout aussi bien. Des connexions et des réseaux s'organisaient tout aussi bien. Nous nous revendiquons du mouvement punk, qui lui même a toujours défendu une vision DIY dans ses actes. Do It Yourself. Faire une page internet pour présenter son groupe est à la portée de tout le monde (ou d'un ami qui s'y connaît, dans le pire des cas). Cela demande un (tout petit) peu plus d'efforts que d'ouvrir un compte MySpace mais cela permet de rester indépendant.
- "Dommage de boycotter MySpace qui est un formidable outil de communication gratuit pour des dizaines de millier de groupes. Grâce à MySpace on entend et communique avec des groupes que l'on entend nulle part ailleurs.. ou presque."
Faux. Il existe encore (et heureusement !) des milliers de groupes qui n'ont pas de MySpace, ou n’en veulent pas. Et rien ne t'empêche de les découvrir, via un bon moteur de recherche, en lisant quelques fanzines, en écoutant quelques bonnes émissions de radios, ou en fréquentant quelques bons forums.
- "On peut rencontrer plein de gens grâce à MySpace"
Curieux, moi qui pensait que ça servait seulement à dire "thanks for the add !". Chacun peut ainsi de targuer d’avoir plein d’amis virtuels dans la scène, c’est formidable, en effet...
- "Si l'on se pose la question pour MySpace, alors il faut se la poser pour toute la chaine dont il fait partie : votre fournisseur d'électricité, la marque de votre ordi, votre système d'exploitation, etc..."
Ce raisonnement est faux. Il faut différencier déjà ce sur quoi on a le choix et ce sur quoi on ne l'a pas. Vous connaissez un moyen alternatif de contourner EDF pour les particuliers ? Nous non... Vous connaissez un moyen de contourner les constructeurs informatiques ? Nous non... Et au passage, il est curieux de mettre MySpace au même niveau que son fournisseur d'électricité, l'un étant tout de même plus vital que l'autre.
- "On sait qu'il y a plein de choses à critiquer chez MySpace, mais bon..."
Le principe du DIY qu'il ne faudrait quand même pas perdre de vue :
- si je sais consciemment que quelque chose est puant, je me prends en main pour trouver/proposer une alternative.
- "Il y a des combats plus importants que MySpace"
Ce genre de trucs, qui consiste à définir des priorités d'action, c'est juste l'excuse habituelle pour ceux et celles qui ne font jamais rien et se cherchent des excuses. Il faut voir ça d'une façon plus globale, comme un tout : comment chacun agit concrètement contre le capitalisme, et autres formes d'exploitation, alors, si il trouve toujours un moyen de rabaisser les formes de luttes, aussi simples et en apparence insignifiantes soient-elles ? "Y'a plus important que le végétarisme", "y'a mieux à faire que de critiquer Nike ou Mc Donald's", "la lutte pour les OS libres OK, mais y'a plus important", et là "critiquer Myspace ouais, mais vous avez rien de mieux à faire ?" Mais tout ça, ce sont juste différentes facettes de lutte, qui illustrent une lutte consciente ou non beaucoup plus globale. Si l’on s’en prends à ça au nom d'une tolérance bidon, du genre "soyez un peu cools les mecs c'est pas méchant", on bride toute la mécanique de l'activisme quotidien - qui par définition a pas vocation à être trop visible, et qui comprend beaucoup de trucs en apparence "insignifiants". Mais au final ces trucs s'ajoutent, s'ajoutent, et l’on obtiens une lutte cohérente, à son échelle, mais au moins elle existe.
- "Il y a des groupes super engagés sur MySpace !"
Et ? T'as besoin de suivre des idoles ? Surtout quand elles sont elles-mêmes incohérentes, sciemment ou par ignorance...
- Argument ultime : "Arretez de nous prendre la tête, Myspace est un outil de communication pour les groupes et les gens qui veulent se contacter rapidement sans se prendre la tête, se balancer des conneries, bla bla.."
Cette fois-ci, nous laissons la parole à Patrick Le Lay, PDG de TF1:
“Dans une perspective "business", soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...). Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible (...).
Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise”.
(1) Pour en savoir plus sur Murdoch et Fox news, matez "Outfoxed, la guerre de R. Murdoch contre le journalisme" : http://www.ecranlarge.com/test-dvd-299.php"
19:55 Publié dans Activisme, Paroles/Ecrits | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : MySpace, activisme
Revue PANORAMIQUE
11:15 Publié dans Audiovisuel, Paroles/Ecrits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : publication, cinéma, court-métrage, documentaire
21 mars 2007
C'est le printemps... plus le temps
Pourtant Alfred de Musset écrivait si bien le printemps : poésie, fleur, amour, valse (A la mi-carême). Mais pourquoi ne pas avoir parlé de cette terrible sensation de courir après le temps ?!
NO.TRADE n'est pas riche d'actus en ce moment donc... Patience ou alors prenez votre plus beau clavier, demandez un compte d'auteur, envoyez vos brêves, et... Bon, ok, j'arrête les appels désespérés. Pensez tout de même à remplir l'agenda et à le consulter, ça je ne le ferais pas à votre place.
Bon je tiens à signaler que je bosse quand même et que je prépare quelques articles de fond qui auraient bien besoin d'illustrations et commentaires de votre part.
- un sujet est en cours sur "le libre" et notamment la licence Creative Commons (voir dans les liens web). Des expériences à partager dans ce domaine seront les bienvenues.
- un sujet est en cours sur "art, culture et politique". Il y a de quoi dire... Je serais heureux de donner un éclairage à des artistes et diffuseurs ayant une démarche "engagée" (je vous laisse le soin de la définition). Des images, des sons, des vidéos, des textes sont les bienvenus.
- un sujet est prévu sur l'Autre Canal. Pour ceux qui ont déjà visité le lieu, je serais heureux de recevoir leurs commentaires. Des questions vont être envoyé à l'équipe, il est encore temps de m'en donner des nouvelles.
Ensuite je vous invite à continuer à surfer autrement en consultant la rubrique internet du site de Télérama. Excellente sélection de sites web, vidéos, site d'artistes, etc.
Exemple récent des trouvailles que j'ai fait par ce biais : www.giovannisample.com
Pour ceux qui se souviennent des expérimentations musicales et visuelles des Coldcut et Hexstatic (Timber - 1997), Givannisample prolonge l'exercice du FoundFootage en même temps que du sampling musical avec une excellente série de vidéo à voir sur son site. En voici une en exemple (les autres sont à découvrir aussi!). Pour info, le principe est d'utiliser et sampler les images et leurs sons d'origine :
Sur le sample et la pratique créative et artistique de l'échantillonnage je vous conseil ce livre.
Pour en voir en vrai, en live : rdv le 14 avril à l'Autre Canal pour une carte blanche à Skin Maximizer (tiens il parait que Doctor Pretorius sera aux manettes à musique ;). Un article sur Skin Maximizer est à lire dans le dernier Bestiaire.
11:10 Publié dans Audiovisuel, Créateurs et créatifs, Sortez !! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vidéo, sampling, web, liens
18 mars 2007
LE CODEX D'OLENKA
Le blog c'est un truc étrange... Un excellent moyen de communication, d'expression libre, de nombrilisme aussi. Dans notre individualisme sociétal, parler de soi devant des milliers de personnes qui s'interessent à cet Autre mis en spectacle peut sembler aussi logique que paradoxal. Alors on a droit dans cet océan de "ma vie, mes amours, mes emmerdes" à un vaste ensemble de blogs que je qualifierais - attention, généralité - "d'adolescents de sexe féminin" (d'ailleurs pour avoir une bonne série d'exemples tapez "ma vie, mes amours, mes emmerdes" dans Google et allez y faire un tour).
Si ça vous semble à priori impudique et surtout pas très intéressant au bout du compte, je vous conseil vivement la lecture suivie du blog de Olenka, jeune étudiante nancéienne qui selon moi transfigure l'exercice avec une recherche formelle, esthétique et de l'humour.
http://www.olenka.fr (le site est dès aujourd'hui en lien permanent sur NO.TRADE)
Ma présentation très "M6 Nancy" du dimanche soir ne rendant pas justice à l'univers de la demoiselle, je préfére lui laisser la parole en chanson...
Title : "Né à Noël"
Singer : Alexandra Giroux
Guitar : Frédéric Herboux
23:05 Publié dans Paroles/Ecrits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web, lien
13 mars 2007
VIDEO CLIP & ROCK'N'ROLL - forum Fnac 16/03
Le vidéo clip à l'honneur et à la rencontre du public vendredi 16 mars à 17h au FORUM FNAC de Nancy. Emergence film et Contrasts envhaissent le temple de la consommation culturelle pour faire le point au grand jour sur cette forme de création indéniable et le créateurs régionaux et mondiaux qui se frottent à l'exercice avec créativité.
Au programme :- Diffusion de clips régionaux (16 clips notamment de Rachid Wallas, Double Nelson, Alifair, Thundercrack, King automatic, Mypollux, Crooner Alley réalisés par Dave Mc Fly, Francis Ramm, Jean-Luc Ciber, Benjamin Ambard, Slow Boat Films, Emmanuel Jolly, BeN Ries,...)
- Rencontre avec des réalisateurs régionaux, retour sur leurs réalisation, discussion
- Diffusion de clips internationaux (Chris Cunningham,...)
- Concert "show case "du groupe Crooner Alley (rock / Hound Dog Records / Metz)
Pour ceux qui ne veulent en rester là et qui ne trouvent pas leur compte musical à L'Autre Canal pour son ouverture, le rock s'écoute et se boit à 21h au ZOOBAR à Nancy (49 rue du Sgt Blandan) avec Les Johnny's et Crooner Alley.
> Et parce que le 16 mars n'était qu'un échauffement, le clip revient en force avec DES CLIPS ET DES CLAPS, festival de nouvelles images et de nouveaux sons du 19 au 29 mars. http://clips.claps.free.fr
21:05 Publié dans Audiovisuel, Créateurs et créatifs, Musiques, Sortez !! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : NO.TRADE présente, diffusion, concert, vidéos, clip
11 mars 2007
Ce qui me meut...
Def.: SE MOUVOIR signifie spécialement "Marcher", "se déplacer". Il se meut très difficilement. Un corps qui se meut en ligne.
Mouvoir se dit aussi des Idées, des sentiments et signifie "Exciter", "donner quelque impulsion", "faire agir". J'ignore l'idée qui le meut. Mû par la passion. C'est la passion qui le meut.
Faire mouvoir, "Mettre une chose en mouvement", "faire qu'elle se meuve". Un simple ressort fait mouvoir tout lemécanisme. Fig., La volonté fait mouvoir les autres facultés.
Ce qui me meut donc... par Peter Watkins autour de son film "La Commune".
Doctor-Vincent-Pretorius
12:20 Publié dans Activisme, Audiovisuel, Créateurs et créatifs, No.Trade concept, Paroles/Ecrits | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vidéo, peter watkins, activisme
07 mars 2007
Une brouette d'actu, For a fistfull of news
Teknival, autoformation, tremplin de chanson française locale, boutique de fringues, instrumentarium interactif, concours vidéo, colloque et débat : rien à voir ? Sur NO.TRADE, si !!
- Sound System, un laboratoire de métiers par Ismaël Ghodbane
Suite à l'article sur DJ MEX, l'ami Isma est réapparu par le biais des méandres du web, attiré par tant de souvenirs ravivés (voir article). Il en a profité pour me glisser un essai passionnant, rédigé par ses soins dans le cadre de sa thèse sur les musiques électroniques... Dans le cadre d'une approche sociologique et psychologique de la "culture techno" il a développé pour le 7e colloque européen sur l’auto-formation "Faciliter les apprentissages autonomes" (ENFA, Auzeville, les 18-19-20 mai 2006) une piste de réflexion proposant de considérer "le sound system (comme) un laboratoire de métiers". Une manière assez etonnante de regarder de l'intérieur un Teknival, avec distance et analyse, surtout pour ceux qui y ont déjà gouté ! :) A lire donc : http://www.enfa.fr/autoformation/rub-comm/pdf/ghodbane.pdf
De plus je vous invite à prolonger cet étude de cas sur l'autoformation par les autres contributions et synthèses présentent sur le site http://www.enfa.fr/autoformation. Un vaste sujet passionnant...
- 8e Tremplin de la Chanson
Après le Teknival, la chanson française avec les 2 jours de concerts du 8e TREMPLIN DE LA CHANSON à la MJC Pichon de Nancy vendredi 9 et samedi 10 mars à 20h30 (6€ les 2 jours). Je n'ai jamais assisté à la manifestation mais si c'est l'occasion de faire des découvertes musicales de groupes régionaux de talent je vote pour la mode au "radio crochet" ! A juger sur place, plus d'infos et programme sur le site www.mjcpichon.com/tremplin
- L'Antre Sonore à Spraylab
Autre musique, placée sous le signe du ludique, du visuel, du conte et de l'interaction (et tiens pourquoi pas de l'autoformation!) avec l'inauguration vendredi 9 mars (18h>20H30) de l'ANTRE MUSICALE de Résonn'R qui s'ouvre au local de Spraylab à Nancy (115 rue Gabriel Mouilleron) au mois de mars (voir l'agenda no.trade). C'est quoi l'Antre ? Si vous n'aimez pas les surprises, après l'autoformation voici le temps de l'autoINformation: dossier_presse_de_l_Antre_Sonore.pdf (et ça peut servir aux diffuseurs, avis aux amateurs d'installations musicales).
- GOODVIBES - MentalWear : des fringues mentales?
Même après avoir lu Baudrillard vous avez envie de consommer (pas le choix c'est plus fort que nous!) mais autrement, sans avoir l'impression de tomber dans une machine qui aspire les identités, les originalités, les initatives commerciales alternatives et créatives, l'argent du manger, les petits commerces, les autoproduits ?
Sans transformer NO.TRADE (j'oublie pas le nom du site:) en vitrine de pub je tiens à donner un coup de pouce à la sympathique boutique de fringues GOODVIBES qui a ouvert à Nancy il y a peu (7 rue du Docteur Schmitt) sur le modèle de sa "maison mère" strasbourgeoise. Alors on oublies tout de suite les bottes sur le jean et on va y faire un tour, parce que c'est beau, original, qu'ils sont super cool et agréables (pas du style "vous aller m'acheter quoi mr le porte monnaie vivant") et surtout c'est leur propre ligne de vêtements (Goodvibes donc) qui est en vente ainsi que quelques autres petites marques de jeunes créateurs de talents (parisiens, allemands et puis des autres pays du monde ;). Les fringues sont fabriqués selon une certaine éthique (seront évités les grossistes pas chères ambiance tiers-monde) et pourtant sans que cela alourdisse la facture du consommateur lambda que nous sommes... La preuve qu'on se fait bien rouler et pas que nous (les enfants couturiers chinois par exemple) dans pas de mal de grandes boutiques "mode à bas prix" (et donc bottes sur le jean, je sais je livre une bataille ;).
Une initiative déjà super vraiment bien comme ça mais en plus la boutique propose à son étage un espace expo où les artistes du coin sont invités à proposer leurs créations en expositions temporaires. L'appel est lancé !
- Concours vidéo KINO IM FLUSS
Artistes vidéastes, vous ne pourrez peut-être pas exposer chez Goodvibes mais vous pouvez toujours envoyer vos films avant le 10 mars (prolongations!!) pour la compétition du KINO IM FLUSS / CINE FLEUVE (organisé en Grande Région par le Saarländisches Filmbüro). Inscription et infos sur http://www.filmbuero-saar.de/festival/index.php?langue=3 (et bientôt plus d'infos sur le festival qui passera par la lorraine avec sa péniche...)
- Rencontre le 13 mars
Et voilà, une fois que vous aurez fait tout ça il sera temps de mettre un peu de collectif dans votre démarche en se rendant à la rencontre sur "la situation des artistes plasticiens et visuels en Lorraine" le 13 mars afin de lancer quelques idées constructives sur la place publique (parce que si il n'y a personne il ne risque pas de se passer grand chose, c'est la limite du débat!!).
22:30 Publié dans Appels à participation, Audiovisuel, Créateurs et créatifs, Diffuseurs/Lieux de diffusion, Musiques, Sortez !! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : participation, festival, mode, chanson, concert, concours, galerie
BAUDRILLARD est mort, lisez-le
Il faut parfois qu'il meurt pour qu'on se rappelle à quel point quelqu'un existait, était vivant. Esperons que la mort de Jean Baudrillard donnera à beaucoup l'envie de (re)ouvrir ses livres...
> bio et biblio : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Baudrillard
Texte de Jean Baudrillard publié dans le journal Libération du 16 juillet 2003 :
LES SUICIDÉS DU SPECTACLE
"On ne saurait être trop reconnaissant au pouvoir d’avoir fait échec à cette orgie de création et de consommation culturelle"
Le rituel de l’année sociale voulait qu’on passe des grèves de printemps aux festivals d’été. C’est cette politique d’effacement du social par le culturel, le festif et le spectaculaire, qui a été brisée cette année par le mouvement des intermittents, et avec elle la stratégie de démobilisation qui avait encore si bien fonctionné le printemps dernier. La grève a crevé le mur des vacances et, quels que soient ses contenus et son mode d’action, ceci est un évènement.
L’évènement est aussi que ce soit la fraction inutile, la fraction productrice de signes inutiles, et non pas les cheminots ou les enseignants, qui en soit acteur. Les «victimes» de la grève ont changé elles aussi: ce ne sont plus les usagers du métro ou de la SNCF, mais les usagers du superflu et des biens immatériels de consommation. Et cela fait politiquement beaucoup plus mal, car ça touche le contrat et l’image symbolique d’une société. Il est intéressant de voir le patrimoine culturel dégénérer tout d’un coup en part maudite, dont on ne sait comment s’en débarasser.
Et on ne saurait être trop reconnaissant au pouvoir d’avoir lui-même, par ses initiatives malheureuses, créé cette situation, d’avoir fait échec sans le vouloir au décervelage général, à cette orgie de «création» et de consommation culturelle dont nous sommes tous otages et complices (cependant les spectateurs «pris en otages» ont parfois, saisis par le syndrome de Stockholm,pris le parti des grévistes). On ne peut que se réjouir de cet aveuglement d pouvoir, qui n’a évidemment pas compris l’effet colossal de détournement des conflits par le loisir et la culture (déjà Nicollini à Rome dans les années 80 avait réussi à conjurer le terrorisme par un déploiement de fêtes-chez nous ce fut Jack Lang qui fut l’artificier en chef de ce désamorçage).
De toute façon on ne peut qu’apprécier cette cure, même éphémère, de désintoxication. C’est donc du côté de l’Etat qu’on pourrait parler de suicide, par méconnaissance de ses propres intérêts. Or, ce sont les intermittents eux-mêmes qu’on a accusés d’être «suicidaires». Et d’une certaine façon, ils le sont, mais délibérément, mais il s’agit là de bien autre chose que de se tirer une balle dans le pied. N’importe quelle actiond’envergure implique une dimension suicidaire, et de remise en cause de ses propres privilèges.
Déjà Mai 68 était un acte d’autodestruction de la culture, du savoir et du privilège universitaire. Ce savoir dont l’échange était devenu impossible, autant sur le plan économique et professionnel (plus de débouchés) que dans la relation de savoir et dans sa finalité, c’est lui qui se saborde en 68. C’était ça l’évènement originel, que justement la grève générale, la grève «utile» est venue désamorcer, mais qui avait réussi à créer une fracture symbolique, au-delà de la fracture sociale. Ce qu’il en est advenu politiquement n’est pas déterminant - on ne juge pas un tel évènement à ses conséquences «utiles». Mais quand il n’y a pas cette sorte d’enjeu, qu’on disqualifie sous le terme infamant de «suicidaire», il n’y a plus évènement, et tout rentre dans le jeu.
Il s’agit donc bien - et le fait est très rare - d’un attentat à la culture. Or, notre culture dominante est celle de la société du spectacle (devenue elle-même une tarte à la crème culturelle). Cet attentat «suicidaire» est donc un attentat contre la société du spectacle. Juste revanche contre le spectaculaire - par les gens du spectacle eux-mêmes. C’est une fraction de ce monde du spectacle, devenu spectaculaire, qui en se sabordant, met fin, pour un moment, à cette extermination lente. La culture menacée de culturalité programmée et dévorante, se retourne contre elle-même.
On sait que la culture, la «vraie», est tenue pour rien. Elle est à la fois inestimable (dans le discours) et superflue, sans aucun intérêt. Que reste t-il, à un moment donné, que de se transformer en rien et de se suicider pour faire la preuve de son anéantissement ? C’est en sacrifiant ce résidu inéchangeable qu’est la culture qu’on pose un défi au pouvoir, le seul qu’on puisse lui poser, car le pouvoir n’a véritablement peur que de la mort.
Evidemment, on peut objecter que les intermittents ne font, de nouveau, que mettre en spectacle leur refus de la société du spectacle - dans la ligne du spectaculaire intégré selon Debord. Tout comme on a pu objecter aux terroristes du 11 septembre qu’ils ne faisaient sans le vouloir que jouer le jeu du système. Dans cette perspective, il n’y a plus aucune contestation possible, aucune prise à revers de la culture ou de la puissance dominante. Mais une complicité au deuxième niveau, où l’envers et l’endroit se prolongent sur la bande infernale de l’anneau de Moebius -que ce soit celle de la société du spectacle ou celle de la mondialisation.
L’objection est incontestable, et la situation, toute situation de ce type est aujourd’hui indécidable. Elle est en même temps difficilement supportable. A chacun de choisir et de prendre ses marques, en actes comme en théorie.
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EXTRAITS de "Le système des objets. La consommation de signes", Jean Baudrillard, Paris, Denoel-Gonthier, 1968.
Liberté? Publicité! (p.201-217)
Nous ne sommes pas, dans la publicité, "aliénés", "mystifié" par des thèmes, des mots, des images, mais bien conquis par la sollicitude qu'on a de nous parler, de nous faire voir, de s occuper de nous.
[...]
Vous êtes visé, aimé par l'objet. Et parce qu'on vous aime, vous vous sentez exister : vous êtes "personnalisé". C'est l essentiel : l'achat lui-même est secondaire. Si l'abondance des produits met fin à la rareté, la profusion publicitaire met fin, elle, à la fragilité. Car le pire est d'être dans la nécessité d inventer de soi-même des motivations d'agir, d'aimer, d'acheter. Chacun se trouve alors affronté à sa propre méconnaissance, inexistence, mauvaise foi, et angoisse.
[...]
La publicité s'emploie [...] à recréer une confusion infantile entre l'objet et le désir de l'objet, à ramener le consommateur au stade où l'enfant confond sa mère et ce qu elle lui donne.
[...]
On conçoit que chacun se sente original alors que tous se ressemblent
Il n y a pas de limites à la consommation (p.238)
Si [la consommation] était ce pour quoi on la prend naïvement : une absorption, une dévoration, on devrait arriver à une saturation. Si elle était relative à l'ordre des besoins, on devrait s'acheminer vers une satisfaction. Or, nous savons qu'il n'en est rien : on veut consommer de plus en plus. Cette compulsion de consommation n'est pas due à quelque fatalité psychologique (qui a bu boira, etc.) ni à une simple contrainte de prestige. Si la consommation semble irrépressible, c'est justement qu'elle est une pratique idéaliste totale qui n'a plus rien à voir (au-delà d'un certain seuil) avec la satisfaction de besoins ni avec le principe de réalité. C'est qu elle est dynamisée par le projet toujours déçu et sous-entendu dans l'objet. L'objet est signe. [la consommation] ne peut dès lors que se dépasser, ou se réitérer continuellement pour rester ce qu'elle est : une raison de vivre.
17:25 Publié dans Activisme, Paroles/Ecrits | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Baudrillard, sociologie/philosophie
01 mars 2007
Ecoutez, dansez... c'est mixé (Tribute to DJ MEX & EP2000)

Il y a des rencontres qui changent pas mal de choses... En 1996, en arrivant à Nancy, je rencontre une bien belle paire (rien de tendancieux!) de DJs et bientôt amis : Bruno (MEX) et Nico (EP2000) (alors DJ SCOTTY si mes souvenirs sont bons... Faut dire que le gaillard est pire que Prince niveau changement de pseudo!)
L'électronique se résumait alors pour moi à une vague sentant bon la bringue et les sons qui dézinguent (et à quelques albums cultes qui tournaient alors en boucle chez moi : Homework de Daft Punk, Exit From Planet Dust des Chemical Brothers, Music For the Jilted Generation de Prodigy, Leftism de Leftfield).
1996 donc... Avec ces deux nouveaux compagnons de route ma vision de la musique électronique a changé ou du moins s'est étoffée : une forme créative d'une richesse infinie s'est ajouté à une forme festive et communautaire nouvelle. Et passer des disques s'est revelé un moyen d'expression et de communication. Ceux qui ne sont pas d'accord avec ça n'ont jamais vécu le moment d'échange ultime que l'on peut ressentir à l'écoute de la sélection d'un DJ de talent (talent aussi bien technique qu'en terme de feeling et de sélection musicale). Mettre des disques c'est partager quelque chose qu'on aime et qu'on veut faire découvrir, c'est comme organiser un ciné-club, c'est croire dans le pouvoir rassembleur de la fête et de la découverte, c'est vouloir surprendre et séduire, etc. Et à ce jeu là DJ MEX fut une révélation et pour moi une véritable source d'inspiration : éclectisme musical, technique hors pair, une capacité à livrer des mixes d'une cohérence inouïe tout en brisant les barrières musicales, surprendre, faire danser.
Je vous invite à mesurer tout cela en allant écouter le DJ MEX RADIO SESSION sur www.fleshy.fr : une pure merveille musicale et technique commençant funk pour finir par... je vous laisse le plaisir d'être supris tout en finissant par taper du pied et pourquoi pas danser (lachez-vous!)
Et avec www.fleshy.fr on en revient à EP2000 puisque il s'agit là du nouveau site de ce nouveau roi de la BootyBass. Du label Dancemania à DJ Godfather, il m'a prouvé et pouve encore que le "synthétique" sait être torride ;) Et hop, on va sur son espace MySpace : www.myspace.com/djep2000
Voilà pour mon petit hommage perso. Même si les deux zouaves sont aujourd'hui expatriés des terres lorraines j'en profite pour lancer un appel à l'Autre Canal et autres diffuseurs locaux : NO.TRADE vous propose une soirée Doctor Pretorius + EP2000 + DJ Mex !! A bon entendeur...
15:15 Publié dans Créateurs et créatifs, Musiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : DJ'ing, electro






